J’ai proposé à Masha et Natasha un marché : qu’elles me rendent mes appartements, et ensuite je leur rends leurs filles

Je mappelle Antoine. Après le décès de ma mère, mon père a épousé une femme qui avait déjà deux filles.

Les années ont filé paisiblement. Nous avons grandi, chacun avec nos petits airs de famille recomposée. Un jour, mon père, peu chanceux, a eu un accident et nous a quittés.

Il savère que ma belle-mère était une femme vraiment honnête, ce qui est rare, avouons-le. Elle ma laissé lappartement.

Cet appartement appartenait à ta mère. Maintenant, il te revient !

La seule chose quelle ma demandée, cest de laisser ses filles, Sophie et Camille, habiter chez moi jusquà la fin de leurs études. Elle retournait dans son village, quelque part à la campagne bourguignonne. Jai accepté, avec un soupir.

Sophie et Camille, cest le choc des différences. Mais toutes deux navaient quun rêve : trouver un mari avec son propre appartement, idéalement dans le centre de Paris, rien que ça.

Ma vie a pris une tournure quasi-hôtelière : Sophie préparait mon petit-déjeuner, Camille repassait mes chemises elles rivalisaient de zèle pour me plaire.

Deux mois décart, et voilà que Sophie et Camille ont chacune mis au monde une petite fille mes filles ! Quand ma belle-mère a appris que ses filles étaient enceintes, elle a piqué sa crise monumentale. Mais Sophie et Camille ont refusé davorter et ont décidé délever leurs enfants.

Jai réfléchi : payer un tiers de mon salaire en pension alimentaire pendant dix-huit ans, pour deux enfants, cest un peu trop cher payé, même pour les standards parisiens. Alors, jai décidé dacheter un appartement avec un prêt immobilier.

Jai échangé mon appartement familial contre deux studios et jai utilisé le reste pour lapport de mon nouvel appartement.

Jai offert chaque studio à Sophie et Camille, à condition quelles renoncent officiellement à la pension alimentaire. Jai vécu tranquille quelques années.

Quatre ans plus tard, arrive un joli petit courrier au boulot : une saisie sur salaire. Arriérés de pension alimentaire colossaux, quils disent. Je suis allé voir mes ex-belles-sœurs pour comprendre. Elles se sont moquées de moi : « Tu nous as juste donné ces appartements ! », et elles avaient saboté le contrat exprès.

Résultat : plus dappartement hérité, une dette de crédit immobilier, et les joies de la pension alimentaire à la française.

Ma belle-mère sen frottait les mains :

Cest bien mérité ! Cest bien fait pour toi !

Sophie et Camille mont interdit de voir mes filles. Jai emprunté de largent pour régler mes dettes et jai fini par saisir la justice pour avoir le droit de voir mes filles. Jai gagné.

Au boulot, jai négocié avec le patron : la moitié de mon salaire au noir, et voilà que ma pension alimentaire diminue considérablement.

Je récupère mes filles le vendredi, je les ramène chez leurs mères le dimanche. Je leur fais plaisir, sorties, cadeaux, goûters gourmands tout y passe. Sophie et Camille narrêtent pas de râler, me reprochent de gâter les enfants.

Pour couronner le tout, je paye deux types pour soccuper de mes sœurs, histoire de leur souffler que des enfants à charge, ce nest pas lidéal pour trouver un mari.

Un jour, devant une dame de la DASS, je suis reparti avec mes filles de chez la belle-mère, prétextant que leurs mères les avaient complètement abandonnées. Puis jai déposé une demande de pension alimentaire contre elles. Mes filles vivent chez moi. Je suis un papa en or, un vrai ! Quand elles voient leurs mères, elles se précipitent vers moi et me serrent fort elles ont peur quon les leur pique. Je leur raconte des contes où les mamans sont méchantes, ça marche très bien.

Quand Sophie et Camille ont compris la petite magouille, jétais déjà marié, follement heureux et surtout, sans soucis.

Jai proposé un marché à mes ex-belles-sœurs : elles me rendent mes appartements, et je leur rends leurs filles. Elles ont accepté, évidemment.

Aujourdhui, tout va pour le mieux : je loue mes deux studios, ma résidence principale est enfin remboursée, et je savoure ma revanche sur ces sœurs avec un brin de malice et beaucoup de plaisir.

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J’ai proposé à Masha et Natasha un marché : qu’elles me rendent mes appartements, et ensuite je leur rends leurs filles
La belle-mère attendait impatiemment que son beau-père rende son dernier souffle. Elle espérait hériter de son appartement parisien, mais le vieil homme avait un tout autre plan depuis longtemps.