Grands-parents turtingi, mais sans soutien : pourquoi nous refusons leur aide pour l’apport initial

**Journal de Pierre 15 Octobre**
Les parents de mon mari sont riches, mais ils ont refusé de nous aider pour lapport de notre premier appartement. Des grands-parents comme ça, mon enfant nen a pas besoin.
Mon mari, Théo, vient dune famille aisée. Ils vivent dans une grande maison du 16e arrondissement de Paris, possèdent plusieurs voitures et voyagent régulièrement. Moi, jai grandi dans une famille modeste, dans un petit village près de Lyon. Quand jai rencontré Théo et que nous avons décidé de nous marier, nos différences ne comptaient pas. Nous étions jeunes, amoureux, et déterminés à construire notre vie par nous-mêmes. Bien sûr, nous naurions pas refusé un coup de main si on nous lavait proposé.
Avec Théo, nous rêvions depuis longtemps davoir notre propre appartement. Fatigués denchaîner les locations étroites, où quelque chose tombe toujours en panne le papier peint se décolle, le robinet fuit, et les propriétaires attendent quon parte. Les parents de Théo connaissaient nos difficultés, mais faisaient semblant de ne rien voir. Ils avaient visiblement les moyens, mais pas lenvie.
Mes parents habitent loin, en Provence. Leurs revenus sont modestes, et je nai jamais compté sur leur aide. Quant aux parents de Théo, bien quils vivent dans la même ville, nous avons choisi de prendre notre indépendance après le mariage. Nous travaillions sans relâche, renonçant même aux vacances pour économiser. Eux le savaient, mais préféraient rester à lécart.
Un soir, nous sommes allés dîner chez eux. Comme dhabitude, ma belle-mère ma demandé quand elle serait grand-mère. Jai saisi loccasion :
* On y pensera quand on aura notre appartement. Pour linstant, on na même pas de quoi faire lapport.*
Elle a simplement haussé les épaules, sans un mot. Son regard était vide, comme si mes paroles sétaient évaporées.
Quelques mois plus tard, jai appris que jattendais un enfant. La nouvelle a tout bouleversé. Nous lavons annoncée aux parents de Théo, ravis à lidée dêtre grands-parents. Ils parlaient déjà de soccuper du petit. Alors, jai osé leur demander sils pouvaient nous aider pour lapport. Un enfant a besoin dun chez-soi, non ?
Mais ma belle-mère a soudain changé de visage. * On na pas dargent de côté, désolée*, a-t-elle répondu froidement. Un mensonge ! La veille, mon beau-père se vantait dacheter un nouveau SUV. Largent pour une voiture, oui, mais pas pour le logement de leur fils et petit-enfant ?
Jai retenu ma colère, mais intérieurement, je bouillais. Notre rêve sécroulait. Il faudra continuer à entasser nos vies dans un deux-pièces.
**Leçon du jour :** On reconnaît lamour aux actes, pas aux promesses. Et parfois, la famille la plus proche est celle quon se choisit.

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