Je me demande encore pourquoi j’ai traîné mes enfants à l’anniversaire de ma belle-mère alors qu’ell…

Je ne comprends toujours pas pourquoi jai entraîné mes enfants à lanniversaire de ma belle-mère alors quelle ne nous a même pas accordé un regard.

Ce jour-là, mon mari a été appelé en urgence au bureau, si bien que jai dû me rendre seule, avec les enfants, à la fête organisée pour sa mère. Nous avons dû prendre le bus. Avant de quitter notre appartement, jai téléphoné pour demander à quelquun de venir nous récupérer à larrêt de bus, convenant quon nous attendrait à 15 heures pour nous emmener chez elle.

Quand le bus sest arrêté et que nous sommes descendus, il ny avait personne. Une pluie froide et persistante tombait et je tenais dans mes bras mes deux garçons, un grand sac rempli daffaires, et un cadeau lourd… Jai sorti mon téléphone pour appeler ma belle-mère, mais elle na pas décroché. Jai tenté de joindre mon mari, mais il était occupé et na pas pu répondre non plus.

La situation devenait gênante : mes fils, déjà fatigués, commençaient à râler ils avaient faim, soif et voulaient voir leur grand-mère au plus vite. Il nous restait encore six kilomètres à parcourir jusquà la maison de ma belle-mère. Jétais seule à larrêt dun petit village, avec rien quun chemin boueux devant moi. Ce qui magaçait le plus, cétait cette pluie qui redoublait et ne semblait pas vouloir sarrêter. Jen revenais pas.

Nous avons attendu là une demi-heure, espérant toujours la voiture qui nous emmènerait enfin dans une maison chaude, pour nous reposer et manger un morceau. Après une heure, jai bien compris que personne ne viendrait et jai fini par commander un taxi.

Étant donné que ma belle-mère habite dans un coin reculé, le taxi est venu du village voisin. Jai dû payer près de cinquante euros pour cette course.

Quand nous sommes arrivés devant chez ma belle-mère, jai eu un moment dhésitation : Et si je rentrais directement à la maison ? Ou alors, devrais-je vraiment entrer, affronter la mère de mon mari et la regarder droit dans les yeux ? Finalement, jai choisi la seconde option.

Jai pénétré dans la maison avec mes enfants.
Ah, cest vous ? sest exclamée ma belle-mère, un peu surprise de nous voir sur le seuil avec les enfants. Mais comment êtes-vous venus ?
En taxi, figure-toi ! En taxi ! ai-je répondu, agacée.
Pourquoi un taxi ? sest-elle étonnée, arborant soudain un sourire malicieux quelle a tenté de cacher immédiatement.

Par la fenêtre, jai aperçu une file de voitures garées devant, apportant les invités. Je me suis sentie blessée, la colère grondant en moi, peinant à retenir ce que jaurais voulu lui lancer en face. Au lieu de ça, je me suis tournée vers elle :

Je tai appelée, mais tu ne répondais pas. Pourquoi ?
Jai perdu mon téléphone quelque part, ma-t-elle simplement dit.
Pourtant, avant de partir de chez moi, tu mas promis quune voiture viendrait nous attendre.
Ma mémoire me joue vraiment des tours en ce moment, il se peut que jaie oublié.

Ma belle-mère sest tournée pour rejoindre ses invités, sans un regard pour ses petits-fils. Mais à linstant où ma belle-sœur et ses enfants sont entrés, elle sest précipitée vers eux, me laissant, moi et mes enfants, seuls sans même nous indiquer où nous installer.

Peu à peu, je me suis rendu compte que ni moi ni mes garçons ne comptions vraiment pour elle. Nous sommes restés un moment, sans quon nous propose même un thé, puis jai rappelé un taxi. Jai pris mes enfants et nous sommes rentrés, laissant le cadeau sur le pas de la porte de ma belle-mère. Nous navons salué personne en partant après tout, personne navait pris la peine de nous souhaiter la bienvenue.

De retour dans notre appartement, le téléphone a sonné : cétait elle. Je nai pas décroché.

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Je me demande encore pourquoi j’ai traîné mes enfants à l’anniversaire de ma belle-mère alors qu’ell…
Alors que j’étais au travail, mon mari est parti chercher les enfants, et quand je suis arrivée chez lui, il ne m’a pas ouvert la porte.