ES-TU MON BONHEUR ? Je n’avais aucune intention de me marier. Si ce n’était pour la persévérance de mon futur époux, je serais sûrement restée libre comme l’air. Arnaud, tel un papillon fou, tournoyait autour de moi, veillant à tout, prêt à satisfaire mes moindres désirs… J’ai fini par céder. Nous nous sommes mariés. Arnaud est vite devenu l’homme de la maison, proche, familier, comme une paire de pantoufles confortables. Notre fils, Sébastien, est né un an plus tard. Arnaud travaillait dans une autre ville et ne rentrait qu’une fois par semaine, ramenant toujours de bons petits cadeaux à Sébastien et moi. À chaque lessive, je fouillais ses poches, c’était devenu une habitude – j’avais une fois lavé son permis de conduire… Le jour où je suis tombée sur un petit mot écrit par une main d’enfant dans ses pantalons : “Papa, reviens vite.” Mon mari menait-il une double vie ? Plutôt que de faire une scène, j’ai pris mon sac, mon fils encore tout-petit par la main, et nous sommes allés chez ma mère pour une longue visite. Sans rancune, mais avec une idée de vengeance, j’ai recontacté Romain, un ancien camarade de classe irrésistible. Quelques mois de romance improvisée, tandis qu’Arnaud continuait à verser une pension à Sébastien. Arnaud vivait avec Catherine et sa fille d’un premier mariage. En apprenant mon départ, Catherine est venue s’installer chez lui. Elle le choyait, tricotait des chaussettes, préparait de bons plats – tout cela, je l’ai découvert plus tard. Le jour de notre rendez-vous pour discuter de divorce chez le café du coin, ce fut le retour des souvenirs doux… Arnaud m’avoua son amour et sa détresse face à Catherine, dont il n’arrivait pas à se défaire. Je l’ai plaint, nous nous sommes réconciliés. Il n’a jamais rien su de Romain. Catherine et sa fille sont reparties, loin d’ici. Sept ans de bonheur suivirent avant qu’Arnaud ait un grave accident. Opération, rééducation, deux ans de galère. Il sombra dans l’alcool, se renferma sur lui-même, refusant toute aide. Au boulot, j’ai trouvé une épaule pour pleurer : Paul, collègue de pause clope, marié, père de bientôt deux enfants. Sans bien savoir comment, nous avons eu une aventure. Paul m’a baladée de concerts en ballets, puis, à la naissance de sa fille, il a tiré sa révérence et changé de travail. Arnaud continuait de boire. Cinq ans plus tard, je revois Paul, qui me demande en mariage – ça m’a fait sourire… Arnaud s’est repris, est allé travailler en République Tchèque. À la maison, j’étais fidèle, mère dévouée. Arnaud est revenu, nous avons rénové l’appartement, acheté des appareils, il a réparé sa voiture. Mais il a rechuté, et j’ai couru dans tout le quartier pour le ramener, souvent ivre-mort sur un banc, les poches retournées… Un matin de printemps à l’arrêt de bus, alors que tout respire la joie, je broie du noir. Un inconnu, Émile, d’une prestance rare, me glisse : “Peut-être puis-je vous aider ?” Il insiste, m’offre des fleurs, et s’entête, matin après matin. Finalement, je cède à cette passion dévorante. Trois ans entre deux vies, entre Arnaud et Émile, oscillant entre le remords et le désir. Mon fils savait tout, m’acceptait tant que je ne quittais pas son père. Mais il espérait toujours qu’Arnaud se reprenne… Lorsque Émile devient violent, c’est le déclic. Mes années d’errance prennent fin. Émile continue à me chercher, supplie, mais je reste ferme. Ma meilleure amie me félicite. Arnaud savait tout par Émile lui-même, mais s’en voulait surtout d’avoir laissé l’alcool ruiner notre couple. Dix ans passent, deux petites-filles. Au petit-déjeuner, Arnaud me prend la main : “Nadia, ne cherche pas ailleurs. C’est moi, ton bonheur. Tu le crois ?” “Bien sûr, mon unique amour…”

TU ES MON BONHEUR ?
Alors écoute, à vrai dire, je n’avais jamais eu l’intention de me marier. Sans la persévérance de mon futur mari, je serais sûrement encore libre comme lair ! Antoine, lui, était comme un papillon fou qui tournait tout autour de moi, jamais il ne me quittait des yeux, essayant de me faire plaisir à chaque instant, attentionné pour un rien ! Finalement, jai craqué. On sest mariés.

Antoine est vite devenu mon cocon, mon repère. Avec lui, tout était simple, facile, comme glisser ses pieds dans des chaussons douillets.

Un an après, notre fils, Loïc, est arrivé. À lépoque, Antoine travaillait à Lyon, nous vivant à Nantes. Il rentrait tous les samedis avec des petites douceurs pour Loïc et moi : des palets bretons, des croissants, du chocolat. Une fois, comme à mon habitude, je fouille ses poches avant de lancer sa lessive (un jour, javais lavé son permis de conduire alors maintenant, je vérifie tout !). Cette fois, je trouve un papier plié en quatre. Je le déplie : une longue liste de fournitures scolaires. Au bas, en écriture denfant : « Papa, reviens vite. »

Alors voilà comment monsieur soccupe… Un vrai bigame, je me suis dit avec ironie !

Pas de crise, pas desclandre. Juste Loïc (pas encore trois ans) par la main, ma valise sous le bras et direction chez maman, pour un bon moment. Elle nous a installé dans la chambre damis :
Vous restez ici jusquà ce que vous vous réconciliez, ma-t-elle lancé.

Lidée de la vengeance germe. Je repense à Romain, mon camarade de lycée qui narrêtait pas de me tourner autour, autant à lécole quaprès. Ni une, ni deux, je lappelle.
Salut, Romain, tu tes marié ou toujours célibataire ? je commence, mine de rien.
Saluuut, Nadège ! Peu importe, marié, divorcé, quest-ce que ça change ? On pourrait se voir, non ? il dit, tout excité.

Mon idylle improvisée avec Romain a duré six mois. Antoine, lui, apportait chaque mois une enveloppe dargent des euros reçus par ma mère pour Loïc et repartait sans un mot.

Je savais quil vivait avec Catherine Evesque, une femme du Nord, qui avait une fille dun premier mariage. Elle avait demandé à sa fille dappeler Antoine « papa ». Elles sétaient installées chez lui dès quelles ont su que jétais partie. Catherine le couvrait dattentions : elle tricotait des chaussettes en laine, des pulls, lui concoctait des plats consistants. Jai su tout ça plus tard Je ne lui ai jamais pardonné Catherine ! Mais à ce moment-là, je pensais que notre mariage était bel et bien fichu.

Mais voilà, au détour dun café ensemble, pour discuter divorce, lambiance a changé dun coup ! Les souvenirs heureux ont rejailli. Antoine ma fait une déclaration damour, pleine de repentir, ne sachant comment se débarrasser de la collante Catherine.

Jai eu pitié de lui. Alors on sest remis ensemble. Antoine na jamais su pour Romain. Catherine et sa fille ont quitté Nantes pour de bon.

Sept ans tranquilles et heureux jusquau jour où Antoine a eu un grave accident de la route. Opérations, rééducation, il marche désormais avec une canne. Il lui aura fallu deux ans pour sen remettre. Ça la épuisé. Et il sest mis à boire dur, vraiment dur. Il sest replié sur lui-même, plus rien de lhomme davant. Impossible à supporter pour Loïc et moi, ni à aider : il refusait tout.

À mon boulot, javais trouvé une épaule pour pleurer, Paul. Il mécoutait dans la salle de pause, marchait avec moi le soir, me réconfortait. Marié, une femme enceinte de leur deuxième enfant. Je ne sais pas comment on sest retrouvés dans le même lit Un vrai délire, surtout que Paul, tout petit à côté de moi, ne me plaisait pas du tout !

Il ma promenée partout : expositions, concerts, ballets Mais à la naissance de sa fille, Paul a tout arrêté brusquement et a démissionné. Peut-être a-t-il pensé : « Loin des yeux, loin du cœur ? » Ça ne ma pas blessée ; je navais aucune prétention sur lui. Il a juste anesthésié ma douleur, un pansement sur le cœur. Jamais été question de voler lamour de quelquun.

Antoine continuait à boire.

Cinq ans plus tard, je recroise Paul par hasard : il me propose sérieusement de lépouser Jai éclaté de rire.

Mon Antoine va pourtant réussir le temps de quelques mois à se ressaisir. Il part travailler à Prague, en Tchéquie. De mon côté, je joue la femme irréprochable et la maman dévouée : tout mon univers, cest ma famille.

Après six mois, Antoine rentre. On refait lappartement, on achète tous les appareils électroménagers, Antoine répare sa Citroën. On croit que la vie va enfin sourire Et bam ! Il replonge dans lalcool. Lenfer recommence. Antoine ramené ivre par ses potes, incapable de rentrer seul, parfois vautré sur un banc, les poches retournées et vides ! Je le traînais jusquà la maison, jamais à court danecdotes tristes

Un jour de printemps, me voilà morose à un arrêt de bus. Les oiseaux chantent, le soleil tape, tout le monde arbore un sourire sauf moi, étrangère à cette joie davril. Soudain, je sens un souffle sur mon oreille :
Je peux peut-être vous aider à sourire ?

Je me retourne oooh la la, ce bel inconnu ! Jai 45 ans, tu te rends compte ? Je vais redevenir une petite pomme rouge ? Je bredouille, gênée comme une adolescente. Heureusement, le bus arrive, je saute dedans. Un coup de chance, éloignée du péché. Lhomme me fait un signe de la main. Pendant toute la journée, je rêve de lui.

Je fais durer le plaisir deux semaines, histoire de me faire désirer. Mais Igor (oui, c’est comme ça quil sappelle) insiste, il ne lâche rien. Chaque matin, il mattend au même arrêt. Moi, fière, je scrute de loin, espérant quil soit là. À ma vue, il menvoie des baisers dun air fanfaron.

Un jour, il moffre un énorme bouquet de tulipes rouges. Je lui dis :
Mais voyons, quest-ce que je vais faire de ces fleurs au bureau ? Mes collègues vont tout de suite deviner.
Igor rigole :
Mince, je navais pas pensé à ces « terribles » conséquences !
Et dun geste, il donne le bouquet à une vieille dame qui suivait notre scène de loin. Elle rayonne ! « Oh merci, mon garçon ! Que la passion thabite ! » Je rougis. Au moins, elle na pas souhaité une jeune maîtresse Là, jaurais fondu sous terre !

Igor se tourne vers moi :
Et si on était coupables ensemble, Nadège ? Je vous promets, vous ne le regretterez pas.

Honnêtement, ça tombait à pic. Antoine, à ce moment, était une épave, allongé sur le lit, perdu dans lalcool.

Igor était un ancien sportif de 57 ans, sobre, non-fumeur, divorcé, cultivé, charmant irrésistible.

Je me suis lancée à fond dans cette passion ! Trois ans de folie entre maison et Igor. Impossible de marrêter, ni lenvie ni la force. Mais, quand lidée de tout arrêter est venue, je nai même pas trouvé le courage. Comme dit le proverbe : « La fille chasse le garçon, mais il ne part pas. » Igor avait complètement envahi mon cœur et mon esprit. Impossible de lutter contre ce magnétisme. Avec lui, je perdais la tête ! Mais malgré tout ce nétait pas de lamour.

Après les folies, le retour à la maison me donnait juste envie de serrer Antoine dans mes bras. Même ivre, même malodorant, il restait mon chez-moi, mon vrai pain quotidien. On dit bien quon est mieux chez soi quavec les tartes des autres La vérité de la vie ! Et la passion, cest fait pour souffrir. Javais envie den finir vite, de soigner cette blessure, et de rentrer dans le rang, retrouver ma vie tranquille. La tête pensait ainsi, mais le corps nécoutait pas

Loïc avait tout compris pour Igor. Il nous avait surpris au restaurant, avec sa copine. Jai dû présenter Igor à Loïc. Ils se sont serré la main, très corrects. Le soir, Loïc ma regardée longuement pendant le dîner, attendant des explications. Jai esquivé : « Un collègue, on parlait boulot. » « Eh oui au restaurant », il a reconnu avec le sourire. Jamais Loïc na condamné. Il ma juste demandé de ne pas divorcer en espérant que son père se ressaisisse un jour.

Moi, je me sentais comme une brebis égarée. Ma copine divorcée me répétait chaque jour de lâcher tous ces amants et de me calmer. Jai tenté de lécouter elle avait de lexpérience, après trois maris ! Mais la vraie pause, je ny suis arrivée que le jour où, lors dune dispute, Igor a osé lever la main sur moi.

Là, jai compris. Ma copine avait raison : « La mer est calme tant que tu restes sur la plage » Le rideau est tombé, tout est redevenu limpide ! Après trois ans de tourmente, jétais LIBRE !

Longtemps encore, Igor va essayer de me reconquérir. Il me laissait des mots dans les boîtes aux lettres, attendait partout, suppliait à genoux devant tout le monde Jai tenu bon ! Ma copine ma offert une tasse où cétait écrit : « Tu as fait le bon choix ! »

Quant à Antoine, il a tout su. Igor la appelé, lui a raconté toute lhistoire. Mon amant était sûr que jallais partir avec lui. Antoine ma dit :
Tu sais, en écoutant les discours de ton prétendant, jai juste voulu disparaître. Tout est ma faute, je le sais. Jai perdu ma femme, je lai échangée contre une bouteille Je suis le seul idiot ici. Et quaurais-je pu te dire ?

Dix ans ont passé depuis. Avec Antoine, on a deux petites-filles. Un jour, autour du café, on regarde dehors. Antoine prend ma main délicatement :
Nadège, regarde-moi, arrête de chercher ailleurs. Cest moi, ton bonheur, tu crois ?
Bien sûr que jy crois, mon uniqueque tu pourrais trouver mieux quelque part ? »

Je le regarde, sa main tremblante lovée dans la mienne, ses yeux cernés par mille nuits blanches et autant de pardons silencieux. Son sourire est un peu fêlé, mais toujours plein despoir. Derrière la baie vitrée, nos petites-filles courent dans le jardin, leurs cris clairs traversent lair comme des bulles de savon.

Je reste là, suspendue, le cœur serré et, pour la première fois depuis longtemps, parfaitement en paix. Jai essayé daimer ailleurs, de fuir ou de recommencer à zéro. Jai cherché la passion, la légèreté, la consolation. Mais cest ici, dans cette cuisine baignée daprès-midi, que je comprends enfin.

Je serre les doigts dAntoine, je lui souris doucement, les yeux embués de souvenirs.

« Non, Antoine, il ny a pas mieux. Il ny a que toi. Cest toi, mon bonheur. »

Et dehors, les rires denfants reprennent plus fort. Je pose ma tête sur son épaule. Lavenir, il peut bien venir. Jai à nouveau trouvé ma place, dans ce monde imparfait, mais ours de tendresse. Je ferme les yeux, et je respire, enfin.

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ES-TU MON BONHEUR ? Je n’avais aucune intention de me marier. Si ce n’était pour la persévérance de mon futur époux, je serais sûrement restée libre comme l’air. Arnaud, tel un papillon fou, tournoyait autour de moi, veillant à tout, prêt à satisfaire mes moindres désirs… J’ai fini par céder. Nous nous sommes mariés. Arnaud est vite devenu l’homme de la maison, proche, familier, comme une paire de pantoufles confortables. Notre fils, Sébastien, est né un an plus tard. Arnaud travaillait dans une autre ville et ne rentrait qu’une fois par semaine, ramenant toujours de bons petits cadeaux à Sébastien et moi. À chaque lessive, je fouillais ses poches, c’était devenu une habitude – j’avais une fois lavé son permis de conduire… Le jour où je suis tombée sur un petit mot écrit par une main d’enfant dans ses pantalons : “Papa, reviens vite.” Mon mari menait-il une double vie ? Plutôt que de faire une scène, j’ai pris mon sac, mon fils encore tout-petit par la main, et nous sommes allés chez ma mère pour une longue visite. Sans rancune, mais avec une idée de vengeance, j’ai recontacté Romain, un ancien camarade de classe irrésistible. Quelques mois de romance improvisée, tandis qu’Arnaud continuait à verser une pension à Sébastien. Arnaud vivait avec Catherine et sa fille d’un premier mariage. En apprenant mon départ, Catherine est venue s’installer chez lui. Elle le choyait, tricotait des chaussettes, préparait de bons plats – tout cela, je l’ai découvert plus tard. Le jour de notre rendez-vous pour discuter de divorce chez le café du coin, ce fut le retour des souvenirs doux… Arnaud m’avoua son amour et sa détresse face à Catherine, dont il n’arrivait pas à se défaire. Je l’ai plaint, nous nous sommes réconciliés. Il n’a jamais rien su de Romain. Catherine et sa fille sont reparties, loin d’ici. Sept ans de bonheur suivirent avant qu’Arnaud ait un grave accident. Opération, rééducation, deux ans de galère. Il sombra dans l’alcool, se renferma sur lui-même, refusant toute aide. Au boulot, j’ai trouvé une épaule pour pleurer : Paul, collègue de pause clope, marié, père de bientôt deux enfants. Sans bien savoir comment, nous avons eu une aventure. Paul m’a baladée de concerts en ballets, puis, à la naissance de sa fille, il a tiré sa révérence et changé de travail. Arnaud continuait de boire. Cinq ans plus tard, je revois Paul, qui me demande en mariage – ça m’a fait sourire… Arnaud s’est repris, est allé travailler en République Tchèque. À la maison, j’étais fidèle, mère dévouée. Arnaud est revenu, nous avons rénové l’appartement, acheté des appareils, il a réparé sa voiture. Mais il a rechuté, et j’ai couru dans tout le quartier pour le ramener, souvent ivre-mort sur un banc, les poches retournées… Un matin de printemps à l’arrêt de bus, alors que tout respire la joie, je broie du noir. Un inconnu, Émile, d’une prestance rare, me glisse : “Peut-être puis-je vous aider ?” Il insiste, m’offre des fleurs, et s’entête, matin après matin. Finalement, je cède à cette passion dévorante. Trois ans entre deux vies, entre Arnaud et Émile, oscillant entre le remords et le désir. Mon fils savait tout, m’acceptait tant que je ne quittais pas son père. Mais il espérait toujours qu’Arnaud se reprenne… Lorsque Émile devient violent, c’est le déclic. Mes années d’errance prennent fin. Émile continue à me chercher, supplie, mais je reste ferme. Ma meilleure amie me félicite. Arnaud savait tout par Émile lui-même, mais s’en voulait surtout d’avoir laissé l’alcool ruiner notre couple. Dix ans passent, deux petites-filles. Au petit-déjeuner, Arnaud me prend la main : “Nadia, ne cherche pas ailleurs. C’est moi, ton bonheur. Tu le crois ?” “Bien sûr, mon unique amour…”
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