Valérie a sacrifié son entretien d’embauche pour venir en aide à un vieil homme qui s’est effondré sur une rue bondée de Paris ! Mais en entrant dans le bureau, elle manque de s’évanouir devant ce qu’elle découvre…

Valérie venait tout juste de rater son entretien d’embauche pour porter secours à un vieil homme qui sest effondré sur le trottoir, en pleine heure de pointe à Paris ! Mais en entrant dans le bureau, elle a failli tomber dans les pommes devant ce quelle a vu

Valérie ouvrit son sac à main, dénicha quelques billets froissés en euros, et poussa un grand soupir. Sa trésorerie fondait comme beurre au soleil et trouver un boulot correct à Paris savérait bien plus corsé que prévu un vrai parcours du combattant. Elle commença à dresser mentalement la liste des essentiels, histoire de calmer les battements frénétiques de son cœur. Le congélateur contenait un sachet de cuisses de poulet et quelques steaks hachés congelés, la cuisine offrait du riz, des pâtes, et une boîte de sachets de thé. Pour linstant, un litre de lait et une baguette de la boulangerie du coin feraient laffaire.

« Maman, tu vas où ? » La petite Aimée déboula de sa chambre, ses grands yeux noisette scrutant Valérie avec inquiétude.

« Ne tinquiète pas, mon trésor, » répondit Valérie, tentant une grimace confiante pour masquer son stress. « Maman va juste chercher du travail. Mais devine quoi ? Ta tante Zoé et son fils Rémi vont bientôt venir te tenir compagnie. »

« Rémi va venir ? » Les yeux dAimée sallumèrent, ses mains tapant dans lair de joie. « Ils vont amener Pomme ? »

Pomme, le chat tigré de Zoé, était une boule de poils friande de câlins quAimée adorait. Zoé, leur voisine, sétait proposée pour garder Aimée pendant que Valérie se rendait à un entretien dans le centre de Paris, dans une boîte de distribution alimentaire. Atteindre lagence, cétait tout un périple : deux métros, un bus, et plus de temps dans les transports que dans le bureau.

Voilà plus de deux mois que Valérie et Aimée avaient emménagé dans la Ville Lumière. Valérie se gronda intérieurement pour cette aventure, franchement audacieuse : quitter tout avec une petite fille, dissiper lessentiel de ses économies dans un studio et des provisions, tout ça en espérant décrocher un emploi rapidement. Mais sur le marché parisien, décrocher un CDI, cest comme chercher une place assise dans le métro aux heures de pointe. Malgré ses deux diplômes et une détermination dacier, elle avait limpression de courir après un mirage. Dans son village natal près de Limoges, sa mère Lucie et sa sœur cadette, Camille, comptaient sur elle comme sur le pilier de la famille. On ne peut pas dire quelles étaient très douées pour se débrouiller seules.

« Pomme va rester à la maison, ma chérie, » expliqua Valérie doucement. « Les chats, tu le sais, naiment guère les expéditions en métro. Mais on ira bientôt chez la tante Zoé, et là tu pourras réveiller Pomme à coups de câlins ! »

« Moi aussi je veux un chat ! » Aimée fit la moue, bras croisés façon barricade.

Valérie éclata de rire. Aimée avait toujours cette bouderie chaque fois quon parlait de bêtes à poils. À Limoges, chez sa grand-mère Lucie, il y avait Grimalkin, leur svelte chat noir, et un petit chien féroce nommé Biscotte. Aimée jouait avec eux dès quelle en avait loccasion, et leur absence lui pesait.

« Chérie, on loue cet appartement, » lui expliqua Valérie. « Le propriétaire est allergique à tout ce qui bouge et miaule. »

« Pas même un poisson rouge ? » senquit Aimée, sourcils levés jusquau plafond.

« Pas même un poisson rouge. »

À cet instant, les bêtes à poils ou à nageoires nétaient pas le souci principal de Valérie. Une seule idée lui trottait dans lesprit : décrocher enfin un boulot. Ses derniers euros disparaissaient à vue dœil, et chaque jour amenait son lot dangoisses. Elle avait eu la présence desprit de payer six mois de loyer davance, mais cela lavait quasiment laissée sur la paille.

La sonnette résonna brusquement, tirant Valérie de ses pensées. Zoé et son fils Rémi, cinq ans, étaient à la porte. Zoé, fidèle au poste, apportait un tupperware rempli de cookies maison et une part du célèbre gâteau au citron de sa mère. Tout comme Valérie, Zoé naviguait en solo côté parental, mais vivait avec ses parents dans un appartement à deux rues de là. Mettre assez dargent de côté pour acheter quoi que ce soit à Paris ? Cest à peu près aussi probable que de gagner le gros lot du Loto.

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

sixteen − two =

Valérie a sacrifié son entretien d’embauche pour venir en aide à un vieil homme qui s’est effondré sur une rue bondée de Paris ! Mais en entrant dans le bureau, elle manque de s’évanouir devant ce qu’elle découvre…
La vie ne fait que commencer La veille au soir, Julie s’est mise d’accord avec sa copine Chloé pour démarrer la journée par un jogging matinal. Pourtant, c’était les grandes vacances à la fac, et difficile de se motiver à se lever tôt, mais il fallait bien se mettre au sport un jour. — Chloé, ne dors pas trop tard, je sais que tu es une vraie marmotte qui adore traîner au lit jusqu’à midi ! lui lança Julie la veille, tandis que Chloé promit solennellement : — Julie, je te jure, cette fois je ne raterai pas le réveil, quand il le faut, je deviens super sérieuse, tu me connais ! s’amusa-t-elle de sa propre réputation, dont Julie était la première à douter. Julie fit preuve de volonté, se leva avant même que sa mère soit partie au travail : celle-ci finissait son café tout en maugréant. — Maman, tu parles toute seule ? s’étonna la fille. — Regarde-moi ça, j’ai mis mon nouveau chemisier et paf : une tache de café, soupira la mère. — Et c’est moi qui ne fais pas attention à mes affaires ? Tu aurais pu boire ton café en tee-shirt, répliqua Julie. — Je suis pressée, il va falloir que je me change. Allez, ne remue pas le couteau dans la plaie. Et qu’est-ce que tu fais debout si tôt ? continua la mère en changeant de blouse. — Avec Chloé, on s’est motivées pour aller courir au parc, répondit sérieusement Julie. — Tu parles, rigola la mère, Chloé doit encore dormir à poings fermés, j’en suis certaine. Au fait, ça fait combien de temps que tu n’es pas allée voir Mamie ? — Maman, je lui ai téléphoné hier, on s’appelle tous les jours. — Eh bien, aujourd’hui j’aimerais que tu passes la voir. Elle m’a dit que sa tension faisait des siennes. Passe lui prendre ses médicaments à la pharmacie, achète-lui des croissants et de la confiture de fraises. Elle a 64 ans tout de même. Tu as le temps, tu es en vacances. Bon, j’y vais ! lança sa mère en quittant l’appartement. — D’accord, je vais aller voir Mamie. On se croirait dans le Petit Chaperon rouge, sauf que Maman ne m’a pas fait de tarte, sourit Julie. Ah, mince, et la course alors ? Elle appela Chloé, qui répondit d’une voix ensommeillée : — Allô… Oh mince Julie, j’ai dormi trop longtemps ! Tu es déjà au parc ? Désolée, je me réveille… — Ce n’est pas grave, finalement j’ai mission Mamie ce matin. On annulera le jogging. Je dois prendre mon petit dej, puis passer au magasin et à la pharmacie, mamie habite à l’autre bout de la ville. — Ok, alors je vais dormir un peu plus longtemps ! se réjouit Chloé en raccrochant. — Ma mère avait raison, rit Julie. Une vraie marmotte, cette Chloé. Enfin bon, j’aurais pu rester au lit aussi… Au bout d’une heure, Julie sortit de chez elle avec son sac à dos, de l’argent, la liste des médicaments et même un parapluie : le ciel était maussade. Elle mit une heure pour rejoindre la grand-mère, à l’autre bout de Paris. Midi approchait. Julie sonna. Sa grand-mère, Marie-Simone, ouvrit rapidement la porte, Julie en resta bouche bée, croyant s’être trompée d’appartement. — Mais Mamie, quelle métamorphose ! Julie n’en croyait pas ses yeux. C’est vraiment toi ? — Oui, c’est bien moi, Julie, j’ai rajeuni, tu trouves pas ? Elle tourna sur elle-même. — Mamie, ta nouvelle coupe est sensationnelle ! Et cette couleur argentée, c’est élégant, et ce vernis à ongles ! Euh, j’ose plus t’appeler Mamie ! rit Julie. — Si ça te plaît, tant mieux ! Ta maman disait que j’avais des problèmes de tension, tu m’apportes les médicaments, des croissants et de la confiture ? — Oui, mais à ce rythme, ce sont les croissants qui vont faire monter ta tension ! dit plaisamment Julie. Mamie, dis-moi, tu n’es pas tombée amoureuse, par hasard ? Tu sembles radieuse. Maman m’a envoyée te voir, elle était inquiète… — Merci, Julie, tu dois avoir plein de choses à faire, tu restes un peu ? Julie fut étonnée. D’habitude, Mamie la gardait tout l’après-midi, mais aujourd’hui, on aurait dit qu’elle souhaitait qu’elle parte. — On prend un thé ? — Julie, je vais être juste niveau temps. Prends tes croissants et ta confiture, tiens, je t’ai préparé des petites crêpes aussi. Voilà, tu prends tout ça comme une ration de survie ! plaisanta Marie-Simone. — D’accord Mamie, alors je rentre, fit Julie, mais elle pensait : tout ça n’est pas net… Mamie doit avoir un amoureux, c’est certain ! En descendant l’escalier, Julie réfléchit intensément. — Je vais enquêter là-dessus. Ce n’est pas normal que Mamie me mette à la porte ! Il doit y avoir un papy là-dessous… ou alors une sortie avec ses copines, elles vont souvent au théâtre, au cinéma, parfois au café. Elle me l’a déjà raconté. Dehors, Julie se posta derrière les garages de l’immeuble et observa. Bientôt, Marie-Simone sortit en tailleur flambant neuf et prit la direction du parc… — Mamie s’est fait toute belle… Où va-t-elle ? Julie la suivit prudemment jusqu’au parc, où un monsieur aux cheveux argentés l’attendait avec un bouquet de fleurs. Marie-Simone reçut les fleurs, un baiser sur la joue et le lui rendit. — Incroyable ! Mamie amoureuse, et moi qui croyais qu’à leur âge, l’amour n’existait plus ! Et le voilà qui lui prend la main… Julie, cachée derrière un buisson de lilas, pensa qu’ils allaient rebrousser chemin, mais non. — Ils vont vers la terrasse du café ! se dit-elle. C’est alors qu’elle remarqua un jeune homme filmer la scène au téléphone. — Hé ! Toi, là ! Pourquoi tu filmes ma grand-mère, tu n’as pas le droit ! Le jeune homme, surpris, mit un instant à répondre puis déclara : — Journaliste… Peut-être que je veux écrire un article sur l’amour chez les seniors. Julie soupira, agacée : — De l’amour, là ? Laisse-moi rire… Aujourd’hui, il y a tellement d’arnaqueurs qui en veulent au logement de nos chères mamies, tu ne trouves pas ? — Tu es sérieuse ? s’étonna-t-il. — Sérieuse à 100 %. Et pourquoi ma grand-mère, d’ailleurs ? Je te l’interdis, c’est privé ! Ce “prétendant” veut peut-être lui piquer son appartement ! Le garçon sembla vexé. — Si tu veux savoir, ce prétendant-là habite un trois-pièces dans le centre de Paris. J’habite chez mon grand-père en ce moment, mes parents refont leur appartement. — C’est ton grand-père ? — Oui, Eustache. Je le trouve bien changé ces derniers temps : il se rase tous les deux jours, a acheté un jean neuf, m’a même demandé de choisir un parfum ! J’ai tout de suite compris qu’il se tramait quelque chose. On ne sait jamais, si c’était une croqueuse d’héritage qui veut lui piquer son appartement… Il faut veiller au grain. — Donc, le monsieur avec ma mamie, c’est ton grand-père ? Moi, c’est Julie. Et toi ? — Arthur, répondit-il en souriant. Au fond, je propose qu’on les laisse tranquilles, non ? Je ne suis pas contre. — Moi non plus. Qu’ils profitent ! Et Mamie, alors… — Au fait, Julie, on se connaît à peine mais si on allait au cinéma ensemble ? Il y a un nouveau thriller à l’affiche. — Bonne idée ! acquiesça Julie. Trois mois plus tard, Marie-Simone appela sa fille : — Dis, la petite Julie est à la maison ? — Oui, pourquoi ? — J’ai une grande nouvelle à vous annoncer. Mon ami Eustache m’a demandée en mariage, et j’ai dit oui ! Vous êtes invitées à la cérémonie ! — Mamie ! cria Julie. Je te félicite, mais à votre âge, à quoi bon se marier ? Vous n’allez pas faire d’enfants ! — Julie, on vit selon la loi ! Dans notre génération, c’est comme ça. Pas comme vous, les jeunes, qui vivez deux semaines ensemble puis vous séparez… Avec Eustache, c’est du sérieux. — Maman, Julie a raison… Pourquoi se marier, vivez simplement ensemble ! intervint la fille. — Ma chérie, le meilleur âge pour se marier, c’est celui où on tombe amoureux… L’amour n’a pas d’âge, c’est bien connu ! Et à mon âge, qui sait, la vie ne fait peut-être que commencer, s’amusa Marie-Simone. Si l’amour frappe à la porte, il faut foncer à la mairie ! — Bon, alors félicitations ! On va préparer la fête, dit la fille. — Et tu sais que Julie sort avec Arthur, le petit-fils d’Eustache ? demanda la grand-mère. — Je sais ! Elle m’en a parlé, elle a l’air enchantée ! N’est-ce pas, Julie ? — Oui, Mamie, j’adore Arthur, il est super… comme ton Eustache ! éclata de rire Julie. Quelques jours plus tard, toute la famille célébrait les noces de Marie-Simone et d’Eustache dans un petit café plein de charme. Le bonheur était au rendez-vous.