**La Belle-Fille Cache un Enregistreur Chez Sa Belle-Mère**
Clémence et Mathis étaient mariés depuis deux ans. Leur amour était solide, mais les tensions grandissaient à cause des rapports difficiles entre Clémence et sa belle-mère.
Douce et attentionnée, Clémence faisait tout pour être appréciée, surtout par sa nouvelle famille. Pourtant, malgré ses efforts, elle sentait une froideur persistante chez Margaux.
La belle-mère navait jamais osé être franchement méchante, mais ses regards, ses intonations et ses sous-entendus laissaient une gêne constante.
Chaque retour à la maison après une visite chez Margaux épuisait Clémence.
Mathis, jai limpression que ta mère ne maime pas, murmura-t-elle, inquiète.
Mathis posa son livre et soupira.
Tu imagines des choses. Elle te respecte, mais elle est simplement réservée. Tu sais combien ça a été dur pour elle de nous élever seule après la mort de mon père.
Je comprends, mais pourquoi ai-je toujours limpression quelle me critique dans mon dos ?
Cest dans ta tête, Clémence
Non ! Rappelle-toi ce quelle a dit à ta grand-mère. Elle a prétendu que jétais incapable et quelle ne maimait pas, insista-t-elle.
Tu ne sais même pas si elle parlait de toi. Parlons dautre chose. Et si on allait au cinéma demain ? proposa-t-il pour apaiser latmosphère.
Malgré cela, Clémence ne pouvait chasser ses doutes. Elle savait que Margaux méprisait sa famille, même sans le dire ouvertement.
Lors dune prochaine visite, elle décida den avoir le cœur net. Elle glissa discrètement un petit enregistreur dans la cuisine de Margaux, un appareil quelle utilisait autrefois pour ses études.
Après avoir joué son rôle de belle-fille modèle en aidant à préparer le repas, elle rentra chez elle, sans rien révéler à Mathis.
Le lendemain, elle retourna chez Margaux sous prétexte de rendre service, mais surtout pour récupérer lenregistreur. Les mains tremblantes, elle le reprit là où elle lavait caché.
Le soir venu, alors que Mathis rentrait du travail, elle lui tendit lappareil.
Écoute ça, je ten prie.
Dabord, on entendait simplement les bruits habituels dune cuisine. Puis la voix acerbe de Margaux se détachait clairement :
Je ne comprends pas que mon fils ait épousé cette fille. Elle ne sait même pas cuisiner ! Et sa famille parlons-en, ils ne savent pas faire la différence entre une casserole et une poêle !
Clémence éteignit lenregistreur, le regard mêlé despoir et de tristesse.
Tu vois bien que javais raison ? dit-elle, la voix tremblante.
Mathis, mal à laise, baissa les yeux. Il comprenait que sa mère avait franchi une ligne, mais il était aussi choqué par la méthode de Clémence.
Maman semporte parfois Peut-être parlait-elle sous le coup de la colère, hasarda-t-il.
Si cest comme ça quelle sexprime, je refuse dêtre humiliée. Si tu ne me défends pas, nous avons un problème, conclut-elle avant de sortir.
Facile à dire, plus dur à faire. Plus tard dans la soirée, Mathis sarma de courage et appela sa mère pour lui demander des excuses.
Elle a enregistré mes conversations ? Jappelle la gendarmerie ! sexclama Margaux, furieuse.
Maman, écoute-moi
Plus jamais cette fille sous mon toit ! coupa-t-elle avant de raccrocher.
Déterminé à éviter le pire, Mathis se précipita chez elle pour la raisonner.
Mais Margaux, butée, refusa même de lui ouvrir. Elle tenta de monter Mathis contre Clémence, mais ne réussit quà léloigner davantage.
Rapidement, Mathis comprit le jeu de sa mère et réduisit ses visites.







