La femme s’installa sur le siège arrière et réalisa que son fils n’y rentrerait plus.

La femme sassit sur le siège du fond et réalisa que son petit garçon ne tiendrait plus dessus.

Nous, Pierre, Claire, nos deux fils Lucas et Théo, étions en vacances à Marrakech. Un jour, un événement inattendu vint troubler notre rêve.

Nous avions réservé une excursion qui promettait de nous emmener vers des lieux insolites, inaccessibles à pied. Nous décidâmes de consacrer une journée entière à cette aventure.

Nous achetâmes quatre billets, chacun garantissant un siège réservé. Peu après, une femme corpulente, portant un bébé, monta à bord de lautocar. Elle se faufilait dans lallée, pressée comme une sardine. La mère sinstalla sur le siège arrière et constata que son fils ne pouvait plus sy glisser. Elle se leva alors, cherchant désespérément un autre emplacement libre pour son enfant.

Elle parcourut nos rangées, fixa nos fils élancés et décida de placer son petit à côté deux.

Pierre sinterposa, rappelant que nous avions payé ces places et quil nétait pas question de pousser les enfants. La femme ne céda pas ; elle se lança même dans une dispute avec le guide touristique.

Elle tenta de nous convaincre que nous devions « nous mêler aux gens » et même proposa dinterrompre la visite, de rendre nos billets et de repartir. Dautres touristes, comme sortis dun tableau surréaliste, se joignirent à elle, nous appelant « les selfieurs » en riant.

Nos enfants, fatigués par létrange scène, finirent par se lever pour que la balade reprenne, tandis que le conducteur attendait que la querelle se calme. Latmosphère était, quoi quil en soit, complètement gâchée.

Je me suis demandé : étaiton dans notre droit ? Pourquoi nos enfants devraient-ils voyager dans un espace si exigu alors que nous avions acheté les billets ? Quen pensezvous ?

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La femme s’installa sur le siège arrière et réalisa que son fils n’y rentrerait plus.
Tu ne l’aimes pas, mais on était bien ensemble, essayons de repartir à zéro, tu veux bien ? Nous avons divorcé il y a trois ans, dans le calme et sans rancune, comme nous l’avons écrit dans notre déclaration : « nos caractères étaient incompatibles ». Au début, notre fille pensait que ce n’était qu’une dispute, que papa était simplement parti quelques temps. Le week-end, ils s’amusaient beaucoup, se voyaient, puis, le soir, nous dînions tous ensemble avant que Robert reparte, et Alina traînait près de la fenêtre à surveiller son papa… La semaine dernière, ma fille a fêté ses six ans. Ces douze derniers mois, elle et Robert ne se sont pas souvent vus. Deux raisons l’expliquent. Robert a rencontré une femme, et ne pouvait plus voir sa fille tous les week-ends ; moi-même j’ai fait la connaissance d’un homme. J’ai rencontré Alain lors d’une sortie dans une réserve naturelle. Alina et moi étions un peu à la traîne du groupe, Alain aussi, occupé à regarder autour de lui, et il ne s’est pas rendu compte qu’il était distancé. Nous avons fini par rejoindre le guide et avons échangé nos numéros. Comparé à Robert, Alain parlait peu, mais a su inspirer confiance. Il ne promettait rien qu’il ne tienne et n’oubliait jamais rien. En tout le temps où nous nous sommes fréquentés, il ne s’est jamais trompé ou perdu dans ses paroles, jamais en retard. Si Alain promettait quelque chose, je savais qu’il s’y tiendrait. Avec Robert, il y avait toujours des tensions, sûrement liées à son manque d’engagement, et c’est pour ça que nous nous sommes quittés… Robert et Alain devaient tous les deux venir à la fête d’anniversaire de ma fille. J’appréhendais leur rencontre et leur comportement en société. Ma fille attendait impatiemment son père, même si elle était en bons termes avec Alain. Tous les invités sont arrivés à l’heure, sauf mon ex-mari. Alina m’a demandé de patienter, alors j’ai bravé le temps mort en repassant des souvenirs et des anecdotes. Finalement, le papa est arrivé ! Avec un énorme paquet cadeau et un bouquet splendide pour moi. J’étais un peu gênée. Alain s’est présenté, et Robert, comme si les trois années de séparation n’avaient jamais existé, a pris la place du maître de maison : il a placé les invités, supervisé le service… tout comme avant. Alina ne quittait pas son père, tandis qu’Alain, voyant ça, ne semblait pas à l’aise, bien que je lui accorde toute mon attention. Au bout d’un moment, Alain s’est excusé, prétextant un dossier urgent ramené au domicile, et il est parti. Après son départ, Robert s’est montré plus familier encore. Alors qu’on allait chercher le gâteau en cuisine, je l’ai prié de se calmer, mais mon ex-mari m’a soudain dit : – Tu ne l’aimes pas, mais nous, on était bien ensemble, essayons de reprendre à zéro, d’accord ? J’étais un peu décontenancée mais j’ai répondu : – Non, mon cher, je ne veux pas. On ne ferait que s’abîmer. Il n’y a qu’Alina qui nous lie, il faut s’en tenir là. Je suis heureuse que tu sois présent pour elle, qu’elle t’attende, mais moi je ne t’attends pas, surtout après ta nouvelle relation. – C’est différent, c’est physique, pas affectif, je ne passerai pas ma vie avec elle… – D’autant plus, il te faut quelqu’un avec qui bâtir un vrai lien, pas… Les invités se sont éclipsés peu à peu. Robert est resté le dernier, m’a aidée à faire la vaisselle, a couché notre fille, et espérait visiblement que je lui demande de rester. Quand il a compris qu’il n’y aurait pas d’invitation cette fois, il n’a rien troublé, m’a remerciée, embrassée sur la joue, puis est parti… J’ai appelé Alain pour lui proposer un pique-nique le lendemain. Il s’est réjoui comme un enfant, m’a promis de tout reporter et de venir nous chercher, Alina et moi, à neuf heures tapantes. À neuf heures précises, la sonnette a retenti, et Alina a crié : « Génial ! L’anniversaire continue ! ». Nous avons passé une superbe journée tous les trois dehors. De retour à la maison, j’ai demandé à ma fille : – Alina, ça t’embêterait si Alain venait vivre avec nous ? Elle m’a regardée sérieusement et m’a dit : – Toi, tu l’attends toujours, alors comme ça, tu le verras tous les jours…