Mon mari entretient une correspondance très animée avec une ancienne collègue

Mon époux entretient une correspondance animée avec une ancienne camarade.

Je pourrais dire que jai une chance inouïe davoir ce mari. Pour moi, il frôle la perfection masculine ! Mais, évidemment, lhomme absolument parfait semble être un personnage purement imaginaire. Avec le temps, jai découvert chez mon époux un minuscule défaut : son côté excessivement sociable, avenant et chaleureux. Daucuns pourraient juger que ce nest pas un mal si grand mais pourtant

François a une amitié profonde avec des femmes. Il ne cache jamais sa correspondance devant moi, je ny trouve rien de douteux, et pourtant cela me dérange. Depuis des années, il échange des lettres avec une ex-collègue. Camille sest mariée il y a belle lurette, puis elle est partie sinstaller à Bruxelles avec son conjoint, mais jamais elle na disparu de notre vie. Son nom résonne encore et toujours dans notre appartement parisien, comme un écho amusé.

Lorsque quelque chose dextraordinaire ou dinhabituel lui arriveau bureau quelque part sur les Champs-Élysées, ou dans les méandres du métrodeux femmes sont instantanément au courant : moi, et cette ancienne amie. Lorsquun choix important pointe le bout de son nez, il demande conseil à la fois à moi mais aussi à elle. François partage tout avec Camille, même des choses qui, en vérité, ne concernent que nous deux. Parfois, ils discutent à propos de secrets ou de tracas qui devraient nappartenir quà lintimité de notre couple. Cette situation me laisse perplexe, presque écœurée.

Je tiens à préciser que cest un mari exemplaire. Nous nous partageons les tâches ménagères à la perfection, tout est équilibré. De plus, il gagne fort bien sa vie, les euros ne nous manquent pas. Nous passons du temps ensemble, sans faute : François memmène au cinéma sur le Boulevard Saint-Germain, au théâtre du Marais ou dîner dans un petit bistrot caché. Mais je narrive toujours pas à saisir pourquoi il ressent le besoin de fréquenter une autre femme.

Cela semblera sans doute absurde, mais voilà : la jalousie me gagne. Pourtant, je nai aucune inquiétude vis-à-vis des autres collègues féminines quil fréquente au travail.

Quest-ce qui lui manque ? Que cherche-t-il dans cette amitié à part ? À quoi bon lui sert-elle, cette Camille ?

Tout cela me semble irréel, comme si nous dérivions tous sur une Seine vaporeuse, dans la brume dun rêve étrange, où lon ne distingue plus très bien le rivage du possible.

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Mon mari entretient une correspondance très animée avec une ancienne collègue
Le plus difficile dans le fait de vivre avec un chiot n’est pas ce que l’on imagine : ce n’est pas de le sortir sous la pluie ou dans le froid, ce n’est pas de refuser des invitations où il n’est pas le bienvenu, ni de retrouver ses poils partout, de laver sans cesse le sol, de payer le vétérinaire, ou de perdre un peu de liberté car ton « moi » devient un « nous ». Ce n’est même pas que ton cœur n’est plus seulement à toi… Tout cela, c’est de l’amour, c’est la vie, c’est ton choix. Le plus dur vient doucement — comme une douleur dans les os quand le temps change ou le froid qui s’insinue : tu réalises un jour qu’il n’y arrive plus comme avant. Il essaie, mais ce n’est plus pareil. Son regard fatigué dit : « Je suis là, mais chaque jour devient plus difficile. » Tu te souviens du chiot qu’il était, tu vois celui qu’il est devenu, tout à toi, confiant. Il a toujours cru en toi, que tu serais là, que tu l’aiderais, que tu le sauverais. Tu l’as fait. Mais tu ne peux pas le sauver de la vieillesse, et la plus grande douleur, c’est de savoir que pour toi il était du réconfort… mais que pour lui tu étais TOUT : sa vie entière, son ciel, son espoir. Et tu n’es pas prêt. Pas prêt à le laisser partir, à voir s’éteindre celui qui t’a appris l’amour absolu. Puis vient le silence, la place vide sur le coussin, la gamelle qui reste pleine, et ton cœur en morceaux. Tu sors sans lui, tu te surprends à murmurer « Allez, mon petit… » à la brise. Mais si tu pouvais recommencer, tu choisirais tout à nouveau : la fatigue, la tristesse, le don de soi. Car cet amour est vrai. Avoir un chien, c’est accueillir une flamme dans sa vie, une chaleur qui ne s’éteint jamais, même lorsque lui n’est plus là. Car la seule mission d’un chien en ce monde, c’est de t’offrir son cœur.