Vengeance Féminine : Retribution pour l’Infidélité de mon Époux

«Dépose ta plainte, reste discrète et ne te fais pas remarquer!», me lança Jeanne dune voix ferme. «Bientôt ils arriveront chez lui, et il devra prouver que ta disparition nest pas de son fait.»

«Et sils lemprisonnent?», demandai-je, le cœur serré.

«Quil passe la nuit dans la cellule!» répliqua Jeanne, le ton dur. «Il devra payer pour sa trahison.»

«Cest bien que notre petit Pierre ait été envoyé à SaintCyr,» soupira Éléonore, lourde de fatigue. «Sinon je naurais jamais pu menfuir»

«Tu te souviens!» sexclama Jeanne. «Si nous navions pas ourdi ce plan, qui sait comment jaurais dû partir!»

«Ton mari nest pas un saint, tu las bien vu!Il taurait jetée à la porte les poches vides, puis même privé de tes droits parentaux!» lança Jeanne, sûre delle. «Il le fera, il le veut.»

«Tu penses quil osera?» tremblai-je.

«Je le sais, il le fera, cest logique!Il a déjà tourné le dos, tu nes plus la première de sa liste. Tu nes plus quune femme au foyer sans formation ni travail.»

«Et comme il a déjà trouvé son remplaçant, une nouvelle dame prendra bientôt sa place et sera la numéro un.»

«Ce qui est beau, cest que petit Pierre, à SaintCyr, ne croisera même pas les yeux de la nouvelle compagne.»

«Il reviendra peutêtre le weekend,» ajouta Jeanne. «Tu pourras donc le voir et parler à ton fils.»

«Si on te prive de tes droits, tu ne croiseras même plus la nouvelle amoureuse en public!»

«Cest compliqué,» secouai-je la tête.

«Rien de plus simple,» haussa Jeanne les épaules. «Quand nous le ferons payer pour sa perfidie, quand ses nerfs finiront par céder, tu pourras non seulement rétablir ton honneur, mais aussi réclamer une pension ou même saisir une partie de ses biens.»

«Je ne cherche pas ses biens,» murmuraije, abattue. «Cest la peine qui me ronge, après tant dannées, il»

«Ne te laisse pas abattre!Nous le punirons, et on en sortira victorieuses.Pour linstant, reste cachée, ne te montre pas. Ils te cherchent déjà: affiches, annonces»

Je vis les yeux de Jeanne souvrir grand.

«Quel vacarme!Et si quelquun te reconnaît dans la rue? Ce serait la catastrophe, tout notre plan partirait en fumée.»

«Je comprends,» répondisje dun ton distant.

«Je passerai chez lui, larracherai les nerfs si la police ne le retient pas avant.»

Deux semaines plus tard, Jeanne revint avec la nouvelle que Grégory avait été libéré sous caution et quon ne pouvait pas le dénicher, aucun corps retrouvé.

«Je suis surprise de son calme,» commenta Jeanne en secouant la tête. «Il faut que jaille le voir, le pousser à bout.»

«Estce une bonne idée?», doutaije.

«Il faut le faire tant que ta place nest pas encore prise par la nouvelle!» insista Jeanne, sûre de son plan.

Quand elle revint, elle raconta :

«Je lai confronté, lui demander où il tavait cachée, et il a refusé!Je nai pas vu le jour, mais je sais tout de sa trahison.Si besoin, je le ferai avouer ou je dirai à la police quil ta éliminée pour que tu ne le retiennes pas.»

«Et lui?»

«Il pâlit, il a eu peur!Il a avoué quil préférait que tu reviennes pour divorcer proprement.»

«Cest cruel,» soupiraije. «Il na trouvé quune simple remplaçante.»

«Arrête de te morfondre!Nous le pousserons à chasser sa nouvelle, il se souviendra de nos jours heureux et regrettera.»

«Et je pourrai revenir?Avec lui?Tout redeviendratil comme avant?», demandaije, lespoir vacillant.

«Si tu nas aucune fierté, ny pense même pas!On ne pardonne pas aux traîtres, on les anéantit.Il sera interrogé, ses déclarations seront prises, les faits vérifiés.Il paye maintenant, paye avec ses nerfs, ce traître.»

«Alors quil paie,» acquiesçaije. «Laissele souffrir.»

«Pour linstant, reste ici,» conclut Jeanne.

«Combien de temps?», demandaije.

«Encore un mois au moins,» préditelle. «Dans ce délai, ils le pousseront à la rupture nerveuse ou à la folie.Puis tu reviendras, blanche comme la neige, et il devra te remettre tout ce quil possède, la pension, les droits sur ton fils, tout.»

Je réfléchis alors à ce que ferait une femme enfermée chez elle, privée de sortie. Tout ce que je pouvais retenir, cétait que la trahison de Grégory était un choc brutal. Rien ne le présageait. Mais grâce à Jeanne, je nai pas sombré dans lhystérie ; elle a imaginé ce plan rusé de vengeance et de punition.

Quelque part, je me demandais pourquoi Grégory avait dévié. Peutêtre ny avaitil rien

***

Quand Grégory ma proposé de lépouser, je nai pas hésité un instant. Bien quil fût issu dune famille aisée, cétait lamour véritable qui me consumait.

Il aurait pu me réduire à une marionnette si je navais pas été aimée en retour. Leur mariage était vu comme une façade, leur famille comme un projet. On murmurait : «Éléonore a tiré le ticket pour une vie de confort, Grégory a trouvé une esclave docile.» Mais ils étaient heureux, leurs enfants naquirent, un fils quils élevèrent avec bonté. Les querelles familiales ne les atteignirent pas, du moins au début.

Pierre, leur fils, voulu devenir militaire. Il insista pour être envoyé à SaintCyr, malgré les avertissements sur la dureté du métier et la distance du foyer. Grégory, avec un sourire, le qualifia denfant autonome, «un garçon avec du caractère!» Éléonore acquiesça, regrettant que le petit garçon grandirait si vite.

Un jour, un message anonyme arriva sur mon portable :

«Tu peux faire disparaître Grégory!Il est à moi maintenant.»

Accompagné de quelques fragments vidéo de mauvaise qualité, où lon distinguait à peine le visage de Grégory. Cette vision me plongea dans la terreur. Jeanne, ma sœur, entra alors, cherchant la lumière dans la pénombre.

«Les dieux nous placent là où nous sommes le plus nécessaires,» murmura Jeanne pour me calmer.

Lorsque je lui montrai la vidéo, Jeanne explosa de rage. Elle décrivit la trahison comme une profanation du sacré, un affront à la famille, et mencouragea à divorcer, à le confronter. Elle prédit que les traîtres se déroberaient, nous dénonceraient, et que je serais tenue responsable de son manque damour.

«Comment me venger?» demandaije. «Avec quoi?Une poêle?Une prison?Je suis une simple femme au foyer, il est haut placé.»

Jeanne sourit, cruelle : «Nous ferons autre chose.Tu viens chez moi, nous créons le désordre comme si une bagarre avait eu lieu, puis je dépose une plainte que tu as disparu.Le tribunal croira que ton mari a refusé le divorce pour protéger ses biens, et il le paiera.»

Je résistai : «Ils ne pourront rien prouver, ce nest pas vrai.»

«Exactement, ils ne prouveront rien, mais leurs nerfs seront à zéro.Il sera brisé à chaque fois que ton nom sera mentionné.»

Je compris alors le sens de notre vengeance. Nous lobtiendrions, non par la force, mais par la ruse, en utilisant la justice pour lécraser.

***

Je passais deux mois dans lappartement de Jeanne, à réfléchir, à remémorer chaque instant. Elle menvoya une lettre au procureur pour que la police redouble defforts à le retrouver, que la tension monte à chaque visite.

«Il sénerve, il ne peut rien faire», me disait-elle. «Je te fais chercher, comme si tu lavais tué et enterré.»

Ma patience sépuisa. Un matin, je me coiffai, me maquillai, revêtis une robe stricte et élégante, et, les clefs de notre ancien domicile à la main, je décidai daffronter la vérité.

«Combien encore souffriraistu?Il ta abandonnée, le fils, les bijoux, la photo du mariage!Il ne reviendra jamais!» sécria Jeanne, furieuse. «Il faut le confronter, le faire payer!»

Je répondis, déterminée : «Je le retrouverai, je le regarderai dans les yeux.Nous ne pouvons pas laisser lamour séteindre ainsi.Et le fils, ne ten fais pas, je serai sa tante, sa seconde mère.»

Je pénétrai dans lappartement, criant :

«Qui estu?»

Jeanne, prête à se battre, cria : «Grégory, chassela!Pas de place pour les traîtres ici!»

Grégory repoussa Jeanne, sélança vers moi. La dispute éclata, les cris se mêlèrent aux accusations. Les bijoux volés furent mentionnés comme preuves, même si Jeanne ne les vendit jamais.

«Il ny a pas de loi contre la rupture du couple, mais il y a celle du vol,» déclara Grégory, menotté. «Tu répondras de tout!»

«Puissiezvous vous étouffer dans votre propre amour,» hurla Jeanne.

«Lamour véritable ne séteint pas,» rétorqua Éléonore. «Il ne fait que se voiler, comme le soleil après une éclipse, il reviendra briller, même si vous ne le comprenez pas.»

Ainsi, des années plus tard, je me souviens de ce plan ourdi à lombre des vieux chênes de la campagne française, du souffle de la vengeance qui a finalement libéré mon cœur de la trahison de Grégory.

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Vengeance Féminine : Retribution pour l’Infidélité de mon Époux
Un choix déchirant Agnès Marchand, surnommée « la Comtesse », était assise avec son petit chien Gavroche sur les genoux et un ordinateur portable devant elle. Elle consultait sur Skyscanner les vols à destination de Chicago. — Peut-être que je ne trouverai pas de vols pratiques et pas chers pour ces dates et que tout se résoudra tout seul ? pensa-t-elle, hésitante. Gavroche, percevant ses émotions avec la sensibilité de son âme canine, leva la tête et lui lécha la main. — Oui, même toi, tu comprends que ce ne sera pas si simple, sourit-elle tristement. François — le mari de son ancienne amie Hélène, avec qui elle n’avait plus de contact depuis dix ans — voulait organiser une surprise pour le jubilé de son épouse et réunir tous les amis. Agnès soupçonnait que François n’en avait pas parlé à Hélène. Que faire ? Partir ou pas ? Sera-t-elle bien accueillie là-bas ? Ou se contentera-t-on de la traiter comme une invitée de passage ? Michel, le mari d’Agnès, était catégoriquement contre : — Pourquoi t’infliger ça ? C’est une bavarde insipide. Je me suis donné du mal, je les recevais à bras ouverts avant même ton arrivée ici, j’ai essayé de faire bonne impression, et elle s’est comportée ainsi avec toi… — il coupait court à toute discussion. En attendant que la page charge, Agnès balaya la pièce des yeux et tomba sur une figurine en céramique offerte autrefois par Hélène. Son cœur se serra. …Elles étaient arrivées aux États-Unis à la toute fin de la deuxième vague d’émigration. Ensemble, elles suivaient des cours de langue, fêtaient Noël, emmenaient leurs enfants dans les mêmes colonies de vacances. Les deux amies passaient des heures au bord de la piscine de la résidence, parlaient de livres, de films, se confiaient leurs secrets les plus intimes. Leur amitié semblait éternelle. Agnès soignait les parents de Hélène, et même Hélène elle-même — rhumes, migraines, tous les petits et grands soucis de la famille passaient entre ses mains. Et puis, un jour, un message maladroit, envoyé à la mauvaise personne : « Je ne peux pas maintenant, j’en ai déjà mal à l’oreille. J’écoute Hélène disserter sur sa nouvelle robe. » Bien sûr, c’était mal de médire, et Agnès le savait. Mais ce qu’elle avait écrit était la vérité : Hélène était obsédée par les vêtements de marque. Et cette vérité a tout gâché. Elle voulait juste se plaindre à une amie commune, mais… Hélène tomba sur le message. Plus de contact. Le lendemain, un message glacé sur le répondeur : « Je n’ai pas besoin d’une telle amie. » Terminé. Des années passèrent. Et la voilà aujourd’hui invitée au jubilé. Chaque nuit, ses arguments pour et contre tournaient dans sa tête. Agnès se retournait dans le lit, soupirait, empêchant Michel et Gavroche de dormir. — Calme-toi, râlait Michel. Elle commença plusieurs fois à rédiger une réponse à François, puis à l’effacer. Sur l’écran, le vol Cologne — Chicago clignotait. “Réserver maintenant ?” Agnès resta figée, la main sur la souris. — Si tu veux y aller, vas-y, dit Michel au matin. Mais n’attends ni soutien ni compagnie de ma part. — Je n’attends rien, répondit doucement Agnès. — Ne viens pas te plaindre après coup. — Je le dirai. Ou pas. L’essentiel, c’est de ne pas regretter de ne pas avoir essayé. Elle décida finalement de partir. Le vol fut retardé, la correspondance ratée, sa robe perdue dans la soute de l’autre hémisphère. À l’hôtel, on lui annonça que sa réservation avait “mystérieusement disparu”, et l’établissement était complet. Le jeune homme à la réception lui tendit poliment la liste des hôtels voisins. — Merci, murmura Agnès, exténuée. Ça s’enchaîne… Avec un café froid et cette liste, elle pensa soudain à Claire, une vieille amie de la fac. Et, à sa grande surprise, Claire lui répondit immédiatement : « Viens, j’ai une chambre d’amis. On trouvera une robe. » Le lendemain, elles prenaient déjà la route du golf où avait lieu la fête. Claire l’encourageait avec entrain : — Tu viens en invitée, pas comme un fantôme du passé. Redresse-toi ! La fête était somptueuse : tentes, champagne, invitées au visage figé. Agnès ne retrouva aucun des vieux amis. Que des inconnus, beaux, bronzés, sûrs d’eux. François accourut le premier, l’étreignant à moitié coupable : — Je suis content que tu sois venue. Excuse… je voulais juste qu’elle te voie. Puis Hélène fit son entrée. Dans une robe de créateur, coiffure irréprochable et regard glacial. — Agnès. Quelle surprise… murmura-t-elle, lèvres pincées. « Profite », lança-t-elle en s’éloignant. Plus tard, au moment du toast, Hélène leva son verre de martini. Elle approcha le verre de ses lèvres, croqua une olive verte et se mit soudain à tousser violemment. Son visage vira au rouge, ses yeux s’écarquillèrent, ses mains s’accrochèrent à sa gorge. — Elle étouffe ! Quelqu’un, appelez le SAMU ! cria François. Mais Agnès était déjà là. Elle agit avec précision et calme, malgré les talons et la robe empruntée : bonne posture, bras autour du ventre, vive pression du poing. La manœuvre de Heimlich fut efficace : l’olive jaillit, Hélène, en larmes, respira à nouveau. Les secours arrivèrent quinze minutes plus tard, mais ils étaient inutiles. — Merci, lâcha la reine de la fête sans croiser son regard. — Je t’en prie, répliqua Agnès en souriant. Je suis contente d’être venue, finalement. Dans l’avion du retour, elle se sentit soulagée. Non parce que tout était fini. Mais parce que tout avait pris sa juste place. Cette amitié était morte depuis longtemps. Maintenant, c’étaient ses funérailles — sans discours, mais avec clarté. Michel l’attendait à la sortie. Gavroche faillit tomber d’émotion. — Alors, comment ça s’est passé ? demanda Michel. — Partagé. Mais j’ai tourné la page. — Tu t’es couverte de ridicule ? — Non. Plutôt elle, en fait. — Et alors ? — Je n’y retournerai plus jamais. Il prit sa valise. Elle serra son bras. Et ils rentrèrent à la maison.