Pitié, ma chère, ayez pitié de moi… Je n’ai pas mangé de pain depuis trois jours, et il ne me reste plus un sou,” supplia la vieille femme à la marchande du marché.

**Journal de Pierre 15 décembre**

« Pitié, ma petite, pitié Je nai pas mangé de pain depuis trois jours, et je nai plus un sou », supplia la vieille femme devant la boulangère. Le vent glacial de lhiver sinsinuait dans les ruelles anciennes de Paris, comme pour rappeler une époque où les cœurs restaient chauds et les regards francs. Adossée aux murs gris et aux enseignes écaillées, une femme âgée, le visage creusé de rides profondeschaque ligne semblait raconter une histoire de souffrance, de résistance et despoirs perdus. Dans ses mains, un sac usé rempli de bouteilles vides, derniers vestiges dune vie passée. Ses yeux étaient humides ; des larmes coulaient lentement sur ses joues, figées par le froid.

« Sil vous plaît, ma belle, ayez pitié », murmura-t-elle dune voix tremblante comme une feuille morte. « Trois jours sans pain. Pas un centime Même pas de quoi acheter une miche. »

Ses mots restèrent en suspens, mais derrière la vitrine de la boulangerie, la vendeuse secoua la tête, indifférente. Son regard était froid, taillé dans la glace. Pierre observait la scène depuis le coin de la rue, serrant contre lui son manteau trop fin. Il glissa la main dans sa poche, hésita un instant, puis en sortit deux pièces quil avait espérées pour son propre repas. Il sapprocha lentement, posa les sous sur le comptoir de la boulangerie et murmura : « Une miche, sil vous plaît. » Puis il la tendit à la vieille femme, sans un mot, juste un regard. Elle le fixa, ébranlée, et ses lèvres gercées esquissèrent un sourire tremblant. Dehors, le vent soufflait toujours, mais quelque chose, imperceptiblement, venait de se réchauffer.

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Pitié, ma chère, ayez pitié de moi… Je n’ai pas mangé de pain depuis trois jours, et il ne me reste plus un sou,” supplia la vieille femme à la marchande du marché.
Pas une Juliette comme les autres