Cadeau Porte-Bonheur : Un Présent pour Attirer la Chance et le Bonheur

Oh là là, quelle journée catastrophique ! Léa jeta un coup dœil à sa montre et accéléra le pas, bien quelle marchait déjà presque en courant. Si je suis en retard, ça va être ma fête

Ce jour de novembre glacial et humide ninvitait vraiment pas à la promenade. La gadoue, le ciel gris et bas, cette pluie fine et désagréable qui frôlait la neige Et pour couronner le tout, il avait gelé pendant la nuit, et maintenant Léa, le nez enfoui dans son écharpe, gémissait à chaque fois quelle glissait sur une flaque recouverte dune mince couche de glace. Devant larrêt de bus, elle finit par tomber et, ny tenant plus, laissa échapper un juron sonore.

« Oh là là ! Ma maman disait que ce nest pas bien de jurer dans les lieux publics ! »

Un garçon dune dizaine dannées la regardait avec un sourire moqueur.

« Vous voulez de laide ? »

Léa secoua la tête. À quoi bon ? Son joli manteau clair, acheté sans penser au côté pratique, était maintenant une loque sale. La flaque nétait pas profonde, mais cen était assez pour comprendre que ses plans pour la journée étaient bouleversés. Julien allait être furieux

« Alors comme ça, vous ne courez plus ? »

Le garçon, visiblement, navait pas lintention de la lâcher. Léa se releva, essayant tant bien que mal dépousseter son manteau tout en sentant le froid transpercer son pantalon trempé, et lui lança un regard noir.

« Ne vous fâchez pas ! Je ne voulais pas vous vexer. Cest juste Tenez ! Prenez-le, daccord ? Je dois aller à lécole, et il va geler dehors. Je ne peux pas le garder, on a déjà un chien. Et jai déjà loupé le premier cours. Ma mère est compréhensive, mais si je rate les autres aussi, elle ne va pas apprécier. »

Un minuscule chaton tremblait lorsque le garçon le sortit de sous sa veste.

« Un chat porte-bonheur » Léa tendit machinalement la main pour le caresser.

« Un quoi ? » Le garçon leva les sourcils, étonné.

« Porte-bonheur. Tu vois sa couleur ? Un mélange de tout. On dit que ces chats apportent le bonheur, la chance et largent. »

« Alors cest parfait ! Il vous est destiné ! Pour la chance ! Prenez-le, sil vous plaît ! »

Léa secoua la tête.

« Je ne peux pas ! Je naurai pas le temps de men occuper. »

Mais le garçon nécoutait déjà plus. Il fourra le chaton dans les bras de Léa, fit un signe de la main et sauta dans le bus qui venait darriver.

« Il vous apportera le bonheur ! Cest sûr ! » Ses dernières paroles se perdirent dans le bruit de la rue, et Léa réalisa soudain quelle était plantée là, trempée, couverte de boue, avec un chaton dans les bras. Elle était en retard partout, et maintenant, plus aucune raison de se presser.

« Eh bien » Léa eut un petit rire en repensant aux mots du garçon sur les jurons en public. « La journée devient moins ennuyeuse Quest-ce que je vais faire de toi, mon petit bonheur ? »

Elle serra le chaton contre elle, caressant son petit corps tremblant.

« Je nai jamais eu de chat. Comment on sen occupe ? Quest-ce que tu manges ? »

Le chaton miaula pitoyablement, et Léa soupira. Bon, et maintenant ? Elle ne pouvait quand même pas labandonner ici. Elle se sentit soudain triste pour lui et pour elle-même. Elle était un peu comme lui, sans attache, sans personne depuis la disparition de sa mère.

Son téléphone vibra dans sa poche, et Léa glissa le chaton sous son manteau.

« Là, cest mieux ? »

Elle jeta un œil à lécran et grimace. Julien.

« Tes où ? » Sa voix était glaciale, et Léa se raidit, prête à se justifier comme dhabitude.

« Je suis près de chez moi, à larrêt de bus. Je suis tombée. »

« Tu as fait quoi ? »

« Jai glissé et je suis tombée. »

« Daccord. Tu tiens debout, oui ou non ? Je dois encore tattendre longtemps ? »

Léa soupira, calculant le temps quil lui faudrait pour se remettre présentable.

« Je tai posé une question ! Longtemps ? Ma mère ne sera pas contente si on est en retard. »

« Je » Léa sapprêtait à répondre quand un petit nez rose émergea de sous son manteau, et le chaton éternua. Elle sursauta, faillit lâcher son téléphone. « Julien, je ne pense pas quon puisse aller chez ta mère aujourdhui. Je suis trempée, sale, et »

« Tentends ce que tu dis ? Tu te rends compte ? Ou cest juste un jeu pour toi ? » Julien, comme toujours, explosa, et Léa éloigna le téléphone de son oreille. « On prépare cette visite depuis des semaines ! Jai demandé à ma mère de préparer un repas. Je lui amène ma future femme ! Et toi ?! »

« Mais on y est déjà allés. Et elle sait quon va se marier. »

« Et tu penses que cest une excuse valable ? » Sa voix vibrait de colère.

Léa garda le silence, regardant les yeux du chaton qui la fixait avec une étrange intensité.

« Tu mécoutes ? Pourquoi tu ne dis rien ? » Le monologue de Julien sarrêta net, et Léa comprit quil se calmait. Cétait toujours comme ça. Dabord une explosion, puis une discussion calme. Au début, elle ne comprenait pas comment gérer ça. Julien était le premier homme avec qui elle avait une relation sérieuse. Elle ne savait pas comment on était censé communiquer avec un homme.

Léa avait grandi dans un environnement très paisible. Sa mère, sa grand-mère, son grand-père personne ne lui avait jamais élevé la voix. Elle ne connaissait pas son père. Il était parti quand elle était toute petite. Sa mère avait décidé que sa vie sentimentale sétait arrêtée avec la disparition de lhomme quelle aimait et sétait consacrée à sa fille, à ses parents âgés et à son travail. Léa, comme sa mère, était une enfant tardive. Si Élodie, sa mère, était née quand ses parents avaient près de quarante ans, Léa était venue au monde alors quÉlodie en avait quarante-trois.

« Pourquoi si tard, maman ? »

« Parce que jétais stupide. Jai voulu faire carrière. Jadorais mon métier. Tu comprends, chirurgien, cest pire que de travailler à lusine. Toujours sur le qui-vive. Comme un scout. Et si tu ne veux pas perdre ton niveau, il faut pratiquer sans arrêt. Alors je nai jamais arrêté. Jaurais dû tavoir plus tôt, ma chérie. Beaucoup plus tôt. Et peut-être pas que toi. Quand je ne serai plus là, avec qui tu resteras ? »

Léa posait sa main sur la bouche de sa mère pour lempêcher de parler. Elle ne voulait même pas y penser. Elle savait que la peur de sa mère de ne pas la voir grandir était si forte, comme si elle savait quelque chose à lavance. Chaque fois quune étape importante de la vie de Léa se terminait le passage au collège, le brevet, le bac, lentrée à luniversité sa mère soufflait, soulagée.

« Parfait ! »

Léa navait rien su de ses problèmes de santé jusquau dernier moment. É

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

ten − 5 =

Cadeau Porte-Bonheur : Un Présent pour Attirer la Chance et le Bonheur
Vaincre la violence conjugale : Le parcours de Marina vers la liberté et l’espoir