Comment une mère peut-elle faire ça ? Elle place son fils de 4 ans en foyer parce qu’elle refuse de le soigner – L’histoire bouleversante d’un garçon abandonné et de la famille française qui lui a offert une seconde chance

Quel drôle de monde où certaines mères peuvent abandonner leur propre enfant ! Jai encore du mal à croire quune femme ait envoyé son petit garçon de quatre ans dans un foyer parce quelle ne voulait pas le soigner.

Je tiens à parler dune seule amie à moi, qui sappelle Capucine. Cela fait maintenant trente ans que notre amitié perdure. Capucine, cest une femme incroyable ; elle aurait été une mère extraordinaire, mais le destin na pas voulu quelle et son mari aient des enfants. Malgré cette épreuve, leur couple na pas sombré, sûrement parce quils saiment sincèrement et profondément.

De mon côté, jai eu la chance davoir deux filles. Alors, naturellement, jai choisi Capucine comme marraine pour elles. Après tout, cest ma confidente de toujours, et notre quartier parisien nous rapproche encore davantage. Pendant toutes ces années, je nai pas pu compter le nombre de fois où Capucine est venue jouer avec mes enfants combien de fois aussi ma-t-elle spontanément proposé de les garder lorsque je devais mabsenter. Et puis, dans le calme de ma petite cuisine, on sest retrouvées plus dune fois à pleurer ensemble, elle confiant son chagrin de ne pas connaître la maternité autrement quà travers celle des autres.

Un jour, les choses ont basculé. Jai reçu un appel de la famille éloignée de Capucine. Une cousine de son père avait décidé dabandonner son propre fils et de le confier à lASE pour de bon. Les médecins avaient diagnostiqué au petit une pathologie grave, et personne chez eux navait les moyens de payer ses soins. La mère, quant à elle, semblait bien plus préoccupée de courir après les hommes que de son propre enfant.

Quand Capucine ma parlé de cette situation, elle ma raconté à quel point elle sentait au fond delle quelle devait aller voir cet enfant. Selon une autre amie en commun, dès quelle a croisé le regard malheureux du garçonnet, elle a su quelle navait pas le choix : elle devait le recueillir. Son mari a été complètement daccord.

Les débuts nont pas été simples. Pendant plus dun an, Capucine et son époux se sont relayés pour lui faire suivre diverses rééducations, rencontrer toute une ribambelle de spécialistes. Le diagnostic est tombé : le garçon était autiste. Mais encore, à force damour et de patience, ils ont tout mis en œuvre pour laider à sépanouir.

Cela paraît incroyable, mais aujourdhui, ce même garçon, quils ont nommé Luc, a 24 ans. Il est devenu un jeune homme équilibré, diplômé dun master universitaire, et il a reçu plusieurs médailles sportives.

Hier, je suis rentrée du mariage de Luc. Jai encore du mal à retenir mes larmes en écrivant ces quelques lignes tant lémotion est forte. La vie réserve parfois de belles victoires à ceux qui nabandonnent jamais.

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

ten − three =

Comment une mère peut-elle faire ça ? Elle place son fils de 4 ans en foyer parce qu’elle refuse de le soigner – L’histoire bouleversante d’un garçon abandonné et de la famille française qui lui a offert une seconde chance
Katya se réveilla en sursaut au cri de sa petite Sofia. Encore une nuit blanche pour son bébé qui fait ses dents… et ces cauchemars qui n’en finissent pas. Voilà déjà huit mois qu’André n’est plus là, mais il lui revient toujours en rêve. — Courage, mon trésor, murmura-t-elle, serrant sa fille contre elle. On va s’en sortir, toi et moi. Il fallait bien se débrouiller seule : son beau-père avait sombré dans l’alcool après la mort de son fils, sa mère vivait loin à la campagne, malade… Quant aux amies, elles s’étaient peu à peu écartées, happées par leur propre vie. Ce matin-là, Katya osa pour la première fois emmener sa fille profiter des bords de la Seine. C’était un doux mois de novembre, sans gel, le soleil perçait entre les branches nues. — Regarde, ma petite Sonia, comme les moineaux volent ! montra-t-elle à la fillette. C’est alors qu’elle le vit : un gros chien roux, hirsute, qui les fixait à distance du chemin, sans animosité, comme s’il guettait quelque chose. — Il est perdu, on dirait, marmonna Katya en serrant la poussette contre elle. Mais le chien ne bougea pas. Il ne faisait que les observer de ses grands yeux d’ambre. Le lendemain, il réapparut. Et le surlendemain aussi. Désormais, il les suivait partout, s’arrêtant toujours à une vingtaine de mètres : ni familier, ni fuyard. — Mais qu’est-ce qu’il me veut ? soupira Katya, alors qu’elle croisait la voisine, Mamie Jeanne, près de la grille. — Katya, tu aurais adopté ce chien ? — Non voyons ! Il s’est accroché comme ça, sans prévenir. Mamie Jeanne hocha la tête : — Je trouve qu’il veille sur vous. Il surveille autour, tu as vu ? C’était vrai : le chien semblait monter la garde. Quand l’ivrogne du quartier s’approcha trop près de la poussette, il grogna. Quand des corneilles effrayèrent Sofia, il les chassa aussitôt. À force, Katya finit par s’habituer à son silencieux gardien. Elle lui attribua un nom : Rouky, pour sa couleur. — Tu veux un bout de pain ? proposa-t-elle un jour en lui offrant une croûte. Il la prit délicatement, mais n’en mangea pas ; il alla la déposer un peu plus loin. — Quelle fierté, celui-là, sourit Katya. Puis arriva l’événement qui bouleversa toute leur vie. Un jour de décembre humide, neige et pluie mêlées, Katya rentrait vite de chez le médecin : Sofia toussait, enrhumée. — On arrive, ma puce, on tient le coup… Soudain Rouky, qui trottait derrière, bondit en avant. À ce moment précis, un grincement retentit au-dessus : une barre métallique glissait du toit droit sur la poussette. Rouky eut le temps de la détourner du choc de tout son corps. La barre tomba bruyamment, effleurant le chien. — Mon Dieu ! s’affola Katya en vérifiant sa fille, épouvantée mais indemne. — Rouky, mon pauvre… Le chien boitait. Chez le vétérinaire du quartier qu’elle força à examiner le chien blessé, le vieux praticien scruta longuement l’animal. — Mais… je le reconnais ! C’est Ouragan, le chien d’un gardien de société… Son maître a disparu dans la forêt il y a un an et demi. Depuis, il ne se laissait plus approcher. Katya blêmit : — Disparu ? Il y a un an et demi ? — Oui, triste histoire… Il était jeune, sa femme était enceinte… Katya s’assit, prise de vertige. Son mari lui avait souvent parlé, au travail, d’un chien dressé spécialement… Elle ne l’avait jamais vu. Était-ce possible ? — André… murmura-t-elle. C’était mon André. Le vétérinaire passa du chien à Katya, stupéfait : — Attendez… c’est donc vous ? Alors Rouky—Ouragan—posa sa tête sur ses genoux, gémissant doucement, pour la première fois. Ils rentrèrent ensemble ce soir-là, Katya, Sofia et Ouragan. Il était désormais des leurs. — Tu nous as retrouvées, hein ? confia Katya en caressant la tête chaude, — c’est André qui t’a envoyé, pas vrai ? Le chien soupira, les yeux fixés sur le berceau de Sofia. Le temps passa : Sofia apprit à marcher, cramponnée à la fourrure rousse, puis à parler — ses premiers mots furent “maman” et “Ouyan” (le “r” lui échappait). Katya reprit le travail, rassurée de confier sa fille à un gardien aussi fidèle. Dans le quartier, on murmurait : “Avez-vous vu la chienne de Katya ? Elle veille sur la petite mieux que personne !” Mais Katya seule savait pourquoi : Ouragan obéissait à la dernière volonté de son maître — protéger la famille. À chaque messe d’anniversaire, elles allaient ensemble à l’église. Sofia allumait une bougie pour son papa. Et Katya murmurait : — Ne t’inquiète pas, mon amour. Nous sommes protégées. Par le garde le plus loyal du monde. Quelque part, là-haut, André souriait en voyant les siens : sa femme, sa fille et son fidèle compagnon, qui ne les quitterait jamais. *Une mère courage et son ange gardien à quatre pattes : l’histoire bouleversante de Katya, Sofia et Ouragan, le chien venu d’un amour perdu*