Ma mère était toujours du côté de mon beau-père. Un jour, je ne pouvais plus le supporter et j’ai décidé d’en finir une bonne fois pour toutes.

Ma mère était toujours du côté de mon beaupère. Un jour, la goutte deau qui fait déborder le vase a éclaté en moi; je nai plus pu supporter la situation et jai résolu dy mettre fin.

Jai grandi sous le même toit que ma mère, Marie, et ma petite sœur, Marjolaine. Notre grandmère Madeleine, qui habitait tout près, nous rendait souvent visite. Le visage de mon père sest effacé de ma mémoire, mais le souvenir du père de Marjolaine reste douloureux.

Au début, le beaupère, Claude, se montrait courtois, mais dès que jai été là, il a semblé nous oublier, ma mère et moi. Il levait souvent la main contre moi, et je versais des larmes à chaque fois, sans jamais en parler à Marie. Jusquau jour où, les yeux grands ouverts, elle a vu de ses propres yeux les coups quil me portait.

La scène a dégénéré: une violente dispute entre ma mère et Claude, qui a alors disparu de nos vies comme un éclair. Dès lors, nous trois avons vécu ensemble, retrouvant le bonheur. Madeleine soccupait souvent de Marjolaine. Après le baccalauréat, jai choisi détudier à Lille, bien que mon rêve fût daller à létranger; je ne pouvais pas abandonner ma famille.

Un aprèsmidi, Marie a proposé de vendre nos deux appartements le nôtre et celui de Madeleine pour acheter un troispièces à Lyon. Ainsi, nous pourrions rester sous le même toit, avec assez de place pour chacun. Tous ont accepté. Nous avons emménagé dans le nouveau logement: jai eu ma chambre, Marjolaine a partagé celle de Madeleine, et Marie a pris la troisième. Le bonheur semblait revenir.

Cest là que Marie a fait la connaissance de notre voisin, Monsieur Gérard, de son âge et déjà divorcé. Dès le premier sourire, il a commencé à lui accorder une attention nouvelle ; elle a retrouvé son éclat, comme une fleur qui souvre au soleil.

Plus tard, Marie a fait entrer mon oncle Robert à la maison. Il a décidé de louer son appartement et tout semblait aller pour le mieux. Mais rapidement, il a commencé à nous injurier, surtout à mon égard, et à manifester son mépris. Les disputes ont éclaté souvent, et ma mère, fidèle à Robert, le soutenait toujours.

Ce climat ma rendu malade. Jai donc résolu de partir étudier à Bordeaux, espérant échapper à cette tension. Marie na pas bronché; au contraire, elle a paru soulagée de ne plus devoir choisir entre moi et son frère. Mais le soulagement na pas apaisé mon cœur. Comment peuton troquer son propre enfant contre laffection dun autre homme?

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