J’ai 63 ans et, à ce jour, je ne comprends toujours pas à quel moment ma fille a commencé à me traiter comme si j’étais son ennemie. Tout est parti d’une chose si simple : je lui ai simplement demandé de me rendre…

Jai 63 ans aujourdhui, et je narrive toujours pas à saisir à quel moment précis ma fille a commencé à me traiter comme si jétais son ennemie. Tout est parti dune chose si banale : je lui ai demandé de me rendre les clés de mon propre appartement.
Elle a déjà 28 ans, elle travaille, elle vit avec son compagnon et pourtant, elle continuait sans gêne à entrer et sortir chez moi comme si cétait un hôtel. Je nai jamais rien dit, car cest ma fille. Mais une nuit, elle est arrivée sans prévenir, avec son petit ami, il était déjà une heure du matin, comme si de rien nétait. Là, jai ressenti quelle navait plus aucun respect pour mon espace, pour mon repos.
Ce nétait pas sa présence le problème, mais sa façon de faire. Parfois, elle entrait sans frapper, allumait les lumières, se servait dans la cuisine, fouillait dans mes placards, déplaçait des objets parce que « ce nétait pas rangé comme elle le voulait ». Je gardais tout pour moi, de peur de provoquer une dispute, mais au fond de moi, javais mal. Je me sentais comme une étrangère dans ma propre maison, plus comme une mère digne de respect.
Un jour, elle sest mise en colère parce que je navais pas décroché au téléphone. Elle ma parlé comme à une enfant, ma traitée de « tête en lair », a ajouté que, heureusement, elle avait toujours les clés pour entrer quand elle voulait, et même osé dire :
« Sans moi, cet appartement serait dans un état lamentable. »
Cela ma blessée profondément. Je prends soin de chez moi, jai mon organisation, mon rythme de vie. Mais la manière dont elle la dit cétait comme si je ne servais plus à rien.
La goutte deau qui a fait déborder le vase, cest le jour où elle est entrée alors que je prenais ma douche. Jai entendu la porte souvrir à clé, jai entendu des rires elle et son compagnon cherchaient un chargeur. Même pas un coup à la porte. Je suis sortie de la salle de bains, jai dit que cela ne pouvait plus continuer ainsi.
Elle sest énervée. Elle ma accusée de dramatiser, en me demandant pourquoi, dans ce cas, je lui avais donné les clés. Là, le cœur serré, jai trouvé la force, pour la première fois, de lui dire doucement :
« Ma chérie, jai besoin que tu me rendes les clés. »
Elle ma regardée comme si je lavais trahie au plus profond. Elle ma traitée de contrôlante, a affirmé que je la « sortais de ma vie », quelle ne faisait que « veiller sur moi ». Je lui ai expliqué calmement que je ne la chassais pas, quelle serait toujours la bienvenue, mais que javais besoin de respect et dintimité, car cest chez moi, et jy vis seule.
Elle na rien voulu entendre.
Elle est sortie brusquement, a claqué la porte, a crié :
« Reste seule alors ! »
Dans la même nuit, elle ma bloquée partout téléphone, messages, réseaux sociaux. Jai tenté par sa sœur, par une tante mais la réponse fut la même : que je lavais blessée, que je métais mal comportée et quelle ne voulait plus me parler tant que je « continuerais avec mes exigences ».
Mais ce que jai demandé était si simple : que mon chez-moi reste mon refuge.
Aujourdhui encore, cela me fait souffrir.
Je ne lui souhaite aucun mal. Je ne suis pas en colère. Je souffre, tout simplement.
Jamais je naurais cru quune demande despace personnel me coûterait lamour de mon enfant.
Je me demande : ai-je vraiment eu tort ?

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J’ai 63 ans et, à ce jour, je ne comprends toujours pas à quel moment ma fille a commencé à me traiter comme si j’étais son ennemie. Tout est parti d’une chose si simple : je lui ai simplement demandé de me rendre…
Et voilà comment on vit