Dasha est rentrée chez elle plus tôt avec des spécialités offertes par ses parents. Elle voulait surprendre son mari, mais Ivan, au lieu de l’accueillir chaleureusement, l’a envoyée faire les courses. Les conséquences furent inattendues.

Claire rentra chez elle plus tôt que prévu, les bras chargés de victuailles offertes par ses parents. Elle sétait dit que surprendre Arnaud, son mari, serait une belle attention. Pourtant, au lieu dun accueil chaleureux, celui-ci lenvoya directement faire des courses. Ce qui sensuivit laissa Claire sans voix.

Le poids du sac tira sur son épaule au point quelle ne put retenir un gémissement. Depuis deux mois, une douleur sourde au bas du dos sétait installée, inséparable compagne de ce sixième mois de grossesse. Elle posa ses cabas, gorgés de confitures maison, de foie gras, de pommes croquantes, sur le bitume usé de larrêt de bus devant leur immeuble en banlieue parisienne.

Claire soupira profondément alors que le bébé gigotait, manifestement mécontent. Revenir trois jours en avance de chez ses parents, cétait tout un pari : lautocar lui avait paru interminable, surtout sur les cent derniers kilomètres quelle avait passés à guetter chaque panneau routier avec impatience.

Elle se prit à imaginer ce que pouvait bien être en train de faire Arnaud à cet instant. Probablement persuadé quelle ne reviendrait que jeudi. Pourtant, elle nétait plus quà dix minutes à pied de la maison. Mais cette petite distance lui semblait un marathon, ses cabas lui pesant comme des boulets.

Au bout de cinquante mètres, elle comprit que son dos la lâcherait avant darriver jusque chez elle. Résignée, Claire sortit son téléphone.

Allô, Arnaud ?

Claire ? Quest-ce quil y a ? Tu vas bien ? sinquiéta-t-il aussitôt.

Tout va bien. Je suis devant chez nous, à larrêt du bus. Peux-tu venir me chercher, jai beaucoup trop de sacs à porter. Maman ma encore trop gâtée

Un silence gênant pesa dans la conversation. Claire crut même que lappel avait été coupé.

Là ? Tout de suite ? Mais Tu ne devais pas revenir jeudi ! Pourquoi tu nas rien dit ?

Je voulais te faire la surprise, répondit-elle en fronçant les sourcils. Tu nes pas content ? Sil te plaît, viens maider, je suis épuisée.

Attends ! Ne bouge pas ! Enfin, oui, mais ne monte pas tout de suite En fait, on na plus rien à manger. Jai fini tous les restes hier Passe au Carrefour Market au coin de la rue, achète un peu de bœuf, le meilleur. Jai posé un RTT, donc je tai préparé un bon déjeuner pour te recevoir dignement.

Arnaud, sérieusement ? Je suis enceinte, jai deux sacs énormes, je tiens à peine debout. Je veux juste rentrer, poser mes affaires et manger un peu.

Mais Claire, comprends-moi, jaimerais que tout soit parfait ! Le supermarché est juste à côté, prends un morceau de viande, un peu de pommes de terre, car les nôtres sont flétries. Demande à quelquun de taider ou vas-y doucement. Cest pour moi, pour toi, pour nous. Je termine de taccueillir en beauté.

Claire fixa ses mains rougies par les anses. Un goût amer remonta dans sa gorge.

Tu réalises ce que tu demandes ? Tu préfères que jaille faire les courses dans mon état, alors que tu pourrais simplement descendre me retrouver ?

Je suis occupé enfin à préparer ton retour ! Si je sors maintenant, tout sera gâché. Allez, un kilo de bœuf, un petit filet de pommes de terre et cest parfait. Je tattends !

Lappel se coupa brusquement. Claire resta un instant pantoise devant lécran noir de son téléphone. Les larmes lui montèrent aux yeux sous la lumière froide du lampadaire. Elle voulait être accueillie, enlacée, pas se traîner dans la boucherie du coin. Mais peut-être quil préparait vraiment quelque chose dincroyable ? Résignée, elle traîna ses sacs jusquau supermarché.

Poussant péniblement son chariot dans les allées presque désertes, elle sentait le regard apitoyé de la caissière fatiguée. Le bœuf était lourd et le filet de pommes de terre encore plus. Quand enfin elle ressortit, ses doigts étaient crispés, douloureux.

Son téléphone sonna de nouveau.

Alors, tu as tout pris ? demanda Arnaud joyeusement.

Oui, je suis devant limmeuble. Ouvre-moi.

Attends ! Ne monte pas tout de suite, patiente sur le banc en bas. Je nen ai plus que pour dix minutes, promis.

Dix minutes ? Arnaud, je ne tiens plus debout !

Le temps de finir la surprise, sil te plaît Quelques minutes seulement !

Dépitée, Claire sassit sur le banc en bois près de lentrée, les sacs effondrés à ses pieds. Elle aurait voulu lancer le filet de bœuf à travers la fenêtre du troisième. Les minutes sétiraient sans fin. Elle rêvait à un accueil digne dun retour de voyage : des fleurs, un dîner aux chandelles Mais rien de tout cela ne justifiait de la laisser dehors, épuisée.

Après trente-cinq longues minutes, Arnaud apparut, la mine fière, une trace de sueur sur le front et la chemise à lenvers.

Te voilà ! Pourquoi tu fais cette tête ? Viens vite !

Tu es tout mouillé et tu sens la javel à quatre mètres sétonna-t-elle en se levant douloureusement.

Tu verras bien, dit-il en sautillant jusquà lascenseur.

Dans lappartement, une odeur de chlore et de désodorisant “brise marine” lagressa. Claire fit le tour : salon impeccable, tapis encore humide, meubles dépoussiérés, tout était rangé à outrance.

Alors ? Tu vois comme cest propre ? senthousiasma Arnaud.

Cest tout ? murmura-t-elle.

Tu rigoles ? répondit-il, vexé. Jai passé la matinée à tout briquer, laver, récurer. Je voulais que tu rentres dans un appartement nickel, que tu naies rien à faire !

Emue jusquaux larmes, Claire sentit une colère monter.

Pour ça, tu mas laissée attendre, enceinte, à porter des kilos de nourriture, tout ça pour laver par terre ? Mon dos me fait souffrir, Arnaud ! Javais juste besoin que tu descendes me chercher, pas que tu fasses la serpillière

Gêné, Arnaud haussa le ton :

Tu nes jamais contente ! Jai passé des heures à mactiver, tu rentres et tu râles ! Il ny a jamais eu autant dordre ici, même le jour de notre mariage !

Claire éclata en sanglots.

Pourquoi la propreté valait plus que ma santé ? Tu mas fait patienter dehors alors que je mépuisais Tu penses que javais envie de crier en rentrant ? Ce nest pas ça, vivre ensemble.

Mais tu es rentrée plus tôt ! Cest toi qui as tout chamboulé. Si tu étais venue jeudi comme prévu, tout aurait été prêt. Tu nes jamais reconnaissante…

Arnaud quitta la cuisine en claquant la porte. Le bébé donna un coup dans le ventre de Claire, qui seffondra sur une chaise. Lenvie de fuir la submergea. Après une nouvelle dispute, elle partit chez ses parents, sans rien emporter.

On tenta de la dissuader : beaux-parents, amis, même Arnaud, qui multiplia les appels et les excuses. Mais la décision de Claire était prise. Elle ne retournerait pas auprès dun homme qui donnait plus dimportance à ses sols quau bien-être de leur enfant à naître.

En quittant limmeuble, elle comprit enfin : au sein dun foyer, lessentiel nest pas la perfection, mais lattention véritable portée à ceux quon aime.

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Dasha est rentrée chez elle plus tôt avec des spécialités offertes par ses parents. Elle voulait surprendre son mari, mais Ivan, au lieu de l’accueillir chaleureusement, l’a envoyée faire les courses. Les conséquences furent inattendues.
J’ai eu ma dose — Vous n’aviez plus qu’à le mettre en famille d’accueil, comme un chaton. Bah oui, on paie et on s’en lave les mains, liberté chérie ! lâcha Madame Galina d’un ton cinglant. Marie, contrariée, serra les lèvres et tira brutalement sur la fermeture éclair de la valise. Peine perdue. Elle coinçait, tout comme cette rengaine que sa belle-mère ressortait à chaque projet de vacances. — Maman, arrête, tenta de tempérer André, le mari de Marie. Téo aussi part en vacances, c’est juste à la campagne. Chez mes beaux-parents, pas chez des inconnus. Il aura l’air pur, le potager, une piscine gonflable et du lait frais chaque jour. C’est l’idéal pour son âge. — Ce n’est pas des vacances, c’est de l’exil ! s’insurgea la belle-mère. Un enfant de trois ans a besoin de ses parents ! Et eux, ils partent à Paris faire les musées ! Et leur fils, il n’a pas besoin de culture, peut-être ? Marie maîtrisa enfin la fermeture, se redressa et planta un regard sombre dans les yeux de Galina. — Pour l’instant, non, répondit froidement la belle-fille. Il a surtout besoin d’un rythme, d’une sieste et d’un pot à proximité. Pas d’un vol de neuf heures avec escale et changement de fuseaux horaires. D’ailleurs, Galina, la dernière fois que vous avez emmené votre petit-fils au parc, c’était quand ? — J’ai déjà donné avec mon fils ! renchérit fièrement la belle-mère. Je l’ai trimballé partout, et j’ai survécu. Mais vous, rien que pour votre petit confort. Il faut aussi penser aux autres, pas qu’à soi. — Exactement ! faillit crier Marie. Aux autres ! À tous ceux qui prendront l’avion avec nous et qui devront subir les hurlements de votre petit-fils pendant deux heures. Et aux touristes qui voudront écouter le guide plutôt que “j’ai soif, j’ai envie de faire pipi, j’ai mal aux jambes !”. Les vacances avec un enfant de trois ans, c’est tout sauf des vacances ! C’est une épreuve, même pour Téo. La belle-mère bougonna et détourna la tête. — On dirait que vous en avez assez joué, des parents. Vous ne voulez plus de lui ? Il suffit juste de s’ajuster à l’enfant si on veut vraiment partir avec lui. Marie ferma les yeux et compta mentalement jusqu’à cent pour rester calme. Si seulement Galina savait le cauchemar de leur dernier séjour, elle ravalerait peut-être ses remarques. Mais comment pourrait-elle comprendre, elle qui ne participait presque jamais à l’éducation de son petit-fils ? Mais Marie, elle, s’en souvenait très bien. Un mois après ce voyage, elle en avait encore l’œil gauche qui clignotait tout seul. C’était l’été dernier. Ils avaient eu la brillante idée d’aller chez des amis à la campagne. Cent kilomètres, à peine. Les amis avaient une fille, une aire de jeux, un grand jardin. Ça promettait. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. La voiture n’a pas démarré. Les amis attendaient, les brochettes marinent… Ils ont dû acheter en urgence des billets de TER. Et la météo s’est mise de la partie : trente-cinq degrés. Les climatiseurs en panne, fenêtres grandes ouvertes, mais aucun effet. La rame de train remplie à craquer. Étouffant. Téo a tenu dix minutes. Puis il s’est mis à geindre, à se plaindre de la chaleur et de l’ennui. Il s’est mis en tête de courir dans le wagon. — Lâche-moi ! hurlait-il, se cambre dans les bras d’André. Je veux aller là-bas ! — Téo, mon lapin, ce n’est pas possible. Il y a des messieurs et des dames, soufflait André, cramoisi de honte et de fatigue, tandis qu’il tentait de contenir l’enfant gigotant. — Je veux pas rester assis ! Aaaaaah ! Téo criait si fort qu’on n’entendait plus que lui, même par-dessus le vacarme du train. Les passagers se retournaient. D’abord compatissants, puis excédés, et enfin franchement hostiles. Une dame en chemisier blanc fit une remarque ; dans un élan de protestation, Téo lança son jus. Tout le monde en prit pour son grade. Un scandale homérique. La dame criait plus fort que Téo. Marie présentait des excuses presque en larmes, offrait de l’argent pour compenser. Téo pleurait à cause du jus perdu. André grinçait des dents. Une heure et demie d’enfer. À l’arrivée, plus personne n’avait envie de vacances. Téo, stressé, refusa la sieste, chouina tout l’après-midi et manqua de renverser le barbecue. Le retour ne fut guère mieux. Et ce n’étaient que cent kilomètres ! Et la belle-mère voudrait faire le tour des musées avec un tout-petit ? Même pas en rêve. — C’est juste parce que vous l’élevez mal ! répétait la belle-mère chaque fois que Marie essayait d’argumenter. Madame Galina était pédagogue sur le papier. Une visite sur deux, elle débarquait avec des bananes ou du chocolat (auquel Téo est allergique — combien de fois l’ont-ils répété ?), jouait les mamies gâteau vingt minutes et repartait. À la rigueur, elle faisait sa photo pour Facebook. — Mais enfin Galina, qu’est-ce que ça peut vous faire, avec qui reste Téo ? demanda un jour Marie pendant une dispute. Ce n’est pas vous, de toute façon. — Je ne suis pas obligée ! Il a des parents, c’est à eux de s’en occuper. S’il y avait urgence, hôpital ou boulot, j’aiderais. Mais là… Vous le larguez comme un chaton, vous ne savez plus quoi en faire. Tout ça aurait pu rester supportable, mais ça usait les nerfs à petit feu. La belle-mère campait sur ses certitudes, imperméable à tout argument. La vie, au fond, est le meilleur professeur. Quatre ans ont filé. Téo a eu sept ans. Il parle bien, va à l’école, fait du sport… La vie de Madame Galina a aussi changé, moins gaiement : elle est veuve. Avant, son appartement résonnait de la télé et des ronflements du mari. Désormais, c’est le silence. Entre solitude et volonté de montrer à l’univers — surtout aux beaux-parents — qu’elle sait y faire, Galina propose un geste inédit. — Amenez-moi le petit ! propose-t-elle, généreusissime. Il n’est plus un bébé, il saura s’occuper. On trouvera des occupations tous les deux. — Vous êtes sûre ? hésite Marie. Il est plein d’énergie, il demande de l’attention… ou au moins un ordinateur. — Allons, me prends pas pour une débutante, rétorque la belle-mère. J’ai bien élevé son père, non ? On lira, on jouera au loto, pas besoin de vos gadgets ! Amenez-le ! Le cœur serré et les doigts croisés, ils confient Téo pour deux semaines. Ils partent, pleins d’appréhensions, en week-end. Intuition justifiée. La grand-mère imagine un tableau idyllique : un petit garçon sage, lisant une encyclopédie sur les animaux, elle à côté, tricotant et commentant. Puis on savoure la soupe, et on se balade main dans la main. Tout s’effondre une demi-heure après le départ. — Mamie, je m’ennuie ! T’as une tablette ? — Non, pourquoi j’aurais ça ? — Alors viens jouer au zombie ! T’es le zombie, moi le survivant ! — Quel zombie, voyons ? Téo, dessine donc, je t’ai pris un cahier de coloriage. — Le coloriage, c’est pour les petits ! proteste Téo, tournant en rond autour du canapé. Allez, joue avec moi ! Regarde, regarde, tu ne me regardes PAS ! Il était infatigable : avion, casseroles, jeux auxquels sa grand-mère ne comprenait rien. Indifférent à Tchekhov ou aux vieux Legos, il voulait un public, un complice, un animateur personnel. Toutes les trois minutes : « Mamie, pourquoi ? », « Mamie, on fait quoi ? », « Mamie, tu regardes ? » La grand-mère, habituée au calme, se sent lessivée avant le repas. Mais c’était le début. Le pire vint à table. Madame Galina sert fièrement du pot-au-feu de bœuf. Un plat rare, préparé exprès. Téo regarde, fait la grimace. — J’en veux pas. — Pourquoi donc ? — Y’a des oignons. Cuits. J’aime pas. — Comment ? C’est bon pour la santé ! Mange ! — J’en veux pas ! — Tu veux quoi alors ? — Pâtes au fromage. Et une saucisse. Coupée en pieuvre. La grand-mère, dubitative. — Je ne suis pas un restaurant, moi ! Téo s’en fiche et va construire une cabane avec les coussins et les chaises. Le soir, la tension de la grand-mère fait des montagnes russes. Impossible de se reposer, Téo bondit au moindre soupir : « Lève-toi, mamie, les méchants arrivent ! » Impossible de regarder l’actualité, Téo veut les dessins animés — et ne s’apaise pas pour autant. Il court dans tous les sens. Chez André et Marie, en revanche, la soirée est parfaite : sur la terrasse, ils sirotent un verre, savourent la tranquillité. Peut-être qu’ils ont été durs avec la belle-mère ? Le téléphone sonne. — Allô, maman ? — Venez le chercher ! hurle la belle-mère. Il est insupportable ! Il a retourné la maison ! Il refuse de manger ! Il saute partout, c’est un monstre ! J’appelle la police si vous n’êtes pas là dans l’heure ! Je n’en peux plus ! Raccroché. Marie repose son verre, dans lequel le vin ne sera jamais bu, ni les brochettes terminées. — Allez, on y va, soupire André. Les vacances sont finies… Ils roulent en silence, la déception au bord des larmes. Galina avait insisté, puis crise à l’arrivée. À peine ont-ils sonné que la porte s’ouvre. Madame Galina, livide, sentant le valocordin, look rescapée du Vietnam. Téo, lui, pimpant comme jamais. — Merci mon Dieu, souffle la belle-mère, poussant l’enfant dehors. Emmenez-le, ne me demandez plus jamais ça ! Cet enfant, c’est pas un enfant, c’est un démon ! Il aime rien, il saute partout, il me tue ! — C’est juste un enfant, maman, réplique André en prenant la main de son fils. Un enfant en bonne santé. On vous avait prévenus. Vous avez dit que vous y arriveriez. — Je croyais qu’il était normal ! Mais il faut voir un médecin ! gémit la belle-mère, la main sur le cœur. Partez, que je me repose ou j’y passe. Dans la voiture, Téo demande : — Maman, on retourne bientôt chez papi Jean et mamie Lucie ? — Bientôt, mon chéri. — Tant mieux… Parce que mamie Galia… elle crie tout le temps, elle sait pas jouer. Et sa soupe, elle est pas bonne. Depuis cette soirée, Galina n’a plus jamais parlé de vacances communes ni fait de reproches. Désormais, quand ils s’en vont, elle se contente de leur souhaiter « bon voyage ». Et Téo passe toutes ses vacances chez les parents de Marie. Il pêche des vers avec papi, fait la guerre et mange la soupe de mamie — sans oignons, parce que mamie Lucie connaît les goûts de son petit-fils. Les relations avec la belle-mère ne se sont pas améliorées, mais Marie s’en fiche. Plus personne ne lui fait la leçon. Et Madame Galina est restée seule avec ses bonnes certitudes et ses encyclopédies intactes, que personne n’a jamais ouvertes…