Ce jour-là, tout devait être parfait : les fleurs, la musique, les invités en tenue élégante et la robe immaculée de la mariée. Le marié, rayonnant, était accompagné de son fidèle chien Gaston, un compagnon quil avait dressé à le suivre partout. Gaston, calme et affectueux, était bien plus quun animal de compagnie presque un membre de la famille.
Mais la mariée, Élodie, semblait avoir une aversion inexplicable pour Gaston. Elle fronçait le nez dès quil sapprochait, se plaignait de son odeur et exigeait quon léloigne. Le marié tentait de calmer le jeu, assurant que Gaston ne gâcherait rien, mais Élodie restait inflexible.
Pendant la cérémonie, Élodie devint de plus en plus insupportable : elle critiqua la mère du marié, se moqua dun cadeau dinvité et commença à vider les flûtes de champagne à un rythme inquiétant. Le marié, gêné, gardait son calme après tout, cétait un jour sacré.
Puis, linattendu se produisit : Gaston, dordinaire si doux, mordit soudain Élodie à la main. Hurlant de douleur, elle saisit une bouteille pour frapper le chien, mais le marié intervint. En comprenant pourquoi Gaston avait réagi ainsi, il mit fin aux festivités sur-le-champ.
Le point culminant ? Gaston, paisible à côté de son maître, se fit écraser la queue volontairement par Élodie, qui le défiait du regard. Le chien, blessé, répliqua en lui mordant la main. Tous restèrent pétrifiés.
Ne touche pas à mon chien, cest toi qui las provoqué ! lança le marié, glacial.
Cétait un accident ! Jai marché sur sa queue sans faire exprès ! cria Élodie, le visage déformé par la colère.
Un accident ? Et cette bouteille, cétait aussi un accident ?
Élodie bégaya :
Je ne savais plus ce que je faisais la douleur, le choc
Le marié saccroupit près de Gaston, qui tremblait, les oreilles plaquées.
Quel choc ? dit-il dune voix tranchante. Tu frappes toujours ceux qui sont plus faibles que toi ?
Élodie, muette, serra sa main blessée.
Le marié se releva et déclara, dun ton ferme :
Il ny aura pas de mariage.
Il serra Gaston contre lui, recevant en retour une léchouille reconnaissante. Les invités, stupéfaits, échangèrent des regards complices.
Alors, a-t-il eu raison, ce marié ?





