Lorsque Paul a ramené sa petite amie à la maison, son père est resté figé, le visage couvert de sueur.

**Le premier affront de Pierre: une leçon gravée à jamais**

Depuis tout petit, PierreDubois se sentait fragile à cause de sa petite taille. Au jardin denfants, il était le plus petit même les filles semblaient le dépasser. Aucun camarade ne le cherchait; il jouait seul, et quand les autres semparaient de ses jouets, il gardait le silence, supportait le sort sans jamais se plaindre à ses parents.

À lécole, rien ne changea. On lappelait «le miette», on se moquait de lui, et il serrait les poings plus fort encore. Quand les railleries devinrent insupportables, il supplia ses parents de linscrire à un cours de judo.

Les années passèrent, et Pierre devint méconnaissable. Il grandit, saffermit, son corps devint musclé et tonique. En quatrième, les filles commencèrent à le remarquer, mais les blessures de lenfance le retenaient ; il ne voulait plus laisser quiconque sapprocher.

**Premier amour, première désillusion**

À luniversité de Lyon, tout bascula. Plus sûr de lui, il dialoguait aisément, et les étudiantes se pressaient autour de lui. Cest ainsi quil rencontra SolèneMartin, une étudiante qui louait un studio à la Bellecour. Au début, il ne faisait que laccompagner à lentrée de limmeuble, puis, un soir, elle linvita à lintérieur. Leur idylle débuta dans le parfum de la cuisine partagée.

Pourtant, le bonheur véritable lui échappait. Un soir, le cœur battant, il osa :

«Marionsnous.»

Solène éclata dun rire qui résonna comme un verre brisé :

«Pierre, tout le monde te dit que tu as la vie devant toi! Tu es beau, sportif tu auras encore des dizaines de filles. Tu peux sortir avec qui tu veux, puis choisir la meilleure.»

Le ton devint glacial :

«Tu es sérieuse?»

«Bien sûr, » haussat-elle les épaules. «Jai un fiancé. Cest le plus beau et le plus riche du quartier, il menvoie régulièrement de largent pour que je ne vive pas en résidence universitaire. On ne se voit que pendant les vacances, et avec toi, je passe les nuits.»

Ses mots le transpercèrent comme des lames.

«Alors je ne suis quun passetemps?» demandail, amer.

«Pierre, je taime vraiment! Mais tu le sais»

Il se leva, commença à rassembler ses affaires. Solène, un sourire narquois aux lèvres, le regarda partir :

«Tu es vexé? Tant mieux, tu découvres la vérité maintenant. Ne fais pas confiance aux filles tout de suite. Apprends à les connaître avant douvrir ton cœur.»

Pierre quitta la pièce, le sentiment dêtre exploité le rongeait.

**Le réconfort du foyer, loin des rêves brisés**

De retour chez lui, il lâcha son sac à lentrée. Sa mère, inquiète, linterrogea :

«Mon fils, questce qui se passe? Pas de mariage?»

«Un raté,» réponditil sèchement, tirant une bague de sa poche. «Tiens, elle te servira plus que moi.»

Sa mère scruta la bague, puis soupira :

«Quelle belle bague je la porterai moi-même.» Elle linvita à la cuisine où des petits pains dorés et du thé à la menthe lattendaient. «Assiedstoi, on va parler.»

La chaleur de la cuisine, le parfum du beurre fondu, la tendresse de la voix de sa mère enveloppèrent Pierre dune douceur longtemps absente.

**Un nouveau coup porté à lorgueil**

À luniversité, il évitait Solène, mais elle se comportait comme si rien navait eu lieu. Après les cours, elle se promenait braslevé avec ConstantinLaurent, chuchotait, puis disparaissait dans une ruelle. Pierre comprit alors que ses paroles nétaient que des excuses : il nétait pour elle quun divertissement passager, un substitut avant la prochaine option.

Cette prise de conscience laissa un goût amer dans son cœur.

**Une autre épreuve à lhorizon**

Quelques jours plus tard, un sourire inattendu surgit :

«Pierre, viens à mon anniversaire!» lança AmélieDupont, lune des plus belles étudiantes du groupe, dun ton enjoué.

Pierre resta figé, les yeux cherchant la vérité derrière le regard pétillant. Étaitce une chance réelle damour ou une nouvelle embuscade prête à le piéger? Le suspense sinstalla, le rideau se leva, et le drame de sa vie ne faisait que commencer.

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