Je suis marié depuis dix ans. Avec mon épouse, nous vivons dans un appartement financé par un prêt immobilier que nous sommes en train de rembourser. Nous nosons pas encore avoir denfants, nous préférons dabord être bien installés. Jai un frère, François, lui aussi marié. Il habite avec sa femme, Amélie, dans leur petit studio à Lyon. François cumule deux emplois et en plus travaille à temps partiel. Amélie, elle, ne travaille pas, mais elle enchaîne les grossesses à une vitesse folle. Ils ont déjà trois enfants, elle attend le quatrième et parle déjà du cinquième.
En plus des enfants, ils ont contracté des crédits pour acheter divers appareils électroménagers. Mon épouse et moi les aidons souvent, parfois avec un peu dargent, parfois avec de la nourriture. Parfois, Amélie ose même exiger des choses, au lieu de demander gentiment.
Alors, il nous faut la rappeler à la réalité et refuser. Cette attitude les vexe, naturellement, mais dans quelques semaines, ils reviennent avec une autre requête. « Puisque vous navez pas denfants mais que nous en aurons bientôt quatre, vous devez nous donner votre appartement », assure Amélie.
Et nous, où doit-on aller ? Dans votre studio ? Jai demandé, incrédule face à sa demande insensée. On mettra des locataires dedans. Et vous, vous louerez à votre tour votre appartement, dit-elle calmement. Tu veux dire quon paiera le prêt et le loyer pour vous ? Évidemment, quand libérerez-vous lappartement ? Quand vous partez ? Ton cas relève plus dun hôpital psychiatrique que dun vrai appartement ! Sortez de chez moi ! Ensuite, je me débarrasserai de ce bébé.
Et ce sera de votre faute, dit-elle en quittant mon logement. Elle la fait le soir-même, discrètement, au troisième mois de sa grossesse. Les médecins ont eu du mal à la sauver. À deux heures du matin, François est arrivé à lhôpital et ma accusé violemment. Mon épouse la immédiatement éloigné et a voulu comprendre la situation. Jai tout expliqué. Elle a alors plongé la tête de François dans de leau froide pour le calmer et la mis dehors. Depuis ce jour, je nai plus de frère.







