Je suis partie à la maison de campagne sans prévenir mon mari pour découvrir ce qu’il y faisait en secret : l’horreur m’a saisie quand j’ai ouvert la porte

**Journal de Pierre 15 Octobre**

Je suis parti à la maison de campagne sans prévenir ma femme, juste pour comprendre ce quelle y faisait en secret. Ce que jai découvert ma glacé le sang.

Nous avons une résidence secondaire en Provence, près dun petit village. Autrefois, nous y passions tous nos week-ends : jardinage, récoltes ou simplement repos loin de lagitation parisienne.

Mais ces derniers mois, Élodie trouvait toujours une excuse pour ne pas y aller. « Trop de travail », disait-elle, ou bien « Je suis fatiguée ». Je ny avais pas prêté attention après tout, chacun traverse des périodes difficiles.

Pourtant, un soir, notre voisin, Monsieur Lefèvre, ma glissé en bavardant :

Je crois avoir aperçu votre épouse là-bas hier.

Jai sursauté.

Impossible, elle était en réunion toute la journée.

Non, non, cétait bien elle, insista-t-il.

Je raccrochai, lesprit en ébullition. « Une liaison ? Se cache-t-elle là-bas avec quelquun ? »

Le week-end suivant, Élodie refusa à nouveau de maccompagner.

Je peux y aller seul, alors ? proposai-je.

Non ! répondit-elle sèchement. Cest trop isolé, je préfère que tu ny ailles pas sans moi.

Son insistance ne fit quattiser mes doutes. Dès quelle sortit, je la suivis. Comme je my attendais, elle prit la direction de la Provence.

Jattendis un moment avant darriver à mon tour. Mon cœur battait la chamade en approchant de la porte. Je louvris et me figea sur place. Jaurais préféré trouver un amant plutôt que ce qui mattendait.

Javançai avec précaution. Un silence oppressant régnait, mais une odeur étrange, âcre et métallique, venait du hangar. Je men approchai, la gorge serrée.

À lintérieur, des peaux danimaux pendaient des poutres. Rien que cela était déjà sinistre, mais ce qui me glaça le sang, ce fut cette forme trop humaine parmi elles.

Je refusais dy croire.

Soudain, Élodie apparut dans lencadrement de la porte. Elle pâlit en comprenant que javais tout vu.

Cest juste de la taxidermie, murmura-t-elle en sapprochant. Un nouveau passe-temps. Je ne voulais pas teffrayer

Je la regardai fixement. Tout en moi savait quelle mentait. Pourtant, je feignis dêtre rassuré.

Daccord. Je comprends. Juste surprend, cest tout.

Elle sembla se détendre. Nous rentrâmes dans la maison, mais je sentais son regard peser sur moi, comme si elle cherchait à deviner mes véritables pensées.

La nuit fut longue. Dès laube, dès quelle partit, je composai dune main tremblante le numéro de la gendarmerie. Mieux valait quils vérifient.

Parfois, la vérité est pire que nos pires craintes.

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Je suis partie à la maison de campagne sans prévenir mon mari pour découvrir ce qu’il y faisait en secret : l’horreur m’a saisie quand j’ai ouvert la porte
«Qu’il n’y ait pas de trace de ton esprit dans ma maison demain ! » rugit le mari.