J’ai arrêté d’aider ma belle-mère parce que mon mari m’a interdit de soutenir ma propre mère malade….

J’ai arrêté d’aider ma belle-mère, parce que mon mari ma interdit de donner un coup de main à ma propre mère.

Mais tu es tombée sur la tête ou quoi ?! Dépenser autant à la pharmacie, cest de la folie ! mon mari agitait le ticket de caisse comme sil tenait la preuve dun délit majeur. Il me regardait, le sourcil levé, tout prêt à appeler les impôts. Ta mère, elle prend des cachets en or ou tu crois que la Banque de France mappartient ?

Je tai expliqué commençai-je doucement.

Expliqué, expliqué… il souffla, balança le ticket sur la table, qui glissa pour séchouer, pathétique, sur le carrelage. Écoute-moi bien. Cest moi qui ramène largent à la maison, cest donc moi qui décide. Ce sont MES euros ! Et je ne vais pas entretenir tout le quartier !

Je levai les yeux, le cœur dans les chaussettes.

“Tout le quartier”, donc tu inclues ma mère qui est gravement malade dans le lot ?

Il fit la moue, visiblement énervé que je loblige à articuler la chose.

Ne me fais pas dire ce que je nai pas dit. Trouve moins cher. Ou quelle se débrouille avec la sécu. Ça existe, les aides, non ?

Depuis quand tu me traites comme ça ? soufflai-je sans trop de souffle. Et quand est-ce que tu as commencé à me reprocher de ne pas travailler ? Nétait-ce pas TOI qui as insisté pour que je reste à la maison ?

Tu ne comprends rien ! il hurla. De toute façon, ça ne sert à rien de claquer autant pour ta mère ! Cest jeter largent par la fenêtre ! Les médecins feront ce quil faut à lhôpital !

Cest ce jour-là que jai eu une révélation sur notre mariage.

Quinze ans ensemble. Deux enfants. Un crédit quon traîne comme un vieux pull. Plein de projets.

Et tout sest effondré à cause de médicaments.

Ma mère était malade depuis des mois. Le diagnostic ne faisait plaisir à personne. De ceux que les médecins chuchotent en papillonnant des yeux.

Je courais entre lhôpital, la pharmacie et la maison où mattendaient les enfants, mon mari et sa mère à lui.

Ma belle-mère.

Une femme qui ne sétait jamais privée. Toutes les semaines, j’achetais ses médicaments hors de prix “y a que ceux-là qui marchent”, quelle disait. Des vitamines, des crèmes, des gouttes, le tout made in “très cher”. Fallait le top du top.

Ma chérie, noublie pas mes comprimés demain ! lançait-elle depuis le salon. Et les vitamines ! Oui, cest vrai, cest un peu cher, mais la santé na pas de prix !

Javais envie de rire mais cétait plus des nerfs que du vrai comique.

Trois jours, jai erré comme un fantôme. Souriant aux voisins, préparant des ratatouilles, ramassant les enfants à lécole.

Pendant ce temps, une boule noire grandissait à lintérieur.

Ma mère mappelait souvent, demandant si javais pris ses médicaments.

Je mentais : “demain”.

Mon mari faisait comme si de rien nétait.

Ma belle-mère, elle, se plaignait de son cœur comme dune mauvaise météo.

Il ma fallu un déclic.

Jeudi matin, mon mari est parti au boulot.

Je suis passée devant la pharmacie celle où jachetais toujours les médocs de belle-maman.

Et… je ny suis PAS entrée.

En rentrant, elle mattendait à la porte :

Tu as acheté mes comprimés ?

Non, dis-je tranquillement en enlevant mon manteau.

Comment ça “non” ?! Je nen ai plus !

Je sais. Mais je ne travaille pas, et cest celui qui gagne largent qui décide comment le dépenser. Demandez à votre fils, il choisira ce quil faut acheter.

Son visage sest décomposé comme une crème périmée.

Tu tu ne peux pas me faire ça !

Si, je peux. En fait, ce nest pas moi qui refuse, cest lui, selon sa logique.

Elle est restée sans voix. Moi, je suis allée faire la cuisine. Comme si cétait un mardi habituel.

Quelques heures après, coup de fil.

Quest-ce que tu as fait ?! Mon mari avait la voix aiguë. Ma mère me dit que tu as refusé dacheter ses médicaments !

Mais non ! Je ne refuse rien. Je fais juste comme tu as dit. “Celui qui gagne largent, il décide.” Je ne gagne pas, je ne décide pas. Logique, non ?

Arrête ton cinéma !

Mais quel cinéma ? Cest tes règles.

Jai raccroché.

Et jai éteint le téléphone.

Les jours suivants ressemblaient à une mauvaise série française.

Mon mari courait les pharmacies. Sa mère lappelait toutes les deux heures : “Je me sens mal”, “Jai la tension qui monte”, “Le cœur”, “Les gouttes sont finies”.

Toujours plus.

Puis soudain, elle débarque en cuisine, appuyée sur la porte :

Quest-ce qui se passe ? Pourquoi tu as arrêté de maider ?

Je posais la bouilloire, versais leau en remuant lentement le sucre.

Asseyez-vous. Je vais vous expliquer.

Je veux rien savoir ! elle cracha presque. Cest le grand classique. La bru qui déteste sa belle-mère !

Je la regardais sans haine. Juste avec une grande fatigue.

Ma mère est gravement malade.

Et alors ? Quon la soigne à lhôpital

Non, justement. Elle a besoin de médicaments qui coûtent cher et qui lui font du bien. Mais votre fils ma interdit de dépenser pour ça.

Ma belle-mère pâlit dun coup.

Il ta interdit ?!

Oui. Il ma dit quil “ne sert à rien de dépenser autant.”

Là, pour la première fois, jai vu la peur dans ses yeux. Pas pour ma mère, non. Pour la vérité qui éclatait.

Donc… il refuse à sa femme daider sa mère… alors que moi, je moffre des médicaments de luxe chaque semaine ?

Je nai rien répondu. Pas la peine.

Elle sest levée dun bond.

Où est mon fils ?

Le soir, quand mon mari est rentré, la belle-mère la accueilli comme une tempête en Bretagne.

Honte à toi ! braillait-elle. Quel genre dhomme es-tu ? Interdire à ta femme daider sa mère !

Mon mari a tenté une esquive :

Mais je pensais juste que ça navait pas de sens

TU TE TAIS ! coupa-t-elle. Moi, jai toujours fait attention aux sous, mais jamais je nai refusé daider un malade ! Cest la honte de ma vie !

Il sest tu.

Et pour la première fois ce nétait pas moi qui avais la boule au ventre.

Je ne dirai pas que tout est devenu parfait.

Mais après ça mon mari a cessé de vérifier mes tickets de caisse.

Il a arrêté décrire la liste de ce qui “vaut le coup” ou “ne vaut pas le coup”.

Et, surtout, ma mère a eu laide quelle méritait.

Question à la communauté :
Et vous, comment auriez-vous réagi si votre mari vous interdisait daider votre mère, tout en attendant de vous que vous serviez la sienne ?

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

one × 4 =

J’ai arrêté d’aider ma belle-mère parce que mon mari m’a interdit de soutenir ma propre mère malade….
J’ai hérité d’une vieille maison au cœur de la forêt : ma mère m’a interdit d’y aller, et voici ce que j’ai découvert