Il a refusé dépouser sa petite amie enceinte. Sa mère la soutenu, mais son père a défendu lenfant à venir.
Il a refusé de se marier avec la jeune fille enceinte. Sa mère était de son côté, mais son père a pris la défense du bébé.
Papa, jai une nouvelle. La voisine, Amélie elle est enceinte. Cest de moi, a déclaré Théo à peine entré dans la maison.
Pierre, son père, resta immobile un instant avant de répondre calmement :
Alors, épouse-la.
Tu es fou ? Je suis encore jeune. Ce nest pas le moment de fonder une famille, et puis on ne sortait même pas sérieusement
Sérieusement ? Le père esquissa un sourire froid. Donc, pour courir après une fille, tu étais un homme, mais quand il sagit dassumer tes responsabilités, tu deviens soudain un enfant. Très bien. Sans un mot de plus, il appela sa femme dune voix forte : Élodie ! Viens ici !
Élodie entra dans la cuisine, sessuyant les mains sur son tablier :
Quest-ce quil y a ?
Écoute. Notre fils a mis une fille enceinte et refuse de lépouser. Amélie, la fille des voisins. Et maintenant, il veut se cacher comme un lâche.
Élodie ne sembla même pas surprise. Son visage se durcit :
Et il a raison. Pourquoi faire entrer ici la première venue ? Les filles daujourdhui sont rusées : elles cherchent un homme avec de largent, tombent enceintes et exigent le mariage. Et après, on découvre que lenfant nest même pas de lui. Quil fasse un test. Et puis, il ne faut pas mettre la pression sur Théo, il est encore jeune. Cest un homme, cétait difficile de résister. Mais nous ne sommes pas obligés délever un enfant qui nest peut-être pas le sien.
Pierre respira profondément et murmura :
Et si cest vraiment son fils ?
Et alors ? Sommes-nous obligés de porter cette responsabilité ? Dis-lui de faire le test et on verra bien.
Elle tourna les talons et retourna dans la cuisine, laissant Pierre seul avec son fils.
Tu sais, moi aussi, jai été jeune un jour, commença-t-il. Jen ai aimé une, mais jen ai épousé une autre. Pas par amour, mais par responsabilité. Parce quêtre un homme, ce nest pas seulement une question de passion, mais aussi de choix et de conséquences. Ta mère était enceinte. Je ne savais pas si je pourrais rester avec elle, mais je savais une chose : lenfant ny était pour rien. Mon sang, ma conscience. Et tu sais quoi, Théo ? Malgré tout, je nai jamais regretté dêtre resté.
Trois mois passèrent. Le test ADN donna une réponse claire : avec une probabilité de 99,9 %, Théo était le père de lenfant dAmélie.
Et alors ? rétorqua Élodie lorsque Pierre posa le rapport devant elle. Oui, cest le père. Mais ça ne veut pas dire quAmélie vivra sous ce toit. Elle nentrera pas ici. Cest moi qui le dis !
Théo resta assis, évitant le regard de son père. Son expression montrait clairement quil avait choisi le camp de sa mère. Il serra les poings, mais ne dit rien.
Pierre se leva lentement de la table :
Si vous avez déjà pris votre décision, écoutez maintenant la mienne.
Sa voix était grave, mais ferme :
Tant que je serai en vie, mon petit-fils ne manquera de rien. Jachèterai un terrain, je construirai une maison, et luimon sangaura tout ce que jai gagné. Et vous deux, vous ne pouvez plus compter sur mon aide. Je refuse de participer à cette honte. Théo, à partir daujourdhui, tu nes plus mon fils. Tout ce que jai ira à cet enfant. Vous ne verrez pas un seul centime de moi.
Élodie explosa :
Tu as perdu la raison ? Tu veux déshériter ton propre fils ?
Pierre ne répondit pas. Il se contenta de tourner les talons et partit, ignorant les cris et les insultes. Théo resta là, immobile, incapable de croire que son père avait prononcé ces mots. Mais il le savait : si Pierre le disait, il le ferait.






