Tout a commencé il y a trois ans. Il y avait un homme que je connaissais depuis plus de dix ans, nou…

Tout a commencé il y a trois ans. Il y avait un homme que je connaissais depuis plus de dix ans. On se croisait souvent, et jai toujours ressenti entre nous quelque chose de particulier, car il me plaisait beaucoup. Un jour, il a commencé à me parler et une relation est née entre nous. Au début, il était très attentionné, très présent dans ma vie, il veillait à tout ce dont javais besoin, trouvait toujours du temps pour moi, et jen suis tombée amoureuse.

Un an plus tard, il ma convaincue de nous marier, car il voulait que nous vivions enfin ensemble. Ma famille nacceptait pas notre couple, et jai fini par céder, pensant quune fois mariés, ils finiraient par sy faire. Nous avons célébré un mariage discret à la mairie de Lyon, sans prévenir ni sa famille ni la mienne, et ce secret a duré près de deux mois. Durant cette période, chacun continuait à vivre chez soi.

Quand ma famille a appris la nouvelle, ils ont insisté pour que nous habitions ensemble. Mes parents louaient quelques chambres dans leur grande maison à Lyon, et nous avons emménagé dans lune delles, bien sûr en payant un loyer. Au début tout semblait parfait, mais il me répétait sans cesse : « Il faut quon parte dici, » et à chaque fois je repoussais la décision.

Peu à peu, au bout dune année, jai senti quil changeait. Son attitude envers moi était différente : il navait plus de temps pour moi, critiquait tout ce que je faisais, quil sagisse des tâches ménagères ou des repas que je préparais. Il reprochait le moindre détail, partait chaque soir téléphoner dehors.

Je lui faisais des reproches, mais il rétorquait : « Je cherche dehors ce que je ne trouve pas à la maison. » Comme ça, six mois ont passé.

Ensuite, mes parents lont aperçu sortant dune maison au bout de notre rue. Ils mont aussitôt dit : « Il te trompe. » Pourtant, je continuais à me trouver des excuses à lui donner. À mes confrontations, il répondait, « Ce ne sont que des clients, tu sais bien que je fais des livraisons deau. »

À la fin, il avait carrément arrêté de venir dormir à la maison. Il se justifiait toujours : « Jai dormi chez untel, » et à chaque fois, je fermais les yeux. Malgré ce que ma famille me disait, à chaque interrogation il arrivait à me convaincre que cétait un malentendu et javais tendance à lui faire confiance.

Cétait pourtant un homme très jaloux il lest encore aujourdhui. Il voulait tout contrôler, méloignait de ma famille. Quand il sortait, je ne pouvais rien dire ; mais si, moi, je tardais, si je nétais pas là pour lui, il sen prenait à moi, voulait savoir où jétais, pourquoi je nétais pas là. Parfois il était odieux, puis, le lendemain, il devenait soudain le plus gentil du monde. Il pouvait me blesser un jour, puis sexcuser et jouer la comédie le lendemain.

En décembre, je lai affronté et il ma frappée. Le lendemain, il ma dit simplement : « Cest ta faute. Ce que je tai fait nest rien. » Je ne savais plus quoi faire, mais je suis restée. Ma famille na rien su de tout cela.

Les fêtes sont arrivées et il ma dit : « Je vais voir ma famille, tu dois laver, repasser et préparer mes affaires. » Comme dhabitude, jai tout fait. Il est parti deux jours chez les siens, que je nai jamais rencontrés.

À son retour, il a semblé changé, sest excusé, mais quelques jours après, il ma de nouveau frappée, parce quil avait entendu dire que je discutais avec quelquun. Il ma alors dit : « Désolée, mais si japprends que tu vois quelquun, je ne te laisserai jamais partir. Tu resteras toujours ma femme. »

Cest là que jai demandé le divorce, et il a répondu : « Non. Fais ce que tu veux. »

Le 30 du mois, il est revenu, ma à nouveau ordonné de laver et préparer ses affaires car il retournait chez sa famille. Cette fois, jai eu peur. Il est parti et ce fut le jour le plus paisible que jaie connu depuis longtemps.

Le 1er janvier, je lai vu sur les réseaux sociaux avec sa nouvelle compagne, fêtant le Réveillon avec elle. Jai trouvé le courage de laffronter, il est parti de chez moi avec sa nouvelle amie elle habitait dailleurs tout près de chez nous.

Maintenant, il revient, empli de regrets, mexplique quil a fait une erreur, veut revenir, mais maccuse aussi davoir été responsable de ses actes. Je suis perdue. Où que jaille, je le croise. Je lai bloqué partout, mais il persiste.

Jai fini par lui parler, et la seule chose que je lui ai dite, cest que la prochaine fois quon se verra, ce sera pour signer les papiers du divorce. À cela, il ma seulement répondu : « Fais ce que tu veux, mais je ne signerai jamais. »

Aujourdhui, je me demande encore quoi faire. Mais jai compris quil faut savoir saimer et se respecter avant de vouloir sauver quelquun qui ne vous respecte pas. On ne peut construire son bonheur sur le malheur et la peur. Il faut du courage pour se relever, mais la liberté et la dignité valent plus que tout compromis.

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

six − 4 =

Tout a commencé il y a trois ans. Il y avait un homme que je connaissais depuis plus de dix ans, nou…
Mon fils a fait venir un psychiatre à la maison pour me faire déclarer inapte, sans savoir que ce médecin était mon ex-mari et son père