« Sortez de ma maison ! » ai-je dit à ma belle-mère, alors qu’elle recommençait à me mettre mal à l’aise avec ses insultes.

«Sors de chez moi!» jai lancé à ma bellemaman quand elle a recommencé à me pousser des piques.

Le seul truc qui ma toujours glacé le sang, cétait la colère de ma bellemaman, sur qui je métais déjà mariée une fois. Mais, sur ce point, jai eu de la chance. Mon premier mari, Alain, venait dun orphelinat, il navait jamais connu de parents. Notre mariage na duré que cinq ans, puis jai demandé le divorce. Jétais encore étudiante à luniversité quand on sest mariés. Au bout dun an, Alain a commencé à boire, à sendetter, et ses problèmes ont fini par peser sur moi. Jai dû abandonner mes cours, prendre un boulot et rembourser ses dettes.

Avec cette union, je nai récolté que des galères. Quand le divorce a été prononcé, un poids sest levé: enfin, plus de soucis.

Pendant deux ans, je suis restée seule, je me suis remise, je me suis reconstruite petit à petit. Puis jai rencontré Robert Lefèvre. Il nétait jamais marié, jamais engagé, et les choses ont filé à toute vitesse. Il ma demandé en mariage, et jai dit oui. On est allés chez sa mère, à Lyon.

Dès le seuil, jai vu le visage renfrogné de Madame Lefèvre. Elle ma lancé un «Bonjour» glacé, puis sest retirée dans une autre pièce. Au début, je nai rien pigé; je pensais que cétait mon look ou ma tenue qui posait problème. Mais non, jétais bien sobre. Au repas, ma bellemaman ma dévisagée, silencieuse, un regard qui me mettait mal à laise. Quand je suis rougie, elle a sorti le grand jeu.

«Alors, ma fille, aucune formation?» a-t-elle dit avec un léger sourire méprisant. Jai hésité un instant, puis jai répondu calmement en sirotant mon thé.
«Oui, mon parcours est inachevé, jai dû interrompre mes études, mais je compte bien les reprendre.»

Elle a grogné.
«Tu veux reprendre tes études? Et quand tu seras femme, tu feras quoi? Élever les enfants, cuisiner pour ton mari, nettoyer la maison? Tu te prends pour une princesse!» a-t-elle ricanné, a repris une gorgée de thé et a déposé la tasse. «Je te le dis tout de suite, mon fils na pas besoin dune vierge comme toi.»

«Vous êtes moyenne, tant sur le plan du physique que de la silhouette, et vous navez aucun sens.»

À cet instant, je me suis sentie piquée au vif. Jai sauté de ma chaise, couru aux toilettes et jai éclaté en sanglots. Une femme que je ne connais pas me traitait de la sorte, et mon mari restait muet. On a finalement quitté la maison au plus vite.

Je nai plus jamais voulu revenir, mais Madame Lefèvre narrêtait pas de venir chez nous, à chaque visite, elle essayait de me blesser dune façon ou dune autre.

Jai fini par consulter un psychologue pour comprendre ce que je devais faire. Après quelques séances, jai réalisé que ma bellemaman était une manipulatrice typique et que je métais faite victime en la laissant me provoquer. La prochaine fois quelle a recommencé, je lui ai simplement demandé de sortir de chez moi.

On ne se voit plus, et ça mest égal. Et Robert na rien à dire dans tout ça.

Voilà, ma vieille, jai besoin de déverser tout ça, et je suis soulagée den parler.»

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« Sortez de ma maison ! » ai-je dit à ma belle-mère, alors qu’elle recommençait à me mettre mal à l’aise avec ses insultes.
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