Croyez au destin ! Sophie, brillante femme d’affaires parisienne, menait une vie rythmée entre son agence de voyages, les déplacements professionnels à l’étranger et les rares week-ends de repos dans son appartement haussmannien. À 32 ans, sans famille ni enfants, elle n’avait qu’une amie proche et une grand-mère qui l’avait élevée après la perte tragique de ses parents dans un accident de voiture. Ambitieuse et généreuse, elle avait tout réussi : diplôme avec mention, entreprise florissante, appartement acheté à 27 ans, voiture de luxe à 30, et elle veillait sur sa grand-mère jusqu’à son dernier souffle. Un soir, de retour d’un séminaire en Espagne, elle demande à l’hôtesse de l’air de changer de siège pour s’éloigner des enfants bruyants, s’endort aussitôt, et à son réveil, croise le regard d’un homme élégant de 38 ans, Marc, qui l’avait remarquée dès l’aéroport. Leur conversation à la douane est si captivante qu’ils échangent leurs numéros. Le lendemain, un immense bouquet de fleurs et une invitation au restaurant l’attendent au bureau : leur histoire d’amour commence. Cinq mois plus tard, Marc la demande en mariage. Aujourd’hui, à 36 ans, Sophie a une famille, un mari aimant, des jumeaux, et continue de gérer son entreprise avec lui. Aimez-vous et croyez au destin !

Croyez au destin !

Clémence était une femme daffaires accomplie, et comme souvent dans ce genre de scénario, sa vie privée ressemblait à un désert. Son agenda était un vrai casse-tête : entre les réunions au bureau, les déplacements à travers la France ou lEurope, et les grasses matinées du dimanche pour récupérer, elle navait pas une minute à elle. Toujours organisée, toujours énergique, elle avait un plan pour tout, même pour acheter du pain. À 32 ans, pas de mari, pas denfants, juste une entreprise florissante et une seule amie fidèle. Ses parents, partis trop tôt dans un accident de voiture, lavaient laissée aux bons soins de sa grand-mère, qui faisait de son mieux avec sa petite retraite. Clémence, dès lécole primaire, rêvait de réussir et de gâter sa chère mamie. Mission accomplie : bac avec mention, diplôme universitaire, et une agence de voyages qui lui rapportait un joli pactole en euros. À 27 ans, elle soffrait un appartement à Lyon, à 30 ans, une voiture qui faisait tourner les têtes. Elle noubliait jamais sa grand-mère, lui achetant des médicaments hors de prix, des vêtements chics, et des fromages fins. Mais la vie est parfois cruelle : sa mamie sest éteinte quand Clémence avait 31 ans, la laissant seule avec son amie, avec qui elle faisait du shopping ou partait en escapade à Paris ou Bordeaux.

Clémence avait des critères élevés pour lamour : à son âge et avec son succès, elle voulait un homme brillant et attentionné. Les années passaient, mais le prince charmant restait introuvable, alors elle se plongeait dans le travail. Un jour, en rentrant dun séminaire à Barcelone, elle narrivait pas à fermer lœil dans lavion, malgré la fatigue. Des enfants surexcités jouaient et criaient tout près, transformant la cabine en cour de récréation. Elle demanda poliment à lhôtesse de la déplacer loin de la marmaille, et sendormit aussitôt. À latterrissage, elle ouvrit les yeux et le vit ! Un homme denviron 38 ans, élégant, cultivé, avec ce petit air mystérieux typiquement français. Elle regretta presque davoir dormi tout le vol. Il lui plut instantanément. Ils quittèrent lavion et se retrouvèrent côte à côte à la file du contrôle des passeports. Leur conversation fut si captivante quils ne virent pas le temps passer. Pierre lui confia quil revenait aussi dun déplacement, quil lavait remarquée dès laéroport de Barcelone, mais navait pas osé laborder, pensant quelle était sûrement mariée. Ils échangèrent leurs numéros, puis se séparèrent.

Le lendemain, un coursier débarqua à son bureau avec un immense bouquet de fleurs et une carte linvitant au restaurant le soir-même. Cest ainsi que leur histoire commença ! Cinq mois plus tard, Pierre lui fit sa demande. Aujourdhui, Clémence a 36 ans, une famille, un mari adorable, deux garçons jumeaux, et son entreprise qui tourne toujours. Elle ne gère plus tout toute seule, mais grâce à son époux, ils sen sortent à merveille. Aimez-vous et faites confiance au destin !

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Croyez au destin ! Sophie, brillante femme d’affaires parisienne, menait une vie rythmée entre son agence de voyages, les déplacements professionnels à l’étranger et les rares week-ends de repos dans son appartement haussmannien. À 32 ans, sans famille ni enfants, elle n’avait qu’une amie proche et une grand-mère qui l’avait élevée après la perte tragique de ses parents dans un accident de voiture. Ambitieuse et généreuse, elle avait tout réussi : diplôme avec mention, entreprise florissante, appartement acheté à 27 ans, voiture de luxe à 30, et elle veillait sur sa grand-mère jusqu’à son dernier souffle. Un soir, de retour d’un séminaire en Espagne, elle demande à l’hôtesse de l’air de changer de siège pour s’éloigner des enfants bruyants, s’endort aussitôt, et à son réveil, croise le regard d’un homme élégant de 38 ans, Marc, qui l’avait remarquée dès l’aéroport. Leur conversation à la douane est si captivante qu’ils échangent leurs numéros. Le lendemain, un immense bouquet de fleurs et une invitation au restaurant l’attendent au bureau : leur histoire d’amour commence. Cinq mois plus tard, Marc la demande en mariage. Aujourd’hui, à 36 ans, Sophie a une famille, un mari aimant, des jumeaux, et continue de gérer son entreprise avec lui. Aimez-vous et croyez au destin !
-Une bonne femme, vraiment. Que ferions-nous sans elle ? — Et tu ne lui verses que deux mille euros par mois… — Hélène, on lui a tout de même légué l’appartement. Nicolas se leva du lit et se traîna lentement dans la pièce voisine. Sous la lumière tamisée de la lampe de chevet, il contempla sa femme de ses yeux fatigués. Il s’assit près d’elle, guettant sa respiration. — On dirait que tout va bien. Il se releva et s’en alla d’un pas traînant vers la cuisine. Il ouvrit une bouteille de lait fermenté, passa par la salle de bain. Puis retourna dans sa chambre. Il s’allongea sur le lit. Le sommeil ne venait pas. — Hélène et moi, on a quatre-vingt-dix ans chacun. Tout ce qu’on a vécu… Bientôt ce sera l’heure de partir, et il n’y a plus personne autour de nous. Nos filles… Nathalie est partie, elle n’avait même pas soixante ans. Maxime n’est plus là non plus. Il menait une vie mouvementée… On a une petite-fille, Océane, mais elle vit en Pologne depuis une vingtaine d’années. Elle ne se souvient même pas de ses grands-parents. Elle a peut-être déjà de grands enfants… Sans s’en rendre compte, il s’endormit. Il se réveilla au toucher d’une main : — Nicolas, tu vas bien ? chuchota une voix faible. Il ouvrit les yeux. Sa femme se penchait au-dessus de lui. — Qu’est-ce qu’il y a, Hélène ? — Oh, tu restais là sans bouger… — J’suis encore en vie ! Va dormir ! Des pas traînants résonnèrent. L’interrupteur de la cuisine cliqueta. Hélène but de l’eau, alla à la salle de bain, puis regagna sa chambre. Elle s’allongea dans son lit : — Un jour, je me réveillerai, il ne sera plus là… Qu’est-ce que je ferai ? Ou peut-être que je partirai la première… Nicolas a déjà organisé nos obsèques. Qui aurait cru qu’on pouvait préparer ça à l’avance ? D’une certaine façon, c’est bien. Qui s’en occupera sinon ? La petite-fille nous a oubliés. Seule notre voisine, Jeanne, vient nous voir. Elle a la clé de notre appartement. Grand-père lui donne mille euros de notre retraite. Elle fait les courses, ou achète ce dont on a besoin. Que ferait-on de l’argent, de toute façon ? Et du quatrième étage, on ne descend plus seuls. Nicolas ouvrit les yeux. Le soleil entrait par la fenêtre. Il alla sur le balcon et aperçut la cime verte du cerisier. Un sourire illumina son visage : — Tu vois, on a tenu jusqu’à l’été ! Il partit voir sa femme, plongée dans ses pensées sur le lit. — Hélène, assez de tristesse ! Viens, je veux te montrer quelque chose. — Oh, je n’ai plus de force ! — gémit la vieille dame, en se levant doucement. — Qu’as-tu donc en tête ? — Allez, viens ! Il l’aida à aller jusqu’au balcon. — Regarde, le cerisier est tout vert ! Et tu disais qu’on ne verrait pas l’été… On est encore là ! — C’est vrai ! Et le soleil brille si fort. Ils s’assirent sur le banc du balcon. — Tu te souviens, quand je t’ai invitée au cinéma ? On était encore au lycée. Ce jour-là aussi, le cerisier était en fleurs… — On n’oublie pas ça… Combien d’années sont passées depuis ? — Plus de soixante-dix… Soixante-quinze ans, même. Ils restèrent là longtemps, évoquant leur jeunesse. À la vieillesse, tant de choses s’oublient, même ce qu’on a fait la veille, mais la jeunesse, elle ne s’oublie jamais. — On bavarde, on bavarde ! — dit la femme en se levant. — Et on n’a même pas encore pris le petit-déjeuner. — Hélène, prépare donc un bon thé ! J’en ai marre de ces tisanes. — On n’a pas le droit. — Fais-le léger, et mets une cuillère de sucre. Nicolas buvait ce thé très léger, mangeait un petit sandwich au fromage, et se souvenait du temps où le thé était fort, sucré, accompagné de brioches… La voisine entra. Elle leur adressa un sourire engageant : — Comment ça va chez vous ? — À quatre-vingt-dix ans, que veux-tu qu’il arrive ? — plaisanta le vieil homme. — Tant que tu plaisantes, tout va bien. De quoi avez-vous besoin ? — Jeanne, achète-nous un peu de viande, demanda Nicolas. — Ce n’est pas conseillé à votre âge. — Du poulet alors, c’est permis. — D’accord. Je vous ferai une soupe de nouilles ! La voisine débarrassa la table, fit la vaisselle, puis repartit. — Hélène, allons au balcon, proposa son mari. On va profiter du soleil. — Allons-y ! La voisine revint, posa une assiette de porridge et commença à préparer la soupe pour le déjeuner. — C’est une femme formidable, dit-il en la regardant partir. Que ferions-nous sans elle ? — Et tu ne lui donnes que deux mille euros par mois. — Hélène, on lui a tout de même légué l’appartement. — Elle ne le sait même pas. Ils restèrent au balcon jusqu’à midi. Ils déjeunèrent d’une soupe au poulet, savoureuse, avec des morceaux de viande et des pommes de terre écrasées. — C’est la soupe que je faisais à Nathalie et Maxime quand ils étaient petits, se souvint Hélène. — Et voilà que dans notre vieillesse, des étrangers nous préparent à manger… soupira le mari. — Nicolas, c’est notre destin… Quand on ne sera plus là, personne ne pleurera pour nous. — Allez, Hélène, assez de tristesse. Allons faire une sieste ! — Dis, Nicolas, ce n’est pas pour rien qu’on dit : « Vieux ou petits, c’est la même chose. » Tout est comme chez les enfants : la soupe moulinée, la sieste, le goûter. Nicolas somnola un peu, puis se leva — impossible de dormir. Le temps allait changer ? Il passa à la cuisine. Sur la table, deux verres de jus préparés avec soin par Jeanne. Il en prit un, l’apporta à sa femme qui contemplait la fenêtre, pensive. — Tu es triste, Hélène ? — sourit le vieux monsieur. — Viens, on boit un jus ! Elle but une gorgée. — Toi non plus, tu n’arrives pas à dormir. — C’est le temps. — Depuis ce matin, je me sens bizarre… J’ai l’impression que mes jours sont comptés. Tu m’enterreras dignement, n’est-ce pas ? — Hélène, qu’est-ce que tu dis là ! Comment je vivrai sans toi ? — Un de nous partira le premier… — Ça suffit ! Allons respirer sur le balcon. Ils y restèrent jusqu’au soir. Jeanne leur fit des beignets au fromage. Ils les mangèrent, puis s’installèrent devant la télé. Chaque soir, c’était le rituel. Les intrigues des nouveaux films leur échappaient. Alors ils regardaient d’anciennes comédies, ou des dessins animés. Ce soir, un seul dessin animé. Hélène se leva : — Je vais me coucher, je suis fatiguée. — Moi aussi alors. — Attends, laisse-moi bien te regarder ! demanda-t-elle soudain. — Pourquoi ? — Juste comme ça. Ils se regardèrent longtemps. Ils se souvenaient sans doute de leur jeunesse, quand tout était encore possible. — Allez, je t’accompagne à ton lit. Hélène prit son mari par le bras, et ils partirent lentement. Il la borda avec soin, puis gagna sa chambre. Un poids lui serrait le cœur. Impossible de dormir. Il avait l’impression de ne pas dormir du tout. Pourtant l’horloge affichait deux heures du matin. Il se leva et se dirigea vers la chambre de sa femme. Elle était allongée, les yeux ouverts : — Hélène ! Il lui prit la main. — Hélène, qu’est-ce que tu as ? Hé-lè-ne ! Et soudain, il manqua d’air. Il regagna sa chambre. Sortit les documents préparés, les posa sur la table. Puis retourna auprès de sa femme. Longuement, il contempla son visage. Il s’allongea à ses côtés et ferma les yeux. Il revit sa Hélène, jeune et belle, comme soixante-quinze ans plus tôt. Elle avançait vers une lumière au loin. Il courut la rejoindre, lui prit la main. Au matin, Jeanne entra dans la chambre. Ils étaient couchés côte à côte. Un même sourire heureux figeait leurs visages. Enfin, la voisine appela les secours. Le médecin, arrivé sur place, contempla la scène, secoua la tête, étonné : — Ils sont partis ensemble. Sans doute, ils s’aimaient vraiment… On les emporta. Jeanne s’effondra sur une chaise près de la table. Là, elle vit les documents et le testament à son nom. Elle posa la tête sur ses bras et pleura… N’hésitez pas à liker et à partager vos impressions en commentaire !