Il avait trente-cinq ans. Il était le photographe de mariage le plus en vue de Paris, avec un agenda…

Il avait trente-cinq ans. À Paris, c’était le photographe de mariage le plus coté du moment. Son agenda était complet pour les six prochains mois et ses tarifs faisaient presque peur. Pourtant, il détestait ce qu’il faisait.

Il en avait assez des mariées en plastique, obsédées par la manière dont leur robe rendrait sur Instagram, en oubliant presque leur futur mari. Il ne supportait plus les mariés qui, déjà lors du vin d’honneur, titubaient et draguaient les témoins. Tout nétait que paraître. Un vernis brillant, coûteux, écœurant de fausseté.

Aurélien était devenu cynique. Il savait bien que 80% de ces couples ne tiendraient pas un an. Mais il leur vendait du rêve.

Ce mardi-là, il avait décidé de saccorder une journée de repos. Mais son téléphone sonna. C’était un vieil ami à lui.

Aurel, sil te plaît. Jai un couple là Petit budget, ils insistent beaucoup. On leur a déjà refusé trois fois, la date narrange personne… Fais-moi ce service.
Il aurait voulu refuser, raccrocher même. Mais un ton particulier dans la voix de son pote lui fit ravaler son agacement.

Bon, dictes-moi ladresse. Mais pas plus dune heure, hein.

Devant la mairie du XIIIe, Aurélien débarqua.

Pas de limousine, ni foule dinvités. Juste deux personnes devant la porte.

Un homme dune quarantaine dannées tout au plus, plutôt quelconque, serré dans un costume gris un peu trop grand.

Et puis elle Une femme. Instantanément, Aurélien remarqua que sa robe venait probablement du marché de Belleville. Coiffure improvisée, un peu ratée. Elle avait le visage presque transparent, des cernes profonds sous le maquillage.

« Aucun espoir de finir sur la couverture de Gala, » pensa Aurélien. « Jexpédie ça vite fait et je rentre. »

Rien ne roulait. Jeanne cétait son prénom évoluait lentement, comme perdue dans ses pensées, la respiration courte.

Lhomme, Paul, était sur le qui-vive, sans cesse à ajuster son châle ou à la tenir par le bras.

Ça agaçait Aurélien.

Paul, éloignez-vous un peu, laissez-la respirer ! Jeanne, mettez-vous contre cet arbre, penchez-vous, un brin de malice ! Un petit pied levé !

Jeanne esquissa un sourire, sappuya contre larbre. Elle voulut bouger, chancela soudainement, le visage tordu de douleur. Une main sur le côté, elle semblait prête à tomber. Paul la rattrapa, la souleva pratiquement.

Stop ! ça suffit ! lança-t-il dune voix cassante en fusillant Aurélien du regard. On arrête tout. Plus de petits pieds, là.

Aurélien rabaissa son appareil.

Vous me gâchez la séance, lança-t-il avec agacement. Vous payez pour du temps, pas pour des caprices

Paul fit asseoir Jeanne sur un banc. Il sortit un flacon de comprimés de sa poche, lui tendit de leau.

Puis il savança vers Aurélien.

Écoute, mec, dit-il calmement, mais avec une gravité qui glaça Aurélien. Elle en est au stade 4. Métastases dans toute la colonne. Rester debout, cest une torture. Vivre même, cest douloureux. On sest mariés aujourdhui parce que, selon les médecins, elle ne verra peut-être pas la semaine prochaine. Elle voulait être belle. Elle voulait que je garde un souvenir. Et toi tu la fais poser.

Aurélien resta figé. Il observa Jeanne.

Ses yeux étaient clos, assise sur le banc, baignée par la lumière pâle du soleil qui jouait avec ses cheveux ternis par une teinture bon marché. Il vit, dun coup, autre chose. Non plus une grimace désabusée, mais le visage de quelquun savourant peut-être son dernier rayon de soleil. Et il vit le regard de Paul posé sur elle : non pas celui dun homme fier de sa conquête, ni dun partenaire de crédits. Mais le regard de celui pour qui elle était tout.

Aurélien changea dobjectif. Il passa au téléobjectif. Et il seffaça complètement de la scène.

Restez juste là, murmura-t-il, la voix rauque. Je vais me faire discret.

Paul sassit aux côtés de Jeanne. Il lui prit doucement les mains, lui glissa quelques mots à loreille. Jeanne rouvrit les yeux, sourit faiblement.

Jamais Aurélien navait capté autant de lumière sur un visage lors dun mariage glamour.

Elle posa sa tête sur lépaule de Paul. Une larme roula sur la joue de Paul, qui lui répondit par un sourire tremblant.

Aurélien photographiait. Leurs doigts entremêlés. Paul redressant une mèche rebelle. Leurs regards, ceux de ceux qui saiment plus fort que la mort.

Pas de flash, pas de « souriez ». Juste la vérité de linstant. De lamour pur, vivant, fragile.

Trois jours plus tard, Aurélien se lança dans la retouche. Ordinairement, il lissait la peau, effaçait les ridules, boostait les couleurs. Mais cette fois, il neffaça rien : chaque ride restait, ainsi que la pâleur et cette larme-là.

Parce que cétait ça, la vérité.

Il fit imprimer les photos. Prépara un grand album relié cuir, à ses frais.

Il appela Paul. Téléphone coupé.

Il décida daller à ladresse du contrat. Un immeuble banal à Ivry.

Cest Paul qui lui ouvrit. Blême, le visage barré de fatigue, mal rasé.

Dans lentrée il y avait une odeur de cyprès. Une planche de cercueil appuyée contre le mur.

Aurélien comprit tout. Trop tard ? Ou juste à temps ?

Tenez, cest pour vous, bredouilla-t-il en tendant lalbum. Je ne veux pas dargent. Excusez-moi pour lautre jour

Paul prit lalbum, louvrit. Il dévisagea les photos longuement. Ses épaules se mirent à trembler. Il sassit à même le sol et se mit à pleurer. Comme un homme qui ne retient plus rien.

Sur les photos, sa Jeanne était vivante. Magnifiée par cet éclat de beauté ultime quoffre lamour.

Merci, murmura-t-il entre deux sanglots. Merci, vraiment. Je montrerai ça à notre fils. Quil se souvienne de sa maman heureuse.

Aurélien sortit de limmeuble.

Il reprit sa grosse berline allemande. Il alluma son téléphone. Trois appels en absence dune mariée qui voulait « refaire le coucher de soleil, parce que la couleur de la robe nallait pas ».

Il lui téléphona.

Allô, Aurélien ? Mais pourquoi ne répondez-vous pas ?
Jannule la prestation, dit-il calmement.
Quoi ? Non mais cest une blague ! Notre mariage cest demain ! Je vais vous attaquer !
Faites comme vous voulez, répondit-il, implacable. Trouvez-vous un autre clown.

Il supprima Instagram.

Il arrêta de photographier les mariages bling-bling.

Il est passé à la photo documentaire. Il a photographié des histoires vraies, dans les EHPAD, les foyers, la campagne.

Il touchait cinq fois moins quavant. Il a revendu sa voiture, en a acheté une plus modeste.

Mais chaque fois quil appuyait sur le déclencheur, il sentait quil captait quelque chose dimportant.

Il nallait plus à la chasse aux likes ; il était devenu gardien de léternité.

Et lalbum de cette journée-là, il en fit deux exemplaires. Un pour Paul. Un pour lui.

Et dès que le dégoût revenait, quil était tenté de retourner dans le facile, le faux, il ouvrait ces pages.

Voyait ce visage pâle, ce sourire offert à la mort, parce que la main dun amour le tenait.

Et là, il comprenait : tout le reste nest que bruit.

Moralité :

On a fini par shabituer aux filtres, à la réussite mise en scène, à la photo parfaite, jusquà oublier à quoi ressemble vraiment la vie. La vraie vie, elle na rien de lisse. Elle porte ses rides, ses douleurs, ses pertes. Mais cest dans cette réalité imparfaite que naît le véritable amour. Apaisez-vous tant que vos proches sont là. Pas pour une photo, mais pour la chaleur de leur main. Car demain tout peut basculer.

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Il avait trente-cinq ans. Il était le photographe de mariage le plus en vue de Paris, avec un agenda…
Allô, Nathalie, salut ! Tu pourrais dépanner ton ex-mari ? — Salut, Victor ! Pourquoi faire ? Je dois te dépanner comment ? Tu as besoin d’argent ou quoi ? — Non, pas d’argent. J’ai besoin d’aide. Il faut que tu joues ma femme. Mais attention, pas mon ex-femme, ma vraie femme. Juste pour une soirée. — Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe, Victor ? — J’ai commencé à sortir avec une fille. Je pensais qu’on allait juste s’amuser, et voilà. Mais elle est tombée amoureuse, elle ne me lâche plus. Elle veut qu’on se marie. Je n’en ai pas envie ! On est divorcés depuis six mois, je croyais être libre, pouvoir profiter, mais elle ne me laisse aucune chance… — Ah, fameux dragueur, Victor ! Je n’avais jamais remarqué ce côté-là chez toi… Notre mariage était si pesant que ça ? — Nathalie, c’est toi qui as voulu divorcer. Tu disais qu’on était trop différents, que l’amour était passé, qu’il ne fallait pas qu’on se fasse du mal. Et puis tu ne voulais pas d’enfants. Et Lisa, elle, rêve de me donner un fils. — Eh bien, réjouis-toi, on t’aime, elle veut avoir un enfant de toi, c’est pas rien… — Ah non, elle n’est pas faite pour moi. Par contre, pour elle, je suis l’homme idéal. Quelle naïveté ! Moi, je ne lui ai rien promis. Elle débarque chez moi comme chez elle, elle cuisine, fait le ménage, elle s’installe complètement dans la peau de la femme de maison. — Et tu attends quoi de moi ? Je sors d’où, moi ? — Tu diras que t’étais partie longtemps pour le boulot et que tu rentres à la maison. Fais un peu la surprise, incrédule que je sois un salaud. Mais tu ne veux pas me quitter, tu m’aimes trop, tu ne peux pas vivre sans moi… Elle va pleurer, mais tiens bon, c’est ton mari, point ! Elle n’aura pas d’autre choix que de partir et ne plus revenir. — Eh bien, tu as de l’imagination ! Tu veux monter un cirque et tu veux que je sois dans le numéro ! Pourquoi j’accepterais ça ? On est restés en bons termes mais ça te donne pas ce droit, tu sais ! — Nath, s’il te plaît, sauve ton pauvre ex-mari. Si tu veux, je t’emmène à la pêche. Tu adores rester tranquille près de l’eau avec une canne à la main. Après, on fera un barbecue, comme avant… — Malin, tu sais comment me convaincre ! D’accord, ex-mari, je vais t’aider ! — Nathalie, dis-moi, tu as quelqu’un dans ta vie ? Un homme, je veux dire… — Ça ne te regarde pas, mais non, personne pour l’instant. Je n’ai pas encore rencontré de mec qui en vaille la peine. Je veux acheter un appart à crédit, je ne peux pas vivre éternellement en location… — Avec moi, t’aurais pas eu de problèmes : appart, argent, vacances… — Ce n’est pas ça, le bonheur, Victor ! Bon, alors, c’est quand la scène épouse à jouer ? — Tu peux vendredi ? Ramène quelques affaires à toi, que ça se voie que tu vis là. Pour Lisa, tu diras que j’ai tout rangé pour qu’elle ne se doute de rien. Je te donne les clés, je lui dis de m’attendre, que je rentre en retard du boulot. Elle arrive, et toi tu cuisines, genre ma fameuse carbonara… À six heures, ça te va ? Ensuite, je rentre, on fait le numéro, et tu rentres chez toi. — D’accord, tu as gagné. Pourquoi je suis aussi gentille, moi… Nathalie était curieuse de voir Lisa. Elle ressentait même une petite jalousie. Victor n’avait jamais regardé personne d’autre qu’elle. Il la portait aux nues. Mais elle s’ennuyait avec lui, elle voulait de la nouveauté, de la joie. Ils se connaissaient depuis le lycée. Il l’adorait. Ses copines étaient jalouses : il était beau, intelligent, aisé, il avait un appart de ses parents, puis il s’est mis dans les affaires. Après le lycée, Nathalie était partie faire ses études, elle l’avait un peu oublié. Mais lui, il venait la voir, ils sortaient, allaient au café, partaient en week-end. Elle n’a même pas compris comment elle s’était retrouvée mariée avec lui. Ils vivaient bien, sans disputes. Mais elle s’est lassée. Puis elle a demandé le divorce. Victor était triste mais a accepté. Il l’aimait, il ne voulait pas la voir malheureuse à ses côtés. Personne ne comprenait ses caprices. « On ne jette pas un mari comme lui ! » Mais ça lui donnait encore plus envie de partir. Elle en a eu envie, elle l’a fait. C’est son droit. Le divorce a été rapide. Nathalie s’est installée en location, son salaire lui permettait. Elle a gardé la voiture, Victor a insisté, c’était un cadeau. Elle pensait que la vie serait palpitante… Mais non. Les prétendants ne se sont pas rués. L’un lui a même dit qu’elle n’était pas une beauté, juste une femme ordinaire. Curieux. Victor, lui, l’avait toujours trouvée magnifique. Et voilà que maintenant, il y a Lisa… Ça fait mal. Il l’a vite oubliée… Enfin, elle va regarder cette fille et se calmer. Le vendredi, après le boulot, Nathalie est rentrée chez elle, a fait une valise et est allée chez son ex-mari. Jouer la femme. Elle a mis ses vêtements dans l’armoire, ses crèmes, son parfum, un peu de désordre, comme avant. Dans le frigo, elle a trouvé ce qu’il fallait et a commencé à préparer des pâtes. On a frappé. Elle est arrivée ! Le show commence… — Bonjour ! Je croyais que c’était Victor. Je cuisine, il m’a dit qu’il rentrerait tôt… Une très belle fille, grande, cheveux noirs, yeux verts, silhouette à faire rougir Claudia Schiffer, est entrée dans la cuisine. « Eh bien, Victor s’est trouvé une bombe ! » Un pincement au cœur. — Victor ? Vous êtes qui ? — Je suis sa copine. Et vous ? — Je suis sa femme. Légitime ! — Sa femme ? Il a dit qu’il était célibataire… — Eh oui ! Madame était partie en déplacement, et lui, direct, il saute à côté… Quelle surprise ! Voilà ce que ça fait de rentrer à l’improviste ! Il ne s’attendait pas à me voir… — Qu’est-ce que je vais faire ? Je l’aime… — Lisa essuya une larme. Elle sortit un mouchoir et s’essuya les yeux. — Je ne sais pas quoi te dire… Rentre chez toi. — Je lui faisais confiance. J’imaginais même avoir un enfant, me marier… Victor, c’est un homme en or, gentil, attentionné, généreux… et en couple, je vous laisse deviner, c’est super… — On va éviter les détails ! Je vois que tu ne savais pas pour notre mariage. Maintenant tu sais. Inutile de pleurer. Je vais régler ça avec lui. Oublie, tu trouveras mieux. — Non, je n’abandonnerai pas comme ça. Peut-être qu’il m’aime, moi, et pas vous ? Il peut divorcer, on se mariera, on aura des enfants. On ira à la pêche, à la mer, chez mes parents, ils vivent en Grèce. Quand il arrivera, on saura ! Lisa s’installa et croisa les jambes, puis sortit son téléphone. — Regardez, là c’est au théâtre, en montagne, chez moi. On allait si bien, jusqu’à ce que vous reveniez… Nathalie sentit monter la jalousie. Pour la première fois, elle jalousait Victor. Jamais elle n’aurait pensé qu’il pouvait tomber amoureux d’une autre, être heureux sans elle. Et maintenant, c’est possible. Et avec une fille pareille… À côté, elle se sentait quelconque. La pêche ? C’est leur truc à eux ! Les enfants ? Nathalie pouvait en avoir aussi, autant qu’elle voulait ! Victor serait le plus heureux ! Nathalie ressentit une vague d’amour pour son ex-mari. Elle comprit enfin ce qu’elle avait perdu. Lui l’adorait, la gâtait, et maintenant, elle était seule. Et autour de lui, des filles… Impossible de laisser faire ça ! — Bon, maintenant, tu prends tes affaires et tu dégages de chez nous avant que je te tire les cheveux ! Allez, debout, dehors ! File ! Nathalie la prit par le bras, ouvrit la porte et mit Lisa dehors. — Que je ne te revoie plus ici ! Victor, il est à moi, c’est clair ? Porte claquée. Lisa s’en alla. Mais qu’est-ce qui se passe ? Nathalie ne se reconnaissait pas. Voilà les émotions, voilà la vie ! Il lui manquait ça depuis des années ! La jalousie lui a ouvert les yeux. Il n’y a que Victor, personne d’autre. Et elle ne le laissera jamais partir ! *** — Eh bien Victor, quelle tigresse tu as là ! J’ai joué la scène comme tu l’as demandé ! Elle a tout cru ! Heureusement que je fais du théâtre, talent assuré ! — Merci Lisa, tu m’as bien dépanné ! Elle s’est vraiment emportée ? Peut-être qu’elle jouait le rôle de la femme trompée, comme prévu ? — Non, Victor, elle était vraiment jalouse, crois-moi, je le sens à cent pour cent ! À mon avis, elle t’aime, mais ne s’en rendait pas compte. La jalousie en dit long. Je t’ai bien conseillé ce plan. Tu n’avais rien à perdre. Ça l’a fait réagir. Nous les femmes, parfois, on comprend tard. Ton coup a marché. Vas-y, fonce, elle va devenir douce comme un agneau. Parce que tu as osé risquer de la perdre. Elle ne s’y attendait pas, même après le divorce. Tu me dois des chocolats ! — Merci ! Dis bonjour à Dimitri. Le mariage, c’est pour quand ? — À l’automne. On va en Grèce, chez mes parents. — Alors bonne chance ! Moi, je vais reconstruire mon bonheur… Victor rentra chez lui. Nathalie dressait la table en robe de soirée. — Alors, ça s’est passé comment, Nathalie ? — Parfait ! Je l’ai jetée dehors ! Je crois qu’elle ne reviendra pas ! Mais tu es sûr de ne pas être amoureux d’elle ? C’est une vraie beauté ! — Non, je ne suis pas amoureux… Je ne peux pas t’oublier, toi… — Tu m’aimes encore ? — Nathalie rayonnait. — Oui. Je ne t’ai jamais cessé d’aimer… — Tu sais, je viens de comprendre combien tu comptes pour moi. Je ne te laisserai plus partir ! Je veux des enfants avec toi, un garçon, une fille ! Victor, veux-tu m’épouser à nouveau ? Victor sourit. Son plan avait marché ! Ah, ces femmes, quelles stratégies il faut employer pour les reconquérir… Likez et laissez un commentaire : qu’en pensez-vous ?