Être seul : une exploration des profondeurs de la solitude

La solitude

Dameàlacuisine, le cavaliersemarie, elle le rejette. Mieux vaut une femme que le service gratuit dun été sans lendemain.
Alors, tu nes quune, Kat ? Lhomme ne doit pas rester seul, la femme doit toujours avoir un mari. Sinon, cest comme si tout était faux Et personne ne le verra jamais. La solitude, tu connais?
Quelle ? ricane Kat, las de ses remarques, qui saccroche à son mari.
La solitude, cest! sécrie Marie, la femme, sans remarquer la conversation. Cest quand on veut simplement donner à boire à quelquun. Les enfants sont tes vrais compagnons!
Où? répond Kat, confuse.
Où, oùàCarcassonne! finitelle, comprenant que la femme se moque delle, pendant que Marie séloigne. Tu vas tout gâcher, mais je veille sur toi. Cest dur dêtre seul. Mais lâme reste humide, pourtant. Allons nous connaître, daccord? Kat, un bon homme. Et celui qui ne se laisse pas prendre au dépourvu, qui revient rapidement

Kat vivait déjà depuis dix ans dans le quartier. Son «côté», comme il lappelait, était parti il y a dix ans, tombé à lheure. Une fois il était revenu, simplement. Quand Kat apprit cela, elle demanda à son mari de rejoindre deux lits, puis même deux crèches. Bien que le mari essayât de lui prouver que «une fois suffit» et que «rien nest étrange, sauf ce qui nexiste pas», se cognant la tête contre un coussin et essuyant de maigres larmes dhomme, Kat restait imperturbable. La dispute persista.

Chez son foyer, le mari sapprocha avec galanterie, laissant la crèche à son exépouse et aux deux enfants «à la nourrice». Les enfants grandirent et séparpillèrent. Le fils aîné travailla à Marseille. La fille, rapidement mariée, partit à létranger avec son mari. Et Kat resta seule dans un petit deuxpièces, très miteux, au cœur de la ville.

Vivre seule ne la gênait pas. Elle avait un emploi stable, une bonne profession, un revenu qui lui permettait de vivre à son aise, accueillant parfois des enfants et la femme Marie chez elle. Malgré un intellect modeste, elle trouvait toujours une occupation, ne sennuyait jamais. Elle lisait beaucoup, nageait, faisait du yoga, aimait voyager, parfois se lançait dans des petits boulots. En somme, elle vivait tranquillement.

Jusquà ce que la femme Marie décide enfin de régler son destin
Écoute, Kat. Un bon mari, même sil nest pas encore né, arrivera dans soixanteetun ans. Sept ans de séparations. Une maison spacieuse, un bon foyer, du bétail, des chèvres, des porcs, des poules, mais jamais de vaches! Cest une alimentation saine, boisla! Du lait, des œufs, de la viande. Si tu vis cent ans, tu seras riche! Et un mari sympathique, élégant et éduqué, tout le monde en parlera Kat, essaye quand même. Allons nous connaître, daccord? grogna la femme, avant que Kat ne réponde.
Très bien, Marie, fais la connaissance de mon voisinboulanger, ainsi soitil. Mais sache que je nai rien promis.

«Laffaire ne change pas, comme on le dit.» Et Marie, ne voulant pas ranger laffaire dans un long tiroir, organisa rapidement une rencontre avec le cavalier.

Le cavalier se montra plutôt banal. Statique, musclé, vêtu proprement et de façon décente. Les poils étaient propres, les ongles taillés. Il se tenait droit, parlait doucement mais de façon claire. Il ne servait à rien de prétendre être rusé, son nom était français, fiable: Henri.

Après la première rencontre, il se rapprocha, observant Henri Katérian. Il pensa que la femme aurait besoin dune âme douce à ses côtés. Henri, persistant, proposa un accord: «Marionsnous, faisonsnous une vie ensemble, et le travail sera bon.»

Kat écrivit à Henri un message, précisant que les rencontres ne devaient plus se faire, quelle navait plus de désir et que les relations changeaient, pas à son avantage. Henri, après avoir rappelé une fois, disparut.

Kat se leva à huit heures du matin, fit son petitdéjeuner, se lava, alla prendre un café avec un croissant. Elle regarda par la fenêtre, pensant quelle navait pas vu les enfants depuis longtemps, quil fallait rendre visite au fils, et rendre visite à la fille pour son anniversaire. Elle devait aussi acheter un sac à main, un manteau dhiver et appeler Léa, la sagefemme, pour fixer un rendezvous.

Et elle se demandait, à quoi bon tout cela? Elle avait une petite ferme dans la ville, un travail rentable, une petite maison où elle cultivait des légumes lété, et voulait se lancer dans la culture du potager, tout en restant propriétaire. Elle avait acheté une voiture il y a huit ans. Où allaitelle, où étaitelle allée, pourquoi se battre à la ferme à nettoyer les porcs, à nourrir les poules, à tailler les champs?

Il lui restait à préparer le repas pour son mari, à faire les courses, à ranger la maison, à garder la ferme propre. Bien sûr, le revenu de cette petite entreprise était bon, mais elle ne vivait pas mal. La pension de retraite arriverait, elle aurait besoin dargent, et elle avait déjà quelques économies.

Tout cela était nécessaire, non seulement pour une vie confortable, mais aussi pour que Kat puisse se pencher sur le jardin, couper le châtaignier, et, avec un peu deffort, pousser les deux étages de la maison. Estce vraiment ce quelle voulait? Et le soir, Kat appela la femme.
Marie, ne rends pas les armes. Jai décidé de décliner la proposition dHenri de me marier avec lui. Peutêtre que certains trouveront ce type de mari travailleur, mais je nen veux pas. Il ne sest même pas présenté, Marie. Il ne cherche pas seulement une femme, il veut de la force. Pour un motif légitime, il a essayé de sinfiltrer dans mes projets. Je préfère rester seule. Et à la fin, pour leau du puits, tout le monde veut boire

La femme Katia resta longtemps à parler, se souvenait. Elle ne laissa presque pas couler une larme de tristesse à cause du cavalier. Sous linfluence du serment de Kat, qui promettait de ne plus parler avec lui, elle séloigna. Elle ne cherchait plus de femmes aux approches douteuses.

Kat envoya un SMS à Henri, précisant que les rencontres ne devaient plus se faire, quelle navait plus denvie et que les relations changeaient, pas en son sens. Henri, après avoir rappelé une fois, disparut.

Kat se leva à huit heures, prépara son petitdéjeuner, se lava, alla prendre un café avec un croissant. Elle regarda par la fenêtre, se rappelant quelle navait pas vu les enfants depuis longtemps, quelle devait rendre visite au fils, et préparer lanniversaire de la fille. Elle devait aussi acheter un sac à main, un manteau dhiver et appeler Léa, la sagefemme, pour fixer un rendezvous.

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