Une jeune femme très séduisante monta à bord de l’avion d’un pas assuré, affichant d’immenses lunettes de soleil sur le visage et une élégante sacoche de marque française précieusement suspendue à son épaule.

Tu sais, il y a quelques jours, il mest arrivé une petite histoire pendant que jattendais mon vol à Roissy-Charles de Gaulle. Jai vu une jeune femme, hyper élégante, monter dans lavion dun pas décidé. Elle portait dimmenses lunettes de soleil, une robe chic et une sacoche Chanel à lépaule. Quand elle est arrivée à sa place, elle a réalisé quelle allait devoir sasseoir à côté dun homme assez âgé, au style très simple une chemise propre mais qui avait clairement connu des jours meilleurs, et des chaussures fatiguées, genre celles quon porte toute sa vie.

À peine assise, elle fait signe à lhôtesse dun air pressé :
Excusez-moi, est-ce possible de me changer de place ? dit-elle froidement, un brin hautaine. Je ne peux pas voyager à côté de quelquun aussi voyez comment il est habillé, ces chaussures si usées. Je mérite une meilleure compagnie.
Lhôtesse de lair était un peu surprise par la remarque, mais elle est restée polie :
Je suis désolée, Madame, mais toutes les places en classe économique sont prises.
La jeune femme souffle bruyamment, visiblement agacée, et se tourne vers le hublot, ignorante.

Lhomme, lui, baisse simplement les yeux. Il ne dit rien, pas un mot.
Lhôtesse, embarrassée par la situation, va en cabine informer le commandant sur cet incident. Il lécoute sans perdre son calme, et lui sourit :
Laisse-moi men occuper, on va trouver une solution.

Quelques minutes plus tard, elle revient, cette fois avec un vrai sourire :
Madame, le commandant accepte que vous changiez de place. Et nous vous prions de nous excuser pour avoir dû voyager à côté de quelquun daussi désagréable.
La jeune femme relève le menton, fière, attrape son sac et se lève rapidement, persuadée quelle va maintenant sinstaller en première classe, avec plus despace et une coupe de champagne.

Mais là, lhôtesse se tourne vers le vieil homme avec beaucoup de respect :
Monsieur, accepteriez-vous de me suivre ? Le commandant vous invite à voyager en Première classe.
Un silence absolu tombe dans la cabine.
Puis, comme par magie, tout lavion explose en applaudissements. Ça ma vraiment marqué, tu vois. Cest le genre de scène qui te donne envie de croire en la justice du quotidien.

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Une jeune femme très séduisante monta à bord de l’avion d’un pas assuré, affichant d’immenses lunettes de soleil sur le visage et une élégante sacoche de marque française précieusement suspendue à son épaule.
J’ai eu trois longues relations dans ma vie. Dans chacune, j’ai cru que je deviendrais père. Et dans les trois, je suis parti quand le sujet des enfants est devenu sérieux. La première femme avec qui j’étais avait déjà un petit garçon. J’avais 27 ans. Au début, cela m’était égal. Je me suis habitué à son rythme, à l’organisation autour de l’enfant, aux responsabilités. Mais lorsque nous avons commencé à évoquer l’idée d’avoir un enfant à nous, les mois passaient sans résultat. C’est elle qui est allée voir un médecin la première. Tout allait bien pour elle. Elle a commencé à me demander si moi aussi j’avais fait des tests. Je lui assurais que ce n’était pas nécessaire, que ça viendrait naturellement. Mais peu à peu, j’ai commencé à me sentir mal à l’aise… irritable… tendu. Nos disputes sont devenues fréquentes. Puis, un jour, je suis simplement parti. La seconde relation était différente. Elle n’avait pas d’enfant. Dès le début, nous étions d’accord, nous voulions fonder une famille. Les années ont passé, nous avons multiplié les essais. Chaque test négatif m’enfermait un peu plus sur moi-même. Elle pleurait de plus en plus souvent. Je fuyais la conversation. Quand elle a proposé qu’on consulte un spécialiste ensemble, je lui ai dit qu’elle exagérait. J’ai commencé à rentrer tard, à perdre de l’intérêt, à me sentir piégé. Après quatre ans, nous nous sommes séparés. Ma troisième compagne avait déjà deux fils adolescents. Dès le début, elle m’a dit qu’elle ne tenait pas forcément à avoir d’autres enfants. Mais le sujet est revenu. En fait, c’est moi qui l’ai relancé — j’avais besoin de me prouver que j’en étais capable. Mais à nouveau, rien. Je me suis senti à côté de ma place, comme si j’occupais un espace qui n’était pas le mien. Quelque chose de similaire s’est produit dans chacune de ces relations. Ce n’était pas seulement la déception. C’était la peur. La peur de m’asseoir devant un médecin et d’entendre que le problème, c’était moi. Je n’ai jamais fait d’examens. Je n’ai jamais eu de confirmation. J’ai préféré partir plutôt que d’affronter une vérité que je ne sais pas si j’aurais pu supporter. Aujourd’hui, j’ai plus de quarante ans. Je vois mes ex-compagnes avec leurs familles, avec des enfants qui ne sont pas les miens. Et parfois je me demande : est-ce que je suis vraiment parti parce que j’en avais marre… ou parce que je n’ai jamais eu le courage d’affronter ce qui se passait peut-être en moi ?