Quand il est rentré du travail, son chat avait disparu : L’histoire de Pierre, un jeune informaticien attaché à son matou handicapé, confronté au choix entre l’amour et la loyauté, sur fond de tensions familiales et d’une compagne intraitable

Quand il rentre du travail, le chat nest pas là.

Julien est un garçon simple, sans mauvaises habitudes. Pour ses 25 ans, ses parents lui offrent un appartement à Paris. Enfin, ils laident surtout à réunir lapport nécessaire pour le premier paiement de son prêt immobilier. Il commence ainsi à vivre seul. Julien travaille comme développeur, préfère une vie calme et solitaire, ne fréquente quasiment personne.

Pour tromper lennui, il décide dadopter un chaton. Celui-ci a une malformation aux pattes avant. La famille qui la recueilli voulait le faire euthanasier, mais Julien est ému et le prend chez lui. Il lappelle Mignon. Le quotidien à deux se déroule sans encombre : Julien se dépêche de rentrer du bureau pour retrouver Mignon qui lattend toujours sur le paillasson du couloir.

Quelques temps plus tard, Julien noue des liens avec une collègue du bureau. Elle sappelle Clothilde, dynamique et déterminée ; elle le séduit rapidement et sinstalle chez lui en moins dun mois. Tout de suite, Clothilde ne supporte pas Mignon. Elle supplie Julien de sen séparer, mais il refuse, expliquant que le chat compte énormément pour lui.

Pourtant, Clothilde revient sans cesse à la charge, demandant à Julien de se débarrasser de Mignon. Il lui répond que le chat reste. Clothilde insiste : elle estime que le chat donne une mauvaise image deux, que les invités sont écœurés par la forme de ses pattes. Julien se retrouve déchiré entre son amour pour Clothilde et son attachement à Mignon.

Ses parents, dailleurs, désapprouvent son choix. Ils trouvent Clothilde insolente et désagréable, le supplient de ne pas prendre de décision hâtive concernant leur couple, de mieux réfléchir.

Quand les parents de Clothilde viennent leur rendre visite à Paris, Julien comprend finalement quil ne veut pas construire sa vie avec elle. Le père de Clothilde se met à rire en voyant Mignon dès lentrée, le traitant de monstre. Julien défend son chat, mais toute la soirée, Clothilde et son père se moquent de sa laideur et proposent toutes sortes de façons de sen débarrasser. La mère de Clothilde rit elle aussi en les écoutant.

Le lendemain, en rentrant du travail, Julien remarque que Mignon a disparu. Lorsquil demande à Clothilde où est le chat, elle lui annonce quelle la emmené à une clinique vétérinaire et ly a abandonné.

Julien court aussitôt à la recherche de Mignon, explore tout Paris pendant cinq heures… et finit par le retrouver. Reconnaissant, Mignon ronronne doucement dans les bras de Julien.

De retour chez lui, Julien ordonne à Clothilde de faire ses valises et de partir. Il ne veut plus jamais la revoir, elle lui inspire désormais le plus grand dégoût.

Au matin, Clothilde rassemble discrètement ses affaires et sen va, vexée en silence. Jamais elle naurait imaginé quun chat passerait avant elle. Depuis, Julien et Mignon vivent ensemble et le chat accueille chaque soir son maître avec bonheur après le travail.

Rate article
Add a comment

;-) :| :x :twisted: :smile: :shock: :sad: :roll: :razz: :oops: :o :mrgreen: :lol: :idea: :grin: :evil: :cry: :cool: :arrow: :???: :?: :!:

two × one =

Quand il est rentré du travail, son chat avait disparu : L’histoire de Pierre, un jeune informaticien attaché à son matou handicapé, confronté au choix entre l’amour et la loyauté, sur fond de tensions familiales et d’une compagne intraitable
La Fille Non Reconnaue Olga, à seize ans, était ingérable : traînant avec une bande de jeunes hommes qui chapardaient, rentrait rarement chez elle et faisait tourner sa mère en bourrique. Heureusement, elle évita la prison quand ils furent arrêtés. Elle découvrit alors qu’elle était enceinte de Mikaël, l’un d’eux, incarcéré pendant quatre ans. Panicée, Olga cacha d’abord sa grossesse à sa mère, dépassa le délai légal pour avorter et dut garder l’enfant, malgré la désapprobation de la belle-famille, et la froideur inflexible de la mère de Mikaël, Tamara Afanassievna : “Ton enfant n’est pas le nôtre, résous tes problèmes seule !” Olga, fière, ne s’imposa pas. Résignée, elle confia tout à sa propre mère et donna naissance à une robuste petite fille, Marie. Marie devint le centre de son univers, adoucissant le tempérament d’Olga, qui se rangea et travailla comme vendeuse. La grand-mère maternelle veilla sur la fillette, et l’ambiance familiale devint soudée. Mikaël resta en contact par lettres, apprit la naissance et ne rencontra Marie qu’à ses trois ans. Il tenta de renouer : “On pourrait se marier pour la petite ?” Olga, désabusée, refusa fermement : “J’étais naïve, je ne t’aimais même pas vraiment, et désormais c’est certain. J’ai trouvé quelqu’un de bien, Dimitri, qui sera un vrai père pour Marie.” Mikaël, piqué, partit travailler dans le Nord et coupa les ponts avec ses parents, qui ne lui pardonnèrent jamais. Néanmoins, il n’oubliait pas Marie, appelait à Noël et à son anniversaire, envoyait quelques cadeaux. Dix ans plus tard, malade, il rentra enfin en région parisienne et ravauda les liens avec ses parents, sa sœur Natacha et sa nièce Élise, mais prit un petit studio dans un foyer social et travailla comme agent d’entretien. Marie sut toujours qui était son père, partagée entre l’amour et la rancœur envers ce père absent, vivant sa vie au loin pendant qu’elle restait avec sa mère et son beau-père, Nicolas, qui ne s’investissait guère pour elle, focalisé sur le petit frère de Marie, Vlad. Adolescente, Marie se sentait exclue, malgré l’amour maladroit d’Olga, soucieuse de ne pas voir sa fille traîner avec des gens peu recommandables comme elle autrefois. Lorsque Mikaël revint, le dialogue fut tendu : “Alors, le retour ? Pas trop rapide après tant d’années ?” Mikaël, gêné, tenta de s’expliquer. Marie se montra dure, espérant secrètement être acceptée. Contre toute attente, Mikaël fit preuve de patience et leur relation se réchauffa. Il devint même une figure d’autorité en mettant en garde sa fille contre les dérives de la vie. Mais il buvait, sans excès ni violence, ce qui dégoûtait Marie, et alors il s’éclipsait. Sa voisine, tante Ginette, confidente de Marie lors de ses visites, vantait Mikaël : “Un brave homme, jamais gâté par les femmes, il ne pense qu’à toi !” Malgré tout, Marie gardait en tête ses griefs envers Mikaël. La tentative de rapprochement avec Élise, sa cousine, échoua : “Tu n’es pas des nôtres, maman disait que ta mère voulait s’accrocher à notre famille, mais ça n’a pas marché. Ma grand-mère n’était pas idiote !” Marie, piquée, rétorqua que la famille royale pouvait bien se passer d’elle. Dès lors, les deux cousines ne s’adressèrent plus jamais la parole. Marie apprit plus tard, par son père et tante Ginette, qu’Elise avait perdu sa mère puis son père, et même ses grands-parents. Mais Marie, prise dans le tourbillon de sa vie, ne s’en inquiéta pas, trop occupée. Diplômée d’un BTS, elle trouva un emploi, se maria à 22 ans et eut une fille, Ariane. Mikaël en fut ravi, cessa de boire presque totalement, et attendait avec impatience chaque visite de sa fille et sa petite-fille. Parfois, Ginette informait Marie des efforts de Mikaël : “Hier encore, il voulait savoir le coût d’une bonne école privée pour Ariane et cherche des heures en plus pour y contribuer !” Marie souhaitait surtout qu’il ne rechute pas dans l’alcool. Ariane eut bientôt un petit frère, André, chéri lui aussi par Mikaël, bien qu’il consacrât toujours plus de temps à Ariane. Sa santé se dégradait, il se disait seulement épuisé. Marie, soucieuse mais débordée par ses propres soucis familiaux, vit son mari, las de la routine, la quitter pour une femme plus jeune. Entre divorce et bataille judiciaire, Marie perdit de vue son père. C’est tante Ginette qui l’appela dans un souffle funèbre : Mikaël s’était éteint. Heureusement, la mère d’Olga accepta de garder les petits. Lors des funérailles, quand les derniers invités s’éclipsèrent, Élise évoqua l’héritage : “Son studio ? Bof… Mais il avait aussi des actions acquises dans le Nord, ma mère me l’avait dit. Ce n’est pas le Pérou, mais on peut vendre…” Marie fut révoltée – à peine son père enterré, l’autre réclamait déjà le partage ! Élise la remit vite à sa place : “Quoi, partager ? Je suis la seule héritière légale de Mikaël. Pas question de diviser quoi que ce soit !” Marie aurait voulu contester, mais elle savait que légalement, elle n’était pas reconnue comme fille de Mikaël, même son patronyme était différent. Son beau-père, Nicolas, lui suggéra d’aller en justice : “Simplement prouve que Mikaël t’a toujours reconnue comme sa fille, et Élise n’aura qu’à aller voir ailleurs !” Mais comment faire sans preuve matérielle ni ADN, les affaires personnelles du défunt ayant été nettoyées par Élise et la société de nettoyage dès le lendemain. Nicolas insista : “Va au tribunal ! Plein de témoins peuvent certifier que Mikaël te considérait comme sa fille.” Il avait raison – la mère d’Olga, tante Ginette, d’anciens collègues vinrent témoigner. Marie finit par obtenir le droit à l’héritage du studio, des actions, du compte en banque, et même de l’appartement de ses grands-parents jamais rencontrés. Mais elle n’était pas avide, et compte partager avec Élise – sans savoir encore comment…