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06
— Après deux jours de fièvre, tu n’as même pas préparé une tasse de thé pour moi ! Tu n’es pas un homme, mais un vrai bon à rien ! Et maintenant, si tu as envie de manger, c’est à toi de cuisiner !
Jai eu de la fièvre pendant deux jours, et tu nas même pas préparé de thé! Tu nes pas un homme, tu nes
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07
Comme un oiseau attiré par le chant, ou l’histoire d’une jeune femme russe rêvant d’un grand amour éternel, décidée à ne jamais tomber dans le piège d’un homme marié, qui affronte le tabou, la jalousie fraternelle, les épreuves du mariage, la trahison et la renaissance sentimentale en France des années 90, pour enfin trouver le bonheur durable auprès d’un veuf français et reconstruire une famille soudée au fil des décennies
COMME UN OISEAU APPÂTÉ PAR LE CHANT Les filles, il faut se marier une bonne fois pour toutes.
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08
Mon frère a ramené une femme chez nous et a déclaré qu’elle était la maîtresse de maison. Mais j’ai vite remis tout le monde à sa place.
26avril2025 Aujourdhui, mon frère Théo a fait entrer une nouvelle femme dans notre appartement du 12rue
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09
À Vif… Dans cette famille française, chacun vivait replié sur soi. Le père, Antoine, avait, outre sa femme, plusieurs maîtresses, qui parfois n’étaient jamais les mêmes. La mère, Hélène, soupçonnant les infidélités de son mari, n’était pas non plus un modèle de vertu : elle aimait passer du temps hors du foyer avec un collègue marié. Leurs deux fils grandissaient livrés à eux-mêmes, sans attention particulière, souvent à traîner sans but. Hélène était persuadée que l’école devait s’occuper entièrement de ses élèves. Tous ne se réunissaient dans la cuisine, autour de la table, le dimanche, que pour déjeuner vite, en silence, avant de repartir de leur côté. La famille aurait continué à vivre ainsi, dans ce monde défait, pécheur et doux-amer, si un drame n’était pas venu tout bouleverser. …Lorsque le cadet, Denis, eut douze ans, son père Antoine l’emmena pour la première fois l’aider au garage. Pendant que Denis observait les outils, Antoine s’éclipsa quelques instants chez des amis garagistes, un peu plus loin. Soudain, de la fumée noire s’échappa du garage, bientôt suivie de flammes. Personne n’avait compris ce qui s’était passé. (Plus tard, on apprit que Denis avait malencontreusement fait tomber une lampe à souder allumée sur un bidon d’essence.) Les gens, pétrifiés, ne réagissaient pas. Le feu faisait rage. Quelqu’un jeta un seau d’eau sur Antoine qui se précipita à l’intérieur. Tous retenaient leur souffle. Quelques secondes plus tard, Antoine ressortit du brasier tenant dans ses bras son fils, inanimé. Denis était couvert de brûlures, seule son visage avait été épargné — sans doute parce qu’il l’avait protégé de ses mains. Ses vêtements avaient entièrement brûlé. Les pompiers et le SAMU arrivèrent. Denis fut transporté à l’hôpital. Vivant ! Opéré dans l’urgence, les parents attendirent des heures angoissantes. Finalement, le médecin sortit et annonça : — Nous faisons l’impossible. Votre fils est dans le coma. Il a une chance sur un million de s’en sortir. La médecine officielle est impuissante. Mais, si Denis manifeste un incroyable instinct de survie, peut-être un miracle aura-t-il lieu. Soyez forts. Antoine et Hélène, sans hésiter, se précipitèrent à l’église du quartier. Dehors, une pluie torrentielle tombait. Aveuglés par la peur, les parents ne voyaient plus rien d’autre : ils devaient sauver leur enfant ! Dégoulinants de pluie, ils franchirent pour la première fois le seuil du sanctuaire, presque désert et paisible. Apercevant le curé, ils s’approchèrent timidement. — Mon père, notre fils va mourir ! Que devons-nous faire ? — balbutia Hélène, en larmes. — Je m’appelle Père Serge, répondit-il. Eh bien, on ne pense au Seigneur qu’en cas d’urgence, n’est-ce pas ? Avez-vous tant péché ? — Pas vraiment… On n’a tué personne, hasarda Antoine, baissant les yeux sous le regard scrutateur du prêtre. — Mais pourquoi avez-vous tué votre amour ? Il gît mort sous vos pieds. Entre mari et femme, il ne devrait pas y avoir assez d’espace pour passer un fil, mais chez vous, c’est un tronc qui pourrait passer ! Ah, les gens… Priez pour la santé de votre fils, intercédez auprès de Saint Nicolas ! Priez avec ferveur ! Mais rappelez-vous : la volonté de Dieu est souveraine. Ne vous révoltez pas. Parfois, c’est ainsi qu’Il éclaire les inconscients. Sinon, vous ne comprendriez jamais ! Vous perdriez votre âme sans même vous en rendre compte. Reformez-vous ! Tout se sauve par l’amour ! Trempés, les parents écoutaient, muets, leur douloureuse vérité. Le prêtre montra l’icône de Saint Nicolas. Antoine et Hélène tombèrent à genoux devant la statue, priant ardemment, jurant de changer… Toutes les liaisons extraconjugales furent brutalement abandonnées. Ils réexaminèrent leur vie, fil après fil… Le lendemain matin, le médecin appela : Denis était sorti du coma. Ses parents étaient à son chevet quand il ouvrit les yeux et essaya de sourire. La souffrance se lisait sur son jeune visage marqué. — Maman, papa, je vous en supplie, ne vous séparez pas… chuchota-t-il. — Chéri, voyons, on est ensemble, protesta Hélène en effleurant sa main brûlante. Denis grimaça de douleur. — Je l’ai vu, maman… Et mes enfants porteront vos prénoms, ajouta Denis. Antoine et Hélène échangèrent un regard inquiet : Denis délirait. Quels enfants ? Lui qui ne pouvait plus bouger… …Pourtant, à partir de ce jour, Denis commença à aller mieux. Ses parents vendirent leur maison de campagne pour financer sa rééducation. Le garage et la voiture, partis en fumée, n’y pouvaient plus rien. Mais l’essentiel : leur fils vivait ! Tous les grands-parents prêtèrent main-forte comme ils purent. La famille se resserra autour du malheur. …Même le plus long des jours a sa fin. Une année passa. Denis se trouvait dans un centre de rééducation. Il marchait, se débrouillait seul. Là, il se lia d’amitié avec une fille de son âge, Marie. Elle aussi avait été brûlée, mais au visage. Après plusieurs opérations, elle ne supportait plus son reflet. Denis fut touché par sa lumière intérieure, sa sagesse et sa vulnérabilité. Il voulait la protéger. Ils passaient tout leur temps ensemble, partageant l’épreuve de la douleur, les pilules amères, les piqûres, les blouses blanches… Ils avaient tant à se dire. Le temps passait… Denis et Marie célébrèrent un mariage discret. De leur amour naquirent deux beaux enfants : une fille, Charlotte, puis trois ans après, un fils, Jean. Alors seulement, la famille crut pouvoir enfin respirer. Antoine et Hélène décidèrent de se séparer. Leur histoire usée par l’épreuve de Denis, ils étaient tous deux épuisés, désireux de tourner la page et de retrouver la paix. Hélène partit chez sa sœur en banlieue. Avant de partir, elle passa à l’église demander la bénédiction du père Serge. Pendant ces dernières années, elle y était souvent revenue pour remercier le prêtre du « miracle ». — C’est Dieu qu’il faut remercier, Eugénie ! répondait-il. Il n’approuvait pas sa décision mais, compréhensif, lui dit : — Puisque tu en as besoin, va, repose-toi. Mais reviens ! Mari et femme ne font qu’un ! Antoine se retrouva seul dans l’appartement vide. Les fils et leurs familles vivaient loin. Même pour rendre visite aux petits-enfants, les anciens conjoints s’arrangeaient pour ne pas se croiser… Pour résumer : désormais, chacun avait enfin trouvé son propre confort…
À VIF Dans cette famille, chacun vivait dans son propre monde flou. Le père, Michel, en plus de sa femme
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012
JE TE LE RAPPELLERAI — Madame Marie-Serge, ici, ma boucle ne prend pas… — murmura tristement Théo, élève de CE1, en pointant du pinceau la feuille verte d’une fleur qui refusait de se courber comme il le voulait. — Appuie moins fort sur le pinceau, mon petit. Comme une plume sur la paume… Voilà, comme ça ! Bravo, quelle jolie arabesque, c’est superbe ! — sourit la maîtresse, une dame d’un certain âge. — Dis-moi, c’est pour qui, ce beau dessin ? — Pour maman ! — répondit Théo, fier d’avoir dompté la feuille têtue, le visage illuminé — c’est son anniversaire aujourd’hui ! C’est mon cadeau ! — Sa voix vibrait de fierté après l’éloge de sa maîtresse. — Ta maman est chanceuse, Théo… Mais attends, surtout, ne ferme pas ton cahier tout de suite, laisse sécher les couleurs pour ne pas les gâcher. Tu pourras détacher la feuille en rentrant, ce sera parfait, tu verras, elle va adorer ! La maîtresse posa une dernière fois les yeux sur la tignasse penchée au-dessus du dessin, sourit à ses propres pensées, puis retourna à son bureau. Un cadeau pour maman, tiens donc ! Voilà longtemps qu’elle n’en avait pas eu d’aussi beaux. Théo a du talent pour le dessin, c’est indéniable. Il faudrait en toucher un mot à sa mère et lui proposer de l’inscrire aux Beaux-Arts pour enfants. Un don pareil ne doit pas être ignoré. Et puis… demander à son ancienne élève, devenue aujourd’hui maman d’élève, si le cadeau lui a plu ? Marie-Serge n’arrivait déjà plus à détacher ses yeux de ces fleurs écloses sur la feuille, on dirait qu’elles allaient bruire en remuant leurs petites feuilles bouclées… C’est bien de sa mère qu’il tient, ce Théo ! Larissa, à son âge, peignait elle aussi à merveille… ***** — Madame Marie-Serge, c’est Larissa, la maman de Théo Cottin. Je vous appelle pour prévenir qu’il ne viendra pas demain, — la voix sèche d’une jeune femme résonna dans l’appartement de la maîtresse. — Bonjour Larissa ! Il y a un souci ? — demanda la maîtresse. — Oh, un souci, il m’a pourri mon anniversaire ce petit vaurien ! Et maintenant il est au lit avec de la fièvre, le médecin vient juste de repartir ! — Attends, Larissa, une fièvre ? Mais il allait bien en partant de l’école, il a même emporté ton cadeau… — Ce gribouillis ? — Quels gribouillis ? Tu plaisantes, Larissa ! Il t’a dessiné de si belles fleurs ! Je voulais justement t’appeler pour t’encourager à l’inscrire au cours de dessin… — Je ne sais pas ce qu’il y avait là-dessus, mais moi, je n’attendais certainement pas cette chose immonde ! — Immonde ? Mais enfin… — Marie-Serge, déstabilisée, écouta les explications décousues de Larissa, le front de plus en plus plissé. — Tu sais quoi, Larissa, ça ne te dérange pas si je passe ? J’habite à côté, ce ne sera pas long… Quelques minutes plus tard, après l’accord de son ancienne élève — déjà maman ! que le temps passe — Madame Marie-Serge attrapa son vieil album de photos et de dessins d’école, souvenirs de son tout premier CE1, et sortit. Dans la cuisine en désordre, Larissa raconta : Comment Théo était rentré en retard, trempé et couvert de boue… Comment il avait sorti de sous son manteau un chiot tout mouillé, qui sentait la décharge à plein nez ! Il était allé le rescaper d’un trou d’eau où d’autres gamins l’avaient jeté ! Les cahiers fichus, les taches d’encre sur l’album, le gâteau même pas goûté… sa fièvre qui était montée à trente-neuf… Piquée par la honte, Larissa raconta comment elle avait remis le chiot dehors, l’album à sécher sur le radiateur, où à cause de l’eau il ne restait plus rien, ni fleurs ni couleurs… Larissa ne vit pas à quel point le visage de sa maîtresse s’assombrissait. Quand elle entendit le sort du chiot, le regard de Marie-Serge devint noir d’orage. D’une voix douce mais ferme, elle parla… Des arabesques vertes, des fleurs qui deviennent vivantes, de la ténacité de l’enfant, du courage inouï, du cœur qui ne supporte pas l’injustice, des brutes qui jettent des animaux dans le caniveau. Puis, menant Larissa à la fenêtre : — Regarde, c’est là-bas le trou. Théo aurait pu s’y noyer, tu sais. Mais à ce moment-là, crois-tu qu’il ait eu peur ? Ou bien pensait-il à ses fleurs, son cadeau ? As-tu oublié, Larissa, l’année 1995, quand tu pleurais sur le banc à l’école, serrant contre toi un chaton sauvé des voyous ? Toute la classe l’a caressé en attendant ta mère, tu ne voulais pas rentrer chez toi… jusqu’à ce que tes parents, heureusement, se soient ravisés ! Alors moi, je me souviens ! Je me souviens aussi de Titi, ton chat adoré ! De Mouchka, la chienne de la cour qui t’a accompagnée jusqu’au lycée, et du corbeau blessé que tu protégeais dans la classe verte… Marie-Serge sortit une grande photo jaunie : une fillette en tablier blanc tenant un chaton, rayonnante, entourée de ses camarades. À voix basse, mais résolue : — Je te rappelle la tendresse qui fleurissait dans ton cœur envers et contre tout… Puis tomba du vieux cahier un dessin d’enfant : une petite fille tenant un chaton d’une main et serrant la main de sa mère de l’autre… — Si je pouvais, — continua la maîtresse d’un ton ferme, — j’embrasserais ce chiot et Théo ! Et les soi-disant taches, je les mettrais sous cadre ! Car le plus beau cadeau qu’une mère puisse recevoir, c’est d’élever un enfant humain ! Larissa, bouleversée, jetait des regards inquiets vers la chambre de Théo et serrait l’album contre elle… — Madame Marie-Serge ! Veuillez surveiller Théo quelques minutes… Je reviens tout de suite ! Sous le regard bienveillant de la maîtresse, Larissa enfila son manteau à toute allure, claqua la porte, et courut à la décharge, appelant, fouillant, creusant… Jetant des regards vers l’appartement… Sera-t-il trop tard pour être pardonnée ? ***** — Dis-moi, Théo, c’est qui qui a son museau dans les fleurs sur ton dessin ? On dirait ton ami, Dicky ? — C’est lui, madame Marie-Serge ! Il est bien, non ? — Il est parfait ! Et la tache blanche en étoile sur la patte, je m’en souviens, ta maman et moi lui avions lavé ces pattes-là, — rit doucement la maîtresse. — Maintenant, je lui lave les pattes tous les jours ! — dit Théo avec fierté. — Maman dit : “Un ami, ça s’entretient !” Elle nous a même acheté une petite bassine exprès ! — Tu as une super maman, — sourit la maîtresse, — Tu lui prépares encore un dessin ? — Oui, pour mettre sous cadre. Parce que là, il y a ses taches dans un cadre, elle les regarde et elle sourit… On peut sourire à des taches, madame Marie-Serge ? — Les taches ? — fit la maîtresse d’un ton mystérieux — Si elles viennent du cœur, alors on peut ! Et à l’école d’art, ça marche bien ? — Oh oui ! Je vais bientôt pouvoir dessiner le portrait de maman ! Elle sera contente ! Mais pour l’instant… — Théo sortit de son cartable une feuille pliée. — C’est pour vous, de la part de maman, elle dessine aussi maintenant. Marie-Serge déplia le mot et serra doucement l’épaule de l’enfant. Sur la feuille, une pluie de couleurs, Théo radieux, la main sur la tête d’un chien croisé ébène, la sœur miniature tenant un chat contre elle, et, derrière un bureau enseveli de livres de classe, elle-même, Mme Marie-Serge, le regard empli de tendresse. Dans un coin du dessin, tracé en fleurs et en fines arabesques vertes, un seul mot, lumineux : « Je me souviens ».
JE VAIS TE RAPPELER Madame Berthet, ici, la boucle ne veut vraiment pas, murmura tristement le petit
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05
Olia est revenue dans son village natal après ses études. À peine avait-elle franchi la porte de la maison que quelqu’un frappa à la porte. Sur le seuil se tenait la tante de la petite fille.
Cher journal, Je suis revenue à SaintCyr, mon village natal, après les cours à luniversité.
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03
Olyane est venue rendre visite à ses beaux-parents. Elle monta au cinquième étage et sonna à la porte. Personne ne répondit.
Je me souviens du jour où Élodie, ma bellesœur, est venue rendre visite à ma mèreenbellemère.
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09
Le Destin sur un Lit d’Hôpital – « Mademoiselle, prenez-le donc en charge et soignez-le ! Moi, j’ai trop peur de l’approcher, alors le nourrir à la cuillère, n’en parlons pas ! » lâcha sèchement la femme en jetant le sac de provisions sur le lit où gisait son mari malade. « Ne vous inquiétez donc pas ! Il va guérir, votre mari. Il a besoin de soins attentifs, je vais l’aider à se remettre sur pied, » répondis-je, infirmière, tentant une fois encore de réconforter l’épouse d’un patient atteint de tuberculose. Dimitri avait été admis dans un état grave, mais ses chances de survie restaient élevées. Le patient voulait vivre – la moitié du chemin vers la guérison. Dommage que son épouse, Aurélie, n’ait aucune confiance en la médecine. J’avais le sentiment qu’Aurélie était prête à l’abandonner à l’avance. Des années plus tard, leur fils, Jules, serait touché par une tuberculose ouverte. Aurélie le condamnerait aussitôt, mais Jules finirait par guérir. Malgré son lourd diagnostic, Dimitri plaisantait, riait, rêvait de quitter vite le sanatorium. Le village où il vivait n’avait pas d’hôpital spécialisé, aussi, sa femme lui rendait rarement visite. Dimitri faisait peine à voir : négligé, délaissé, vêtu de guenilles. « Dimitri, cela ne vous gênerait pas si je vous apporte quelques affaires ? Je vois que vous n’avez même pas de chaussons, vous traînez en chaussures. Acceptez un petit paquet de ma part ? » tentai-je de plaisanter avec lui. « De vous, Violette, j’accepterais même un poison comme un remède, mais non, ne vous dérangez pas. Laissez-moi me rétablir et ensuite… » répondit-il, en prenant doucement ma main. Je me dégageai doucement et sortis de la chambre. Mon cœur battait la chamade. Était-ce possible : étais-je en train de tomber amoureuse ? Je ne voulais pas briser un couple. Ce n’est pas bien. Cela ne mènerait à rien. Mais… on ne commande pas à son cœur. Je venais de plus en plus souvent dans la chambre de Dimitri ; nos discussions, pendant mes gardes de nuit, devenaient intimes, profondes. Rapidement, nous nous sommes tutoyés. Dimitri a un fils de cinq ans. « Mon petit Jules ressemble beaucoup à sa mère. Tu sais, Violette, j’ai aimé Aurélie passionnément. Je lui aurais tout donné. Aurélie est une femme passionnée, séduisante, un tourbillon au lit. Mais elle n’aime qu’elle-même – c’est un égoïsme qui ronge plus que l’acide. Tu vois, c’est toi, une étrangère, qui prends soin de moi, » soupira-t-il. « Aurélie habite loin, ce n’est pas facile de venir souvent, » tentai-je de la défendre. « Allons, Violette ! On dit bien qu’une femme qui aime son mari va jusqu’à lui réserver une place en prison. Elle trouve toujours le temps d’aller voir ses amants au bout du monde. Je sais tout… » Dimitri s’énervait. « Bonne nuit, Dimitri… Il ne faut rien faire à chaud. Tout finira par s’arranger, » répondis-je en éteignant la lumière. Évidemment, Dimitri souffrait. Il restait cloué au lit, impuissant, pendant que sa femme s’amusait ailleurs. Ce n’était pas mortel, mais… Une semaine plus tard, j’entendis du bruit dans sa chambre. « Que je ne te revois plus ici, salope ! Dehors ! » hurlait Dimitri sur une Aurélie terrifiée. Elle disparut aussitôt. « Que s’est-il passé ? » demandai-je surprise. Dimitri se tourna vers le mur, tremblant sous la couverture. J’ai dû lui faire une piqûre pour le calmer. …Un mois passa sans qu’Aurélie ne revienne. « Dimitri, veux-tu que j’appelle ta femme ? » « Non merci, Violette. Nous allons divorcer, » dit-il calmement. « À cause de la maladie ? Tu vas mieux pourtant ! » m’étonnai-je. « Le jour où je l’ai chassée, elle était venue m’annoncer qu’elle avait un amant. Elle voulait installer ce type chez nous, vu que, selon elle, tout était incertain avec moi et qu’elle avait besoin d’un homme pour la maison, pour réparer le toit, etc. » « C’est horrible… » fut la seule réponse possible. Peu après, Aurélie revint, accompagnée. Je l’aperçus depuis la fenêtre : son amoureux l’attendait sur un banc, nerveusement, dans la cour. Elle le retrouva, l’embrassa, puis ils partirent ensemble. « Dimitri, tu sors bientôt, » annonçai-je. « Violette, puis-je te demander une chose… » hésita-t-il. « Dimitri, j’accepte. C’est bien ce que tu voulais me demander ? J’espère ne pas me tromper, » risquai-je tout. Dimitri ouvrit son cœur : « Violette, je n’ai nulle part où aller. Est-ce que tu pourrais m’héberger ? Avec Aurélie, tout est clair maintenant. Elle va se remarier. » « J’ai un enfant. Si tu es prêt à l’accepter, nous pourrions former une vraie famille, » lui avouai-je. « Un enfant ? Ce n’est pas un obstacle, je l’aime déjà, » répondit-il en plongeant ses yeux dans les miens, me réchauffant et me faisant fondre. …Les années ont passé. Dimitri et moi avons eu deux enfants ensemble et bâti notre cocon familial. Jules, le fils de Dimitri, vient souvent nous voir. Ma fille, d’une première union (qui n’en fut jamais vraiment une), vit à l’étranger. Je m’étais laissée séduire jeune, croyant en une promesse d’éternel amour, mais la mélodie n’a jamais résonné. Je ne regrette pourtant rien. Quant à Aurélie, elle s’est remariée deux fois, a eu un fils avec un inconnu de passage, un fils atteint de troubles psychiques. Elle n’en a jamais pris soin, restant froide et distante. Il a grandi seul, sans gêner sa mère. À sa mort, il a été placé en institution. Aujourd’hui, Dimitri et moi sommes vieux, mais nous nous aimons plus que jamais. Nous avançons main dans la main, savourant chaque jour, chaque regard, chaque souffle…
DESTIN SUR UN LIT DHÔPITAL Mademoiselle, tenez, occupez-vous de lui ! Moi, jose même pas mapprocher
J’ai offert à ma fille un appartement pour son mariage. Ce n’est que plus tard que j’ai compris que j’avais fait une terrible erreur
Jai offert un appartement à ma fille pour son mariage. Ce nest que plus tard que jai réalisé que javais
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03
Rentré chez moi après le travail, mais je trouvai un appartement désert et dans un état catastrophique
14mai2025 Ce soir, en rentrant du bureau, je me suis retrouvé face à une scène qui aurait pu sortir dun