J’ai découvert que j’étais enceinte et j’ai voulu tout faire pour rendre mon mari heureux. J’ai ouvert la porte de mon bureau, et là, il y avait…

Journal intime réflexion du soir

Cest étrange à quel point la vie peut nous enfermer dans des sentiers tout tracés, surtout quand lon ne remet rien en question. Aujourdhui, je ressens le besoin de poser sur papier ce qui me bouleverse, lespoir que lécriture maide à y voir plus clair.

Mon mari, Pierre, est un homme dur, autoritaire. Il dirige notre famille dune main de fer : ce sont ses décisions qui prévalent, jamais de compromis, jamais de nuances. Je connaissais cette facette de sa personnalité avant notre mariage arrangé par nos parents, comme cest encore courant dans certaines familles françaises très traditionnelles. Mais je croyais naïvement quavec le temps il sadoucirait, que sa rigidité se transformerait en tendresse.

Je suis quelquun de généreux et dempathique, alors, au début, jai fait confiance à Pierre sans réserve. Peu à peu, il est devenu non pas mon époux, mais mon maître. Il subvient à nos besoins, mais exige que je reste à la maison, que je ne travaille pas. Il veut que le foyer soit parfait : chaque coin doit être impeccable, la cuisine savoureuse, servie avec amour.

Pour lui prouver mon attachement, jai tout fait pour lui donner un fils. Pourtant, malgré nos efforts, la grossesse se faisait attendre. Ma santé nétait pas en cause, nous avons consulté des spécialistes partout à Paris, sans rien trouver d’anormal. J’étais près de me résigner, mais un matin, alors qu’il était parti tôt au bureau, épuisé et bourru, je me suis sentie mal en rangeant la maison.

Machinalement, j’ai fait un test, sans espérer de miracle. Et là, surprise, deux petits traits roses ! Mon cœur a bondi, je ne savais plus où donner de la tête. Mon premier réflexe fut de penser : “Mon enfant sera choyé !” Je me suis précipitée pour mhabiller, voulant annoncer la nouvelle à Pierre.

Je nai pas appelé maman en premier ; je voulais que Pierre soit le premier à l’apprendre. Cinq minutes plus tard, j’étais dans un taxi, direction le bureau de Pierre. Sa secrétaire d’habitude toujours présente était absente. J’ai traversé les couloirs vides jusqu’à son bureau, ai ouvert la porte… Et là, stupeur ! Assise sur le bureau, la secrétaire, à moitié dévêtue, et Pierre penché sur elle.

« Désolée de vous déranger ! » ai-je lâché, puis jai fui, le cœur en vrac, attrapant un taxi pour retrouver mes parents à Lyon. Javais peur, même eux risquaient de ne pas me comprendre.

Maman a fondu en larmes, bouleversée par ma grossesse enfin acquise, mais horrifiée que cela nait plus de sens. Papa lui, était furieux. Sil venait à nier mon histoire, je naurais aucune preuve. Comment divorcer sans preuve ? Cest un véritable piège. Jessaie de garder le calme, pour mon bébé, de ne pas sombrer dans la détresse. Mais lavenir me paraît bien incertain.

Conseil de la rédaction :

Ce nest pas toujours la sévérité du mari qui pose problème aux familles françaises, mais ici, la tradition familiale a emprisonné la jeune femme. Difficile de conseiller dans pareil contexte où la religion et la coutume dominent. Louise, la narratrice, nest coupable de rien. Il est vital quelle ne loublie pas. Garder espoir, ne pas renoncer, cest cela le plus important face à ladversité.

Vous êtes-vous déjà retrouvée dans une situation similaire ? Peut-être avez-vous trouvé une solution ou souhaitez en offrir une à Louise ? Je vous invite à partager vos expériences dans les commentaires.

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J’ai découvert que j’étais enceinte et j’ai voulu tout faire pour rendre mon mari heureux. J’ai ouvert la porte de mon bureau, et là, il y avait…
Alors j’attendrai,” répondis-je d’une voix glacée, comme si j’étais hors de moi.