Un choix déchirant Agnès Marchand, surnommée « la Comtesse », était assise avec son petit chien Gavroche sur les genoux et un ordinateur portable devant elle. Elle consultait sur Skyscanner les vols à destination de Chicago. — Peut-être que je ne trouverai pas de vols pratiques et pas chers pour ces dates et que tout se résoudra tout seul ? pensa-t-elle, hésitante. Gavroche, percevant ses émotions avec la sensibilité de son âme canine, leva la tête et lui lécha la main. — Oui, même toi, tu comprends que ce ne sera pas si simple, sourit-elle tristement. François — le mari de son ancienne amie Hélène, avec qui elle n’avait plus de contact depuis dix ans — voulait organiser une surprise pour le jubilé de son épouse et réunir tous les amis. Agnès soupçonnait que François n’en avait pas parlé à Hélène. Que faire ? Partir ou pas ? Sera-t-elle bien accueillie là-bas ? Ou se contentera-t-on de la traiter comme une invitée de passage ? Michel, le mari d’Agnès, était catégoriquement contre : — Pourquoi t’infliger ça ? C’est une bavarde insipide. Je me suis donné du mal, je les recevais à bras ouverts avant même ton arrivée ici, j’ai essayé de faire bonne impression, et elle s’est comportée ainsi avec toi… — il coupait court à toute discussion. En attendant que la page charge, Agnès balaya la pièce des yeux et tomba sur une figurine en céramique offerte autrefois par Hélène. Son cœur se serra. …Elles étaient arrivées aux États-Unis à la toute fin de la deuxième vague d’émigration. Ensemble, elles suivaient des cours de langue, fêtaient Noël, emmenaient leurs enfants dans les mêmes colonies de vacances. Les deux amies passaient des heures au bord de la piscine de la résidence, parlaient de livres, de films, se confiaient leurs secrets les plus intimes. Leur amitié semblait éternelle. Agnès soignait les parents de Hélène, et même Hélène elle-même — rhumes, migraines, tous les petits et grands soucis de la famille passaient entre ses mains. Et puis, un jour, un message maladroit, envoyé à la mauvaise personne : « Je ne peux pas maintenant, j’en ai déjà mal à l’oreille. J’écoute Hélène disserter sur sa nouvelle robe. » Bien sûr, c’était mal de médire, et Agnès le savait. Mais ce qu’elle avait écrit était la vérité : Hélène était obsédée par les vêtements de marque. Et cette vérité a tout gâché. Elle voulait juste se plaindre à une amie commune, mais… Hélène tomba sur le message. Plus de contact. Le lendemain, un message glacé sur le répondeur : « Je n’ai pas besoin d’une telle amie. » Terminé. Des années passèrent. Et la voilà aujourd’hui invitée au jubilé. Chaque nuit, ses arguments pour et contre tournaient dans sa tête. Agnès se retournait dans le lit, soupirait, empêchant Michel et Gavroche de dormir. — Calme-toi, râlait Michel. Elle commença plusieurs fois à rédiger une réponse à François, puis à l’effacer. Sur l’écran, le vol Cologne — Chicago clignotait. “Réserver maintenant ?” Agnès resta figée, la main sur la souris. — Si tu veux y aller, vas-y, dit Michel au matin. Mais n’attends ni soutien ni compagnie de ma part. — Je n’attends rien, répondit doucement Agnès. — Ne viens pas te plaindre après coup. — Je le dirai. Ou pas. L’essentiel, c’est de ne pas regretter de ne pas avoir essayé. Elle décida finalement de partir. Le vol fut retardé, la correspondance ratée, sa robe perdue dans la soute de l’autre hémisphère. À l’hôtel, on lui annonça que sa réservation avait “mystérieusement disparu”, et l’établissement était complet. Le jeune homme à la réception lui tendit poliment la liste des hôtels voisins. — Merci, murmura Agnès, exténuée. Ça s’enchaîne… Avec un café froid et cette liste, elle pensa soudain à Claire, une vieille amie de la fac. Et, à sa grande surprise, Claire lui répondit immédiatement : « Viens, j’ai une chambre d’amis. On trouvera une robe. » Le lendemain, elles prenaient déjà la route du golf où avait lieu la fête. Claire l’encourageait avec entrain : — Tu viens en invitée, pas comme un fantôme du passé. Redresse-toi ! La fête était somptueuse : tentes, champagne, invitées au visage figé. Agnès ne retrouva aucun des vieux amis. Que des inconnus, beaux, bronzés, sûrs d’eux. François accourut le premier, l’étreignant à moitié coupable : — Je suis content que tu sois venue. Excuse… je voulais juste qu’elle te voie. Puis Hélène fit son entrée. Dans une robe de créateur, coiffure irréprochable et regard glacial. — Agnès. Quelle surprise… murmura-t-elle, lèvres pincées. « Profite », lança-t-elle en s’éloignant. Plus tard, au moment du toast, Hélène leva son verre de martini. Elle approcha le verre de ses lèvres, croqua une olive verte et se mit soudain à tousser violemment. Son visage vira au rouge, ses yeux s’écarquillèrent, ses mains s’accrochèrent à sa gorge. — Elle étouffe ! Quelqu’un, appelez le SAMU ! cria François. Mais Agnès était déjà là. Elle agit avec précision et calme, malgré les talons et la robe empruntée : bonne posture, bras autour du ventre, vive pression du poing. La manœuvre de Heimlich fut efficace : l’olive jaillit, Hélène, en larmes, respira à nouveau. Les secours arrivèrent quinze minutes plus tard, mais ils étaient inutiles. — Merci, lâcha la reine de la fête sans croiser son regard. — Je t’en prie, répliqua Agnès en souriant. Je suis contente d’être venue, finalement. Dans l’avion du retour, elle se sentit soulagée. Non parce que tout était fini. Mais parce que tout avait pris sa juste place. Cette amitié était morte depuis longtemps. Maintenant, c’étaient ses funérailles — sans discours, mais avec clarté. Michel l’attendait à la sortie. Gavroche faillit tomber d’émotion. — Alors, comment ça s’est passé ? demanda Michel. — Partagé. Mais j’ai tourné la page. — Tu t’es couverte de ridicule ? — Non. Plutôt elle, en fait. — Et alors ? — Je n’y retournerai plus jamais. Il prit sa valise. Elle serra son bras. Et ils rentrèrent à la maison.

Décision difficile

Joséphine Lagrange, surnommée La Comtesse, était assise, le petit caniche Fanfan enroulé sur ses genoux, un ordinateur portable posé devant elle. Elle parcourait sur Skyscanner les vols à destination de Lyon.

Peut-être que je ne trouverai aucun vol pratique et abordable à ces dates, et ainsi tout se décidera tout seul ? pensa-t-elle, faiblement, espérant que le sort la délivre de choisir.

Fanfan, de son flair sensible et douillet, sentit son trouble. Il leva la tête et lui lécha la main, piles à létroit dans le territoire de ses rêves.

Même toi, tu comprends que ça ne se dénouera pas aussi facilement, chuchota-t-elle avec un sourire las.

François lépoux de son ancienne amie Églantine, quelle navait pas vue depuis une décennie avait imaginé une surprise pour lanniversaire de celle-ci : réunir tout le vieux cercle damies. Joséphine soupçonnait que François navait pas consulté Églantine à ce sujet.

Que faire ? Partir ? Ou non ? Seraient-ils vraiment heureux de la voir ? Ou la prendraient-ils pour la serveuse de la soirée ?

Son mari, Lucien, était farouchement opposé à ce voyage.
Pourquoi tinfliger ça ? Elle nest quune pipelette superficielle. Javais fait tout mon possible pour vous mettre à laise avant même que tu tinstalles ici, je voulais faire bonne impression, et elle na même pas eu la décence de taccueillir
Il coupait court à chaque discussion.

En attendant que la page Skyscanner se charge, Joséphine promena son regard sur la pièce et tomba sur une minuscule tour Eiffel en céramique, cadeau d’Églantine autrefois. Le pincement au cœur fut instantané.

Elles étaient arrivées à Paris ensemble, à la toute fin de la deuxième grande vague de retours dexpatriés. Elles suivaient les cours de FLE ensemble, fêtaient les anniversaires, inscrivaient les enfants dans les mêmes colonies de vacances. Des étés passés à papoter au bord de la piscine municipale, échangeant sur les livres, les films, et les secrets les plus précieux. Leur amitié semblait éternelle.

Joséphine avait soigné les parents dÉglantine, et même Églantine elle-même angines, migraines, chaque petit ou grand mal passait souvent entre ses mains.

Et puis Un message trop spontané, envoyé au mauvais destinataire : « Pas le temps, je suis coincée à écouter pour la centième fois Églantine raconter ses histoires de robes de marque, mon oreille sature déjà. »

Bien sûr, médire était déplacé ; elle le savait. Mais cétait la vérité : Églantine était obsédée par ses vêtements de luxe. Cette vérité avait tout ravagé. Elle voulait se plaindre à une amie commune, mais Églantine avait tout lu elle-même. Coupe nette. Le lendemain, une voix glaciale sur le répondeur : « Je nai pas besoin dune amie comme toi. » Terminé.

Les années ont passé. Et finalement, cet étrange faire-part danniversaire surgit.

Les arguments pour et contre tourbillonnaient chaque nuit dans sa tête. Joséphine se tournait, soupirait, empêchant Lucien et Fanfan de dormir.

Arrête donc de ressasser ! grondait Lucien.

À plusieurs reprises, Joséphine avait entamé un message à François. Jamais envoyé.

Sur son écran clignotait un vol Francfort Lyon.

« Réserver maintenant ? »

Elle resta figée, la main sur la souris.

Va si tu veux, lâcha Lucien au matin. Mais attends-toi à rien de moi ni compassion, ni accompagnement.
Je nattends rien, souffla-t-elle.
Ne viens pas regretter ensuite.
Je dirai ou non. Mais ce que je ne veux pas, cest regretter de navoir rien tenté.

Finalement, elle partit.

Le vol fut retardé, la correspondance manquée, la robe ségara dans une soute lointaine de lautre côté du globe. À lhôtel, on ne retrouva pas sa réservation, le hall flottait dans un bourdonnement dexcuses. Le réceptionniste lui tendit poliment une liste dauberges alentour.

Merci, dit Joséphine, abattue. Tout va de travers.

Avec son café froid en main et la liste chiffonnée, un visage lui vint soudainement à lesprit : Claire, une amie duniversité. À sa grande surprise, Claire répondit aussitôt : « Viens. Il y a une chambre damis. La robe, on la trouve. »

Le lendemain, elles se rendaient ensemble vers ce golf, lieu de la fête. Claire lui murmura :
Va comme invitée, pas comme fantôme du passé. Tiens-toi droite.

La réception était un tableau surréaliste : tentes blanches, champagne, invitées au même sourire lisse. Joséphine ne reconnut aucun ancien ami, juste une foule de beaux visages hâlés, sûrs deux.

François se glissa le premier vers elle et lenlaça, confus :
Je suis ravi que tu sois venue. Désolé Je voulais quelle te voie, cest tout.

Alors Églantine apparut. Robe de créateur, coiffure parfaite, regard de verre.

Joséphine. Quelle surprise, articula-t-elle, à peine en inclinant les lèvres. Profite, ajouta-t-elle, déjà repartie.

Plus tard, pendant le toast, Églantine saisit une coupe de martini. Elle souleva son verre, goûta lolive verte et soudain, létouffement. Son visage vira au cramoisi, ses yeux sarrondirent, ses mains cherchèrent sa gorge.

Elle sétouffe ! Appelez les secours ! cria François.

Mais Joséphine sétait déjà précipitée.

Tout se brouilla dans une suite de gestes calmes : posture exacte, bras autour du torse, une puissante pression du poing, levée brusquement vers le haut. La manœuvre de Heimlich. Lolive jaillit, et Églantine, suffoquée, respira à nouveau.

Les secours mirent quinze minutes. Déjà inutile.

Merci, murmura Églantine, sans la regarder.

Il ny a pas de quoi, répliqua Joséphine dans un sourire. Heureuse davoir traversé lAtlantique pour ça.

À laéroport, sur le chemin du retour, elle sentit lallégresse.

Pas parce que tout était fini.

Mais parce que tout avait retrouvé son ordre.

Cette amitié sétait éteinte depuis longtemps. Cétaient désormais ses funérailles : sans discours, mais avec lucidité.

Lucien lattendait à la sortie. Fanfan faillit mourir dexcitation.

Alors, comment ça sest passé ? demanda Lucien.

De toutes les manières. Mais jai fermé ce dossier.

Tu tes couverte de ridicule ?
Non. Plutôt elle.
Et sinon ?
Je nai plus du tout envie dy retourner.

Il prit sa valise. Elle passa son bras sous le sien.

Et ensemble ils rentrèrent chez eux.

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Un choix déchirant Agnès Marchand, surnommée « la Comtesse », était assise avec son petit chien Gavroche sur les genoux et un ordinateur portable devant elle. Elle consultait sur Skyscanner les vols à destination de Chicago. — Peut-être que je ne trouverai pas de vols pratiques et pas chers pour ces dates et que tout se résoudra tout seul ? pensa-t-elle, hésitante. Gavroche, percevant ses émotions avec la sensibilité de son âme canine, leva la tête et lui lécha la main. — Oui, même toi, tu comprends que ce ne sera pas si simple, sourit-elle tristement. François — le mari de son ancienne amie Hélène, avec qui elle n’avait plus de contact depuis dix ans — voulait organiser une surprise pour le jubilé de son épouse et réunir tous les amis. Agnès soupçonnait que François n’en avait pas parlé à Hélène. Que faire ? Partir ou pas ? Sera-t-elle bien accueillie là-bas ? Ou se contentera-t-on de la traiter comme une invitée de passage ? Michel, le mari d’Agnès, était catégoriquement contre : — Pourquoi t’infliger ça ? C’est une bavarde insipide. Je me suis donné du mal, je les recevais à bras ouverts avant même ton arrivée ici, j’ai essayé de faire bonne impression, et elle s’est comportée ainsi avec toi… — il coupait court à toute discussion. En attendant que la page charge, Agnès balaya la pièce des yeux et tomba sur une figurine en céramique offerte autrefois par Hélène. Son cœur se serra. …Elles étaient arrivées aux États-Unis à la toute fin de la deuxième vague d’émigration. Ensemble, elles suivaient des cours de langue, fêtaient Noël, emmenaient leurs enfants dans les mêmes colonies de vacances. Les deux amies passaient des heures au bord de la piscine de la résidence, parlaient de livres, de films, se confiaient leurs secrets les plus intimes. Leur amitié semblait éternelle. Agnès soignait les parents de Hélène, et même Hélène elle-même — rhumes, migraines, tous les petits et grands soucis de la famille passaient entre ses mains. Et puis, un jour, un message maladroit, envoyé à la mauvaise personne : « Je ne peux pas maintenant, j’en ai déjà mal à l’oreille. J’écoute Hélène disserter sur sa nouvelle robe. » Bien sûr, c’était mal de médire, et Agnès le savait. Mais ce qu’elle avait écrit était la vérité : Hélène était obsédée par les vêtements de marque. Et cette vérité a tout gâché. Elle voulait juste se plaindre à une amie commune, mais… Hélène tomba sur le message. Plus de contact. Le lendemain, un message glacé sur le répondeur : « Je n’ai pas besoin d’une telle amie. » Terminé. Des années passèrent. Et la voilà aujourd’hui invitée au jubilé. Chaque nuit, ses arguments pour et contre tournaient dans sa tête. Agnès se retournait dans le lit, soupirait, empêchant Michel et Gavroche de dormir. — Calme-toi, râlait Michel. Elle commença plusieurs fois à rédiger une réponse à François, puis à l’effacer. Sur l’écran, le vol Cologne — Chicago clignotait. “Réserver maintenant ?” Agnès resta figée, la main sur la souris. — Si tu veux y aller, vas-y, dit Michel au matin. Mais n’attends ni soutien ni compagnie de ma part. — Je n’attends rien, répondit doucement Agnès. — Ne viens pas te plaindre après coup. — Je le dirai. Ou pas. L’essentiel, c’est de ne pas regretter de ne pas avoir essayé. Elle décida finalement de partir. Le vol fut retardé, la correspondance ratée, sa robe perdue dans la soute de l’autre hémisphère. À l’hôtel, on lui annonça que sa réservation avait “mystérieusement disparu”, et l’établissement était complet. Le jeune homme à la réception lui tendit poliment la liste des hôtels voisins. — Merci, murmura Agnès, exténuée. Ça s’enchaîne… Avec un café froid et cette liste, elle pensa soudain à Claire, une vieille amie de la fac. Et, à sa grande surprise, Claire lui répondit immédiatement : « Viens, j’ai une chambre d’amis. On trouvera une robe. » Le lendemain, elles prenaient déjà la route du golf où avait lieu la fête. Claire l’encourageait avec entrain : — Tu viens en invitée, pas comme un fantôme du passé. Redresse-toi ! La fête était somptueuse : tentes, champagne, invitées au visage figé. Agnès ne retrouva aucun des vieux amis. Que des inconnus, beaux, bronzés, sûrs d’eux. François accourut le premier, l’étreignant à moitié coupable : — Je suis content que tu sois venue. Excuse… je voulais juste qu’elle te voie. Puis Hélène fit son entrée. Dans une robe de créateur, coiffure irréprochable et regard glacial. — Agnès. Quelle surprise… murmura-t-elle, lèvres pincées. « Profite », lança-t-elle en s’éloignant. Plus tard, au moment du toast, Hélène leva son verre de martini. Elle approcha le verre de ses lèvres, croqua une olive verte et se mit soudain à tousser violemment. Son visage vira au rouge, ses yeux s’écarquillèrent, ses mains s’accrochèrent à sa gorge. — Elle étouffe ! Quelqu’un, appelez le SAMU ! cria François. Mais Agnès était déjà là. Elle agit avec précision et calme, malgré les talons et la robe empruntée : bonne posture, bras autour du ventre, vive pression du poing. La manœuvre de Heimlich fut efficace : l’olive jaillit, Hélène, en larmes, respira à nouveau. Les secours arrivèrent quinze minutes plus tard, mais ils étaient inutiles. — Merci, lâcha la reine de la fête sans croiser son regard. — Je t’en prie, répliqua Agnès en souriant. Je suis contente d’être venue, finalement. Dans l’avion du retour, elle se sentit soulagée. Non parce que tout était fini. Mais parce que tout avait pris sa juste place. Cette amitié était morte depuis longtemps. Maintenant, c’étaient ses funérailles — sans discours, mais avec clarté. Michel l’attendait à la sortie. Gavroche faillit tomber d’émotion. — Alors, comment ça s’est passé ? demanda Michel. — Partagé. Mais j’ai tourné la page. — Tu t’es couverte de ridicule ? — Non. Plutôt elle, en fait. — Et alors ? — Je n’y retournerai plus jamais. Il prit sa valise. Elle serra son bras. Et ils rentrèrent à la maison.
La Bas-bleu