J’ai rencontré mon mari le jour de son propre mariage

Quand une collègue ma invité à son mariage, cela faisait un peu plus de quatre mois que je travaillais dans cette maison dédition à Lyon. Nous étions devenus amis dès mes premiers jours au bureau. Je ne connaissais pas encore son futur mari. Malgré tout, jai accepté linvitation car javais très envie de porter ma nouvelle robe. Dailleurs, elle avait aussi convié quelques autres collègues et cest ensemble que nous sommes arrivés à la fête. Ce jour-là, nous sommes arrivés avec un léger retard, au moment où tous les invités étaient déjà installés à table. Nous nous sommes faufilés discrètement dans la salle.

Il y avait plus de cent invités au mariage, la salle de réception était magnifiquement décorée et la table croulait sous les spécialités françaises : fromages, charcuteries, pâtisseries, vins raffinés. Mais ce nest pas cela qui ma le plus bouleversé. Quand jai aperçu le fiancé de ma collègue, jai ressenti un choc : cétait le coup de foudre ! Et à voir la manière dont il me regardait, jai compris que le sentiment était réciproque. Toute la soirée, jétais comme dans un nuage, les joues en feu, le cœur prêt à exploser. Impossible de manger ou de boire, tout me semblait irréel.

Nen pouvant plus de cette tension, jai décidé de rentrer plus tôt. Je brûlais de lintérieur et il me fallait me retrouver seul, chez moi, pour faire le point. Or, en sortant du bureau le soir suivant, je lai revu. Il mattendait devant lentrée principale. Sa jeune épouse était en vacances, elle nétait donc pas au travail.

Sans un mot, il sest approché, a pris ma main et ma conduit jusquà sa voiture. Il ne disait rien, puis il ma embrassé, et je nai pas réussi à lui résister. Nous sommes restés des heures à discuter et à nous embrasser. Finalement, nous sommes allés chez moi, où tout a basculé. Il ma promis quil divorcerait et quil mépouserait. Il a tenu parole : il est rentré chez lui pour sexpliquer avec sa femme, a rassemblé ses affaires et est revenu sinstaller chez moi. Je ne sais pas ce quils se sont dit, et je ne lui ai jamais demandé.

Les choses sont allées vite : nous nous sommes mariés et avons acheté un petit appartement dans le quartier de la Croix-Rousse. Nous vivons ensemble depuis plus de trois ans à présent. Naturellement, jai donné ma démission à la maison dédition. Je nose même pas imaginer lavalanche de reproches et de ragots à mon sujet ! Lex-femme de mon mari y travaillait depuis longtemps, alors que moi, jétais la petite nouvelle. Tout le monde la soutenait, cest normal. Où elle en est aujourdhui, je lignore, nous névoquons jamais leur histoire avec mon mari.

Avec mon mari, nous avons décidé décrire une nouvelle page de notre vie, de repartir à zéro. Aujourdhui, je suis sincèrement comblé. On disait que notre union ne durerait pas, et pourtant, nous continuons dêtre heureux chaque jour, année après année. À travers tout ça, jai compris quil faut toujours se battre pour son bonheur !

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J’ai rencontré mon mari le jour de son propre mariage
« Ici, tu n’es personne, tout comme ton gamin ! » – a lancé la sœur de mon mari. Mariée très jeune, mon père m’a trouvé un époux le jour de mes 18 ans. Notre famille est aisée – que pourrait-il manquer au bonheur ? La noce fut grandiose, tout le village a fait la fête. Seuls les jeunes mariés se sentaient étrangers à cette liesse. Je me suis attachée à mon mari, bien que je ne le connaissais quasiment pas. Ma sœur n’a pas eu cette chance – elle a été mariée à un homme de 40 ans du village voisin. Tout le monde pensait qu’elle finirait vieille fille, mais notre père lui a trouvé un mari, et a promis une dot. Nous sommes venus habiter chez Édouard. Peu de place, mais chaque chose en son temps. Le patriarche a promis que la maison serait agrandie quand nous aurions des petits-enfants. Ma belle-mère n’était pas exigeante avec moi, elle m’aidait à m’intégrer et à m’habituer à mon rôle d’épouse. Mais ma belle-sœur m’a tout de suite rejetée de façon agressive. Anne, l’aînée, vivait chez nos parents. Mon père l’a mariée, mais son époux l’a renvoyée chez nous, bagages en main, au bout d’un an. C’était une vraie vipère, indifférente au foyer et à la famille. Elle vivait seule. Selon la tradition, la belle-fille ne devient véritablement la maîtresse de maison qu’après avoir donné naissance à son premier fils. Jusque-là, elle doit rester à sa place et se taire. C’est pour cela que chaque jeune fille, en entrant chez son mari, cherchait vite à tomber enceinte. J’ai adopté cette stratégie. Tant que je n’étais pas enceinte, Anne me faisait faire les tâches les plus dures et ingrates. Pourtant, la famille employait déjà des ouvriers pour les travaux de la ferme. Mais ma belle-sœur prenait plaisir à se moquer de moi. Quand Édouard a appris qu’il allait être père, il était aux anges. Les beaux-parents étaient fiers de moi et, le jour même, ont acheté des matériaux pour agrandir la maison. Anne, elle, était au désespoir. Elle avait compris qu’elle vivrait toujours chez ses parents. Personne ne l’épouserait, personne ne lui construirait une maison… Six mois plus tard, on frappe violemment à la porte. C’était Anne. – Pourquoi tu t’es couchée ? Tu as tout fini, le travail ? – Dans la maison oui, mais Édouard ne veut pas que j’aille dehors. – Mais bien sûr, c’est juste que tu es paresseuse ! – Qu’est-ce que tu veux ? – Pour qui tu te prends ? Tu crois déjà pouvoir me donner des ordres ? Je te rappelle que tant que tu n’as pas accouché, tu n’as rien à dire ici ! – Je n’ai même pas pensé à ça… – Ici, tu n’es personne, tout comme ton gamin ! Tu comprends bien ? Anne s’est comportée comme une folle. Elle a lancé des objets sur moi en hurlant. Mon beau-père est intervenu pour la sortir de la pièce. J’ai caressé mon ventre pour me calmer. Tout ira bien. Oui, tout s’arrangera…