Comment mon mari aidait secrètement sa mère pendant que je navais rien pour habiller notre enfant
Moi et mon mari ne roulons pas sur lor nous faisons de notre mieux pour joindre les deux bouts. Nous travaillons tous les deux, mais nos salaires sont modestes, pour ne pas dire maigres. Nous avons une petite fille de quatre ans. Vous imaginez bien quélever un enfant aujourd’hui coûte cher ; tout devient un défi avec peu dargent.
Et voilà que mon mari a décidé, sans prévenir, d’aider sa mère à payer son loyer. Alors que nous peinons nous-mêmes à finir le mois, il donne encore de largent à ma belle-mère. Elle est pourtant en pleine forme, elle pourrait très bien prendre un emploi à temps partiel. Moi-même, jirais volontiers travailler davantage, mais il faut bien que quelquun garde notre fille après la maternelle. Jai demandé à ma belle-mère mille fois de sen occuper, elle refuse toujours sous prétexte quelle na pas la force, que sa santé est fragile.
Mais un jour, jai découvert que ma belle-mère était partie en vacances, et pas dans nimporte quel endroit : un séjour assez haut de gamme. Mon mari me la annoncé de but en blanc. Non seulement il ne men avait pas parlé, mais il voulait maintenant que jaille à lautre bout de Paris moccuper de ses plantes ! Ce fut une claque. Au lieu de perdre mon temps avec ses fleurs, jaurais pu utiliser ce temps pour gagner un peu dargent, rien que pour acheter une paire de chaussures à notre fille.
Mais ce qui ma réellement fait tomber des nues, cest autre chose. Depuis quelque temps, ma belle-mère mène un train de vie plutôt chic : des sacs à main coûteux, des robes directement sorties de chez les créateurs, des accessoires tous plus raffinés les uns que les autres. Je me demandais franchement doù venait tout cet argent. Mon mari me répétait sans cesse que sa pauvre mère ne pouvait même pas régler son loyer, et voilà quelle se pavane comme une bourgeoise en vacances de luxe. Peut-être a-t-elle trouvé un généreux mécène ?
Puis un soir, jai remarqué que mon mari portait souvent la même sacoche, toujours bien remplie. Profitant dun moment où il était sous la douche, jai fouillé. À lintérieur, jai découvert du matériel informatique. Un des ordinateurs métait familier il appartenait à mon amie Solène. Le lendemain, en arrivant au bureau, Solène ma appris que mon mari faisait des réparations pour arrondir ses fins de mois.
Ah, voilà doù venait largent ! Quand je lai confronté, il ma avoué, sans détour, quil utilisait tous ses gains pour aider sa mère.
Donc, moi et ma fille, on recycle nos vieilles chaussettes trouées, on na plus rien à se mettre alors que ta mère soffre des séjours à Deauville et shabille chez Saint Laurent ?
Ce sont MES économies. Jen fais ce que je veux, répondit-il froidement.
Je nai pas eu besoin den dire plus. Puisquil tient tant à sa mère, quil aille vivre avec elle. Ce choix me paraît juste, nest-ce pas ?







