Mon amie n’a pas offert un centime pour mon mariage, et maintenant elle m’invite au sien !

Ma chère amie ne ma pas donné un sou pour mon mariage, et maintenant elle minvite au sien.

Camille et Romain se sont mariés lannée dernière à Lyon. Les deux familles, heureuses davoir chacun un enfant unique, ont organisé un mariage digne de Madame de Pompadour ! Les parents avaient rêvé d’une robe blanche et d’un carrosse, et quand le jeune couple a suggéré un simple barbecue entre amis après la cérémonie, ils se sont fait regarder comme sils avaient proposé de faire la fête dans le métro…

Les futurs époux ont alors compris que le bal en question ne serait pas une petite réception dans un salon. Camille sest tout de suite plongée dans la jungle des essayages de robes, manucures, maquillage et tous ces détails qui font passer le budget de lévénement à celui du ministère de la Culture. Les parents, dans un élan de générosité combiné à une pincée dorgueil, ont déclaré quils paieraient tout, sauf la robe de la mariée et le costume du marié lart de fixer la limite tout en gardant le contrôle.

Le gratin lyonnais allait être de la partie : on réserva le meilleur restaurant de la ville, on choisit un bouquet aussi raffiné que les pâtisseries de Pierre Hermé et la mère de Romain sollicita son amie Monique, grande prêtresse du mille-feuille, pour le gâteau. Les parents préparèrent la liste des invités avec un empressement digne dune élection présidentielle, insistant pour inviter chaque cousin éloigné, même ceux aperçus uniquement sur des vieilles photos jaunies. Certes, ils avaient calculé que la présence de ces bons bourgeois augmenterait la récolte denveloppes : avec un peu de chance, une voiture ou un studio à Paris serait dans leur panier.

Après négociations et petites disputes dignes de lAssemblée nationale, on fit quelques sacrifices sur la liste, et finalement, surtout les amis du couple furent présents. Certains oncles, trouvant des excuses plus ou moins crédibles Jai mon chat qui doit aller chez le vétérinaire esquivèrent le grand soir.

Le jour J, la météo capricieuse lyonnaise leur fit la grâce dun soleil parfait, alors que la veille on annonçait la pluie. Camille était étincelante dans sa robe de soie perlée, tandis que Romain en était tout simplement bouche bée : impossible de décrocher son regard delle. On aurait dit une pub pour le bonheur conjugal. Le photographe, motivé comme si chaque clic du réflex rapportait un euro supplémentaire, bondissait partout pour immortaliser chaque toast comme si cétait le dernier.

Après la promenade photo, le couple monta dans un carrosse plus blanc que la neige du Mont Blanc, direction le restaurant chic où le champagne coula à flots et où les félicitations furent aussi abondantes que les macarons. Les cadeaux ? Presque exclusivement des enveloppes. Ils avaient bien prévenu tout le monde : Chez nous, on préfère largent, merci. Mais quelques invités du troisième âge, fidèles aux traditions, offrirent un plaid, des draps, et un service dassiettes nécessitant un buffet rien que pour eux.

Le gâteau à trois étages fit sensation, décoré comme un chapeau haute couture avec dentelles en sucre, fleurs en crème et perles nacrées… Le mariage était un triomphe, et ce nest que vers 4 heures du matin que les invités vaincus par la danse et le vin de Bourgogne rentrèrent chez eux, tandis que Camille et Romain partaient seffondrer dans la suite nuptiale à lhôtel Sofitel.

Le lendemain, lors de la visite post-mariage pour compter la récolte, la mère de Camille, experte en audit des enveloppes, signala : Oups, il y a une enveloppe vide, ma chérie. Sagissant dun cadeau de sa grande amie, Laurence, cétait vite élucidé : celle-ci navait pas même signé. Autant dire que Camille se sentit comme une tartine sans beurre.

Le pire, cest quavant le mariage, Laurence sétait targuée de la coutume lyonnaise du minimum de mille euros, sinon cest la honte, promettant à Camille une participation digne dune princesse du CAC 40.

Moins d’un an plus tard, Laurence annonça ses propres noces, invitant Camille et Romain avec un enthousiasme à réveiller les cloches de Notre-Dame. Laurence insista lourdement : “Noublie pas de nous glisser des euros dans lenveloppe, ça nous aidera à payer le traiteur.” Subitement, le couple se trouva face à un cas décole ! Camille suggéra à Romain de rendre la pareille, avec une enveloppe vide en toute élégance. Romain, avec humour, proposa den mettre davantage, histoire de la mettre mal à laise. Quant à la mère, pragmatique, elle souffla à sa fille : Donne-lui juste le minimum, tu nas rien dit la dernière fois, pas la peine den faire tout un fromage maintenant !

Le grand jour approche, et Camille ne sait toujours pas si elle doit choisir la vengeance sucrée ou le pardon façon camembert très affiné.

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Mon amie n’a pas offert un centime pour mon mariage, et maintenant elle m’invite au sien !
« Ici, tu n’es personne, tout comme ton gamin ! » – a lancé la sœur de mon mari. Mariée très jeune, mon père m’a trouvé un époux le jour de mes 18 ans. Notre famille est aisée – que pourrait-il manquer au bonheur ? La noce fut grandiose, tout le village a fait la fête. Seuls les jeunes mariés se sentaient étrangers à cette liesse. Je me suis attachée à mon mari, bien que je ne le connaissais quasiment pas. Ma sœur n’a pas eu cette chance – elle a été mariée à un homme de 40 ans du village voisin. Tout le monde pensait qu’elle finirait vieille fille, mais notre père lui a trouvé un mari, et a promis une dot. Nous sommes venus habiter chez Édouard. Peu de place, mais chaque chose en son temps. Le patriarche a promis que la maison serait agrandie quand nous aurions des petits-enfants. Ma belle-mère n’était pas exigeante avec moi, elle m’aidait à m’intégrer et à m’habituer à mon rôle d’épouse. Mais ma belle-sœur m’a tout de suite rejetée de façon agressive. Anne, l’aînée, vivait chez nos parents. Mon père l’a mariée, mais son époux l’a renvoyée chez nous, bagages en main, au bout d’un an. C’était une vraie vipère, indifférente au foyer et à la famille. Elle vivait seule. Selon la tradition, la belle-fille ne devient véritablement la maîtresse de maison qu’après avoir donné naissance à son premier fils. Jusque-là, elle doit rester à sa place et se taire. C’est pour cela que chaque jeune fille, en entrant chez son mari, cherchait vite à tomber enceinte. J’ai adopté cette stratégie. Tant que je n’étais pas enceinte, Anne me faisait faire les tâches les plus dures et ingrates. Pourtant, la famille employait déjà des ouvriers pour les travaux de la ferme. Mais ma belle-sœur prenait plaisir à se moquer de moi. Quand Édouard a appris qu’il allait être père, il était aux anges. Les beaux-parents étaient fiers de moi et, le jour même, ont acheté des matériaux pour agrandir la maison. Anne, elle, était au désespoir. Elle avait compris qu’elle vivrait toujours chez ses parents. Personne ne l’épouserait, personne ne lui construirait une maison… Six mois plus tard, on frappe violemment à la porte. C’était Anne. – Pourquoi tu t’es couchée ? Tu as tout fini, le travail ? – Dans la maison oui, mais Édouard ne veut pas que j’aille dehors. – Mais bien sûr, c’est juste que tu es paresseuse ! – Qu’est-ce que tu veux ? – Pour qui tu te prends ? Tu crois déjà pouvoir me donner des ordres ? Je te rappelle que tant que tu n’as pas accouché, tu n’as rien à dire ici ! – Je n’ai même pas pensé à ça… – Ici, tu n’es personne, tout comme ton gamin ! Tu comprends bien ? Anne s’est comportée comme une folle. Elle a lancé des objets sur moi en hurlant. Mon beau-père est intervenu pour la sortir de la pièce. J’ai caressé mon ventre pour me calmer. Tout ira bien. Oui, tout s’arrangera…