Fête Mémorable : Le Retour Triomphal du Restaurant

**Journal Intime : Le Retour inattendu**

Ce soir, je rentrais avec mon mari, Théo, dun dîner dans un restaurant de Lyon, où nous avions fêté mon anniversaire. La soirée avait été magnifique. Il y avait tant de mondedes proches, des collègues de travail. Je ne connaissais pas la plupart dentre eux, mais Théo les avait invités, donc je leur faisais confiance.

Je ne suis pas du genre à remettre en question ses décisions. Les disputes me répugnent. Il est plus simple de lapprouver que de chercher à avoir raison.

Élodie, tu as les clés de lappartement ? Peux-tu les sortir ?

Jai ouvert mon sac à main, cherchant les clés. Soudain, une douleur aiguë ma traversé le doigt, et jai tellement sursauté que mon sac est tombé par terre.

Quest-ce qui tarrive ? a demandé Théo.

Je me suis piquée avec quelque chose.

Avec le bazar quil y a dans ton sac, ça ne métonne pas.

Je nai pas insisté. Jai ramassé mon sac, sorti les clés avec précaution, et nous sommes rentrés. Javais déjà oublié cette piqûre. Jétais épuisée, les pieds me faisaient mal, et je ne rêvais que dune douche et de mon lit.

Le lendemain matin, je me suis réveillée avec une douleur lancinante au doigt, rouge et gonflé. Jai repensé à la veille et fouillé minutieusement mon sac. Tout au fond, jai trouvé une aiguille rouillée.

Quest-ce que cest que ça ?

Je ne comprenais pas comment elle avait pu se retrouver là. Je lai jetée. Ensuite, jai désinfecté la plaie avant de partir travailler. Mais à midi, la fièvre ma terrassée.

Jai appelé Théo :

Théo, je ne sais pas quoi faire. Je crois que jai attrapé quelque chose. Fièvre, maux de tête, courbatures Et jai trouvé cette aiguille rouillée dans mon sac.

Tu devrais consulter. Ça pourrait être le tétanos, ou pire.

Ne tinquiète pas. Jai nettoyé la plaie, ça ira.

Pourtant, heure après heure, mon état empirait. Jai à peine tenu jusquà la fin de la journée. Jai pris un taxi, incapable de prendre les transports. Arrivée chez nous, je me suis effondrée sur le canapé, tombant dans un sommeil profond.

Jai rêvé de ma grand-mère, Jeanne, morte lorsque jétais petite. Je ne sais pas comment, mais jétais sûre que cétait elle. Malgré son apparence fragile, je sentais quelle était là pour maider.

Dans mon rêve, elle ma emmenée dans un champ, me montrant les herbes à cueillir pour une infusion qui purgerait mon corps de cette noirceur qui me rongeait. Elle ma avertie : quelquun me voulait du mal. Mais pour le combattre, je devais dabord survivre. Le temps pressait.

Je me suis réveillée en sueur. Je croyais avoir dormi des heures, mais quelques minutes seulement sétaient écoulées. Jai entendu la porte : cétait Théo. En me voyant, il a sursauté :

Quest-ce qui tarrive ? Regarde-toi dans le miroir.

Hier encore, jy voyais une jeune femme radieuse. Aujourdhui, mon reflet était méconnaissablecheveux en bataille, cernes creusés, visage vidé.

Mais quest-ce qui se passe ?

Alors, je me suis souvenue du rêve et lui ai tout raconté.

Élodie, habille-toi. On va à lhôpital.

Non. Ma grand-mère a dit que les médecins ne pourraient rien.

Une dispute a éclaté. Théo ma traitée de folle, ma presque traînée de force vers la porte.

Si tu ne veux pas y aller gentiment, je te forcerai.

Je me suis débattue, perdant léquilibre et me cognant contre un meuble. Furieux, il a attrapé son sac, claqué la porte et est parti. Jai à peine eu la force denvoyer un message à mon patron pour mexcuser.

Théo est revenu vers minuit, implorant mon pardon. Je lui ai simplement dit :

Emmène-moi demain dans le village où vivait ma grand-mère.

Le lendemain, je ressemblais plus à un fantôme quà une femme en bonne santé. Théo suppliait encore :

Élodie, ne sois pas stupide, allons à lhôpital. Je ne veux pas te perdre.

Mais nous sommes partis. Je ne me souvenais que du nom du villageje ny étais pas retournée depuis la vente de la maison familiale. Jai dormi pendant le trajet, mais en approchant, je me suis réveillée et ai indiqué :

Par là.

Difficilement, je suis sortie de la voiture, maffalant dans lherbe. Mais je savais que cétait lendroit du rêve. Jai cueilli les herbes nécessaires avant de rentrer. Théo a préparé linfusion. À chaque gorgée, je me sentais un peu mieux.

Plus tard, aux toilettes, jai vu mon urine noire. Au lieu de paniquer, jai répété les paroles de Jeanne :

La noirceur sen va

Cette nuit-là, elle est revenue en rêve. Elle ma expliqué que quelquun mavait jeté un sort avec cette aiguille. Le remède ne me donnerait quun répit. Je devais découvrir qui était responsable et lui rendre son mal. Jeanne ignorait qui cétait, mais Théo était impliqué. Si je navais pas jeté laiguille, elle aurait pu men dire plus.

Achète une boîte daiguilles. Sur la plus grande, récite ceci : « Esprits nocturnes, avant que vous ne reposiez ! Écoutez-moi, fantômes de la nuit, révélez la vérité. Entourez-moi, désignez-moi, aidez-moi à trouver mon ennemi » Mets laiguille dans le sac de Théo. Celui qui ta voulu du mal se piquera. Ainsi, nous saurons.

Elle sest évaporée comme une brume.

Je me suis réveillée faible, mais déterminée. Théo a insisté pour rester à mes côtés, mais jai refusé :

Prépare-moi une soupe. Après cette maladie, je meurs de faim.

Jai suivi les instructions. Le soir, jai glissé laiguille dans son sac. Avant de dormir, il a demandé :

Tu es sûre que ça va ? Tu veux que je reste ?

Ça ira.

Je me sentais mieux, mais la noirceur persistait, comme un hôte indésirable. Linfusion la contenait. Jattendais son retour avec anxiété. Le lendemain matin, Théo est parti tôt pour le travail. Je lai entendu jurer dans lentrée. Quand je suis sortie de la chambre, il frottait son doigt ensanglanté, laiguille par terre entre ses pieds. Son visage a blêmi en me voyant le fixer. Il na rien dit. Moi non plus. Mais dans le silence, tout sest brisé. Ce soir-là, je nai pas préparé de soupe. Je suis allée au jardin, jai brûlé laiguille en murmurant les mots de Jeanne, et jai enterré ses cendres sous un if. La fièvre nest jamais revenue. Théo non plus.

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

three × five =