J’ai trouvé la meilleure raison de faire ma demande en mariage : le récit d’une rencontre inattendue entre voisins, d’un chien offert à une fillette, d’animaux rescapés et d’un nouveau départ à deux – ou comment l’amitié, la solidarité et un peu de tendresse peuvent créer une famille au cœur d’une résidence française.

Journal intime 12 mars

Je me sens pleine de gratitude ces derniers temps. Merci à tous pour votre soutien, vos gentils commentaires, vos likes, vos abonnements, et surtout pour les dons, de la part de moi-même et de mes cinq chats adorés. Nhésitez pas à partager mes histoires sur vos réseaux sociaux, cela me touche énormément.

Ta fille voulait un chien de race, non ? ma demandé un jour mon voisin, Monsieur Pierre.

Oui, elle en rêvait, mais tu sais, les moyens ne suivent pas. On se débrouille toutes les deux, répondis-je, en haussant les épaules. Mais Pierre eut un sourire espiègle : Je ten donne un, rien à payer, viens !

Cest justement ce jour-là quÉlise, ma fille, était déjà rentrée de lécole et avait tout entendu. Elle sest alors accrochée à mon bras :

Maman, sil te plaît, allons-y ! En plus, il est gratuit, maman ! Je promets de men occuper et davoir que des bonnes notes, promis juré !

Oh Pierre, tu mattires toujours des histoires Là, tu excites ma fille, et cest moi qui dois gérer, ai-je râlé.

Allons, Madeleine, avant de ténerver, regarde-moi. Je suis un homme bien, honnête, travailleur. Je sais cuisiner, je bricole Ce qui me manque, cest une compagne, tu vois !

Arrête, Pierre ! Quest-ce que tu veux que je regarde ? On se connaît depuis des années ! Je suis de sept ans plus âgée, je finissais le lycée quand tu entrais en primaire, tu réalises ?

Mais aujourdhui, on se rattrape ! Regarde, tu arrives à peine à mon épaule, et tu ne fais même pas le poids face à moi, plaisanta-t-il en me prenant dans ses bras.

Plus faible desprit, oui surtout à faire le malin devant la petite, répliquai-je en riant, tout en me dégageant.

Justement ! Il me manque une femme comme toi, intelligente, tendre Je tourne en rond depuis toujours, finit-il avec un sourire malicieux.

Bon alors, on y va pour le chien ou pas ? simpatienta Élise, les larmes presque aux yeux.

Tu nen trouveras pas daussi mignon, et puis, il a toute une histoire, viens, tu verras, répondit Pierre dun ton mystérieux. Élise sagrippa à ma main.

Maman, tu avais promis

Pierre voyait bien que jhésitais, il se précipita :

Alors, jy vais ? Cest juste à côté, vous ne serez pas déçues.

Jai levé les yeux au ciel et soupiré :

Daccord, mais il paraît que cest un petit chien Je préviens, tu as intérêt à filer droit, Élise, sinon pour les mauvaises notes…

Tout le trajet, Élise posait mille questions : Il est rigolo, dis ? Comment il sappelle ? On y est bientôt ?

Finalement, on arriva devant le vieil appartement de la mère disparue de Pierre.

Cest lappart de ma mère, je le louais, mais ça sest mal passé Désolé pour le désordre, jai découvert la scène hier en venant réclamer le loyer

Effectivement, létat des lieux était désolant ; des miettes partout, des boîtes vides et une odeur pénible.

Au milieu des sacs éventrés, trônaient, serrés lun contre lautre, une chatte grise aux yeux dorés et un chien hirsute. Deux âmes sales mais résistantes, pas encore vaincues par leur sort.

Tu vois ça ? expliqua nerveusement Pierre. Je nétais pas venu depuis un mois, et voilà ce que je trouve !

Les locataires deux étudiantes sétaient éclipsées sans payer, abandonnant chats et chiens.

Privés deau et de nourriture, enfermés depuis des jours Pauvres bêtes, leur issue aurait pu être tragique.

Mais comment ils ont survécu ? demanda Élise, horrifiée.

Des traces de leur combat jonchaient lappartement. Ils avaient dévoré biscuits, pâtes, céréales, même ouvert des boîtes de conserve et du lait concentré laissés là. Un miracle dingéniosité !

Le plus étonnant, cétait leau. La chatte avait, on ne sait comment, fait couler un mince filet du robinet de la salle de bain. Petite veine, ça leur a évité le pire et dinonder les voisins.

Pierre navait pas eu tort de nous emmener. Élise les caressa et les nourrit de la nourriture apportée par Pierre, tandis que je sentais mes propres larmes monter.

Madeleine, je le savais, tes vraiment une femme au grand cœur, me confia Pierre à voix basse pendant quÉlise cajolait les animaux repus. Alors, on les prend tous les deux ? Et dis-moi, tu voudras mépouser, Madeleine ? Jai jamais trouvé personne dautre comme toi. On pourrait rendre Élise heureuse, la loger, il y a de la place, jai deux appartements ! Un pour nous, un quon louera à des gens bien Tu veux bien ? On aurait même peut-être dautres enfants ! Et puis on a déjà une chatte et un chien, tu ne trouves pas que ça sonne comme un vrai foyer ?

Oh maman, dis oui ! sécria Élise, sans avoir tout compris mais déjà conquise.

Pierre éclata de rire :

Vois, tout le monde est pour ! Décide-toi !

Rouge comme une pivoine, je bredouillai :

Mais enfin, Pierre, tu plaisantes ou quoi ?

Cest vrai, Pierre est charmant, bon, il a sauvé ces animaux, il a du cœur Et moi, je ne pensais jamais quon me proposerait encore le mariage. Mais, sous son étreinte, mon cœur a bondi.

Laisse-moi réfléchir, séducteur que tu es, lançai-je, tout émue.

Prends le temps ! Chatte pour moi ce soir, chien pour vous ! Promis, demain Mimine et moi, on passe entendre ta réponse. Toi, Médor, surveille tout ça !

Le chien poussa un petit aboiement enthousiaste.

Finalement, Pierre a touché mon cœur.

Un mois plus tard, toute la résidence célébrait notre mariage.

On préparait les plats chez moi, mais on mettait les tables chez Pierre, qui avait plus despace dans son repaire dancien célibataire.

Mimine la chatte et Médor le chien ne quittaient plus leurs nouveaux maîtres. Les animaux sentent bien les gens au cœur ouvert.

Un an après, jai donné naissance à des jumeaux : Chloé et Baptiste.

Mimine et Médor soccupent maintenant de surveiller les petits Dans une grande famille, chacun a son rôle.

Et surtout, dans une grande famille soudée, le bonheur ne manque jamais.

Il y a de la joie pour les enfants, et pour les bêtes aussi Surtout quand on a même le chat et le chien à la maison !

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J’ai trouvé la meilleure raison de faire ma demande en mariage : le récit d’une rencontre inattendue entre voisins, d’un chien offert à une fillette, d’animaux rescapés et d’un nouveau départ à deux – ou comment l’amitié, la solidarité et un peu de tendresse peuvent créer une famille au cœur d’une résidence française.
L’enfant d’un autre – Quand une inconnue débarque : « Votre mari est le père de mon fils » Alors que Christine savourait tranquillement son déjeuner dans un café parisien réputé pour sa tarte aux cerises, une femme inconnue s’installe sans gêne face à elle et annonce : « Votre mari est le père de mon enfant. » À cette révélation inattendue, Christine garde son calme, demande l’âge du petit, et découvre qu’il a huit ans, donc né bien avant son mariage avec Arthur. Tandis que Marina exige des pensions alimentaires et menace d’aller au tribunal, Christine rétorque avec sérénité, affirmant que le passé de son mari ne la concerne pas et qu’elle est prête à prendre ses responsabilités si l’enfant est bien d’Arthur. Un test ADN révèle la vérité : le petit Éric – trop calme pour son âge – est bien le fils d’Arthur. La visite au domicile de Marina dans une résidence cossue étonne encore davantage Christine, qui constate l’indifférence de la mère et décide d’intervenir. Lors du procès, le tribunal tranche : Arthur est officiellement reconnu père, mais la demande de pension est rejetée et la garde exclusive est accordée au couple. Désormais, Éric découvre auprès de Christine et Arthur l’amour parental, sa propre chambre, des jouets – et la promesse d’une nouvelle vie, loin de la négligence de sa mère biologique.