Depuis que nous vivons ensemble, mon mari ne travaille pas dur et, une fois à la retraite, il est devenu pleinement casanier : à 57 ans, après plus de trente ans de mariage passés à le choyer, je gère tout pendant qu’il profite des repas, alors que je continue à travailler, aider nos enfants avec les petits-enfants et assurer toutes les tâches domestiques.

Depuis plus de trente ans, je partage ma vie avec mon mari, Michel. Nous vivons à Lyon et, à vrai dire, Michel na jamais été un grand travailleur. Dès quil a atteint lâge de la retraite, il est devenu tout à fait casanier.

Aujourdhui, jai 57 ans. Je mappelle Solange et je suis lépouse de Michel depuis plus de trois décennies. Durant toutes ces années, je me suis occupée de lui, lavant son linge, préparant ses repas et créant une atmosphère chaleureuse à la maison.

Jai toujours été active. Jai enchaîné les emplois afin doffrir à nos enfants la meilleure vie possible, et de leur ouvrir les portes des meilleures écoles. Depuis mon plus jeune âge, je mène une existence très occupée. Même quand nos enfants étaient petits, je nai jamais ralenti le rythme. Cest grâce à ce travail acharné quils nont jamais manqué de rien, bien au contraire.

Pendant que je me donnais tant de mal, Michel, lui, se contentait de faire le minimum. À la retraite, il a définitivement posé ses valises à la maison, pendant que je continue daller travailler et daider nos enfants à soccuper de nos petits-enfants. Jassume aussi toutes les tâches ménagères.

À maintes reprises, je lui ai demandé de trouver au moins un petit travail, même comme gardien de nuit, mais il me répond toujours que nous nous en sortons bien comme ça, quil na plus besoin de travailler. Michel a un petit défaut : il raffole de la bonne chère ! Il ne mest déjà pas facile de préparer des repas chaque jour. Parfois, en rentrant du travail, je découvre quil a déjà mangé tout ce quil y avait de meilleur et quil ne me reste quun bol de soupe tiède. Cest son habitude il ne pense quà lui.

Un jour, en discutant avec mon amie Dominique, elle ma conseillé de préparer un repas à part pour lui, avec des produits simples, et de garder le meilleur pour moi. Ce soir-là, jai dit à Michel que le médecin mavait recommandé un régime particulier, et que nous devrions donc manger différemment. Il naurait plus accès à mes plats.

Jai pris lhabitude de cacher mes petits plaisirs dans le placard, et quand Michel descend au garage, je savoure mon thé avec des douceurs. Le fromage et la charcuterie sont soigneusement dissimulés en haut du réfrigérateur, là où il ne regarde jamais ; dès que jai un moment à moi, je les déguste sans crainte. Heureusement, nous avons deux frigos à la maison : un pour les produits frais du quotidien, et lautre pour mes confitures et réserves bien gardées.

Comme la plupart des hommes en France, Michel ne sintéresse guère à la cuisine ; il ne soupçonne même pas mes stratagèmes. Pour moi, jachète du filet de dinde de qualité, que je cuisine à la vapeur, tandis que pour lui, cest du bœuf ordinaire parfois un peu passé, mais relevé dépices, il ny voit que du feu et se régale. Je prends des pâtes de blé dur pour moi, tandis que je lui sers des pâtes premier prix qui ne coûtent presque rien.

Je ne crois pas être une mauvaise épouse en agissant ainsi. Si Michel tient tant à manger frais et sain, il peut toujours chercher un emploi ! Mais à notre âge, il serait absurde de se séparer. Nous avons bâti notre vie ensemble, vendre la maison pour tout partager ne ferait plaisir à aucun de nous.

En fin de compte, la vie de couple demande parfois daccepter les défauts de lautre et de trouver ses propres solutions. Jai compris que pour être bien, il faut aussi penser un peu à soi et protéger son bien-être, tout en gardant le respect et la bienveillance dans la relation. Cest ainsi que lon construit une vie paisible, même avec ses imperfections.

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Depuis que nous vivons ensemble, mon mari ne travaille pas dur et, une fois à la retraite, il est devenu pleinement casanier : à 57 ans, après plus de trente ans de mariage passés à le choyer, je gère tout pendant qu’il profite des repas, alors que je continue à travailler, aider nos enfants avec les petits-enfants et assurer toutes les tâches domestiques.
Mon ex-belle-mère est venue nous rendre visite… sans savoir que nous avions divorcé.