Ta femme est-elle vraiment celle que tu penses qu’elle est ?

*Journal intime*
Aujourdhui, une révélation ma glacé le sang. Mon collègue de bureau, Antoine, ma pris à part dans ma voiture.
« Édouard, je ne voulais pas te le dire le jour de ton mariage Mais savais-tu que ta nouvelle épouse a une fille ? »
Je lai dévisagé. « Quest-ce que tu racontes ? »
« Ma femme, médecin à la maternité, a reconnu ta Margaux lors de la cérémonie. Elle ma chuchoté que Margaux avait abandonné un bébé il y a cinq ans. Une petite fille, prénommée Amélie, avec son nom de familleDubois. Elle portait une cicatrice au cou, cest pour ça quelle sen souvient. »
Jétais pétrifié. Comment Margaux, la femme que jaimais, avait-elle pu cacher cela ? Je devais vérifier par moi-même.
Grâce à des contacts, jai retrouvé lorphelinat où vivait Amélie. La directrice ma présenté une fillette aux yeux rieurs. « Voici Amélie Dubois. »
Elle avait un léger strabisme, ce qui ma serré le cœur. Mais quand elle ma demandé : « Cest toi, mon papa ? », je nai pas pu résister. « Amélie, veux-tu avoir une maman et un papa ? »
« Oui ! Tu memmènes chez toi ? » Ses yeux brillaient despoir.
« Bientôt, mon petit lapin. Promis. »
De retour à la maison, Margaux a explosé. « Tu veux vraiment cette gamine ? Et en plus, elle louche ! »
Jai insisté. Après un an de procédures, Amélie a enfin franchi le seuil de notre appartement parisien. Tout lémerveillaitles rideaux, les miroirs, même le bruit de lascenseur. Les spécialistes ont corrigé son strabisme en dix-huit mois. Elle ressemblait de plus en plus à Margaux.
Mais Margaux restait distante. Un soir, Amélie, fiévreuse, pleurait en serrant sa poupée, Lili. Margaux, exaspérée, lui a arraché le jouet et la jetée par la fenêtre. Jai couru dans la neige pour la récupérer. En remontant, jai vu Amélie endormie, les joues mouillées de larmes. Margaux lisait tranquillement son magazine.
À cet instant, mon amour pour elle sest éteint.
Nous avons divorcé. Margaux sest remariée avec un homme daffaires. « Édouard, tu nas été quun tremplin », ma-t-elle lancé.
Aujourdhui, Amélie vit avec moi et ma nouvelle compagne, Claire, qui la accueillie comme sa fille. Parfois, je repense à la phrase de ma mère : « Une femme comme elle ne mérite pas dêtre mère. »
Elle avait raison.

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