Galia, l’Amante au Destin Éprouvé : Un Mariage Malheureux en Perspective

Clémence est la maîtresse. Le mariage ne la pas favorisée. Elle reste célibataire jusquà trente ans, puis décide finalement de chercher un homme. Au début, elle ne sait pas que Pierre est déjà marié, mais il ne lui cache plus rien dès quil comprend quelle sattache à lui et quelle laime.

Clémence ne reproche rien à Pierre. Au contraire, elle se blâme elle-même pour cette liaison et pour sa faiblesse. Elle se sent incomplète, parce quelle na pas trouvé de fiancé à temps et que les années ségrènent.

Elle nest pas mal du tout: pas une déesse, mais plutôt jolie, légèrement ronde, ce qui lui donne un air de maturité.

Sa relation avec Pierre ne mène nulle part. Rester la maîtresse ne lui plaît pas, mais la quitter leffraie. La solitude lui fait peur.

Un jour, son cousin Sébastien débarque chez elle. Il est de passage à Paris pour un déplacement professionnel. Il sinstalle quelques heures chez sa sœur, ils navaient pas eu de retrouvailles depuis longtemps. Ils déjeunent dans la cuisine, papotent comme enfants du passé, du présent, de tout ce qui les entoure. Clémence raconte à Sébastien sa vie sentimentale, tout en sanglotant légèrement.

Alors, la voisine de Clémence frappe à la porte pour un bref coup dœil à ses achats. Clémence sen va vingt minutes. À ce moment, la sonnette retentit. Sébastien ouvre, pensant que Clémence revient, mais la porte nest pas verrouillée Pierre se tient sur le seuil. Sébastien comprend immédiatement quil sagit du compagnon de Clémence. Pierre, décontenancé, voit un gros homme en survêtement et tshirt, mâchant un sandwich au jambon.

Clémence, elle est à la maison? Pierre cherche désespérément une phrase.

Elle est dans la salle de bain, devine immédiatement Sébastien.

Pardon, qui êtesvous pour elle? Pierre ne sait que dire.

Je suis son mari, civilement. Et vous, pourquoi vous vous mêlez de nos affaires? Sébastien se rapproche, saisit Pierre par les épaules. Tu nes pas le mari que Clémence ma décrite, nestce pas? Si je te revois ici, je te descends les escaliers, compris?

Pierre, libéré de létreinte, senfuit précipitamment.

Peu après, Clémence revient. Sébastien lui raconte la visite de son ami.

Quastu fait? Qui ta demandé de venir? sanglote Clémence. Il ne reviendra plus.

Elle sassied sur le canapé, le visage caché dans ses mains.

Oui, il ne reviendra plus, et cest mieux. Arrête de te complaire. Jai un homme à te proposer. Un veuf de notre quartier. Les veuves ne le laissent pas se remarier, il repousse tout le monde. Il veut bien un peu de compagnie. Après mon déplacement, je repasserai chez toi, préparetoi. Nous irons ensemble au village, je te le présenterai.

Comment? sétonne Clémence. Non, Sébastien, je ne peux pas. Je ne sais même pas qui il est. Cest trop honteux.

Mieux vaut coucher avec un homme marié que rester seule. Personne ne te tirera pas par le bras. Allons, je ten dis plus, cest lanniversaire de mon amie Léa.

Deux jours plus tard, Clémence et Sébastien arrivent au village. La femme de Sébastien, Léa, dresse la table dans le jardin près du sauna. Arrivent les voisins, les amis et le veuf Alexandre. Les habitants connaissent déjà Clémence, mais cest la première fois quelle voit Alexandre.

Après une chaleureuse soirée, Clémence repart en ville. Elle se dit quAlexandre est très discret, très modeste. « Il doit sûrement penser tout le temps à sa défunte épouse. Le pauvre, il faut du cœur pour ça », songetelle.

Une semaine plus tard, un samedi, on sonne à la porte. Clémence nattend personne. Elle ouvre et découvre Alexandre, un sac à la main.

Bonjour, Clémence, je passe par là. Je suis allé au marché et aux boutiques. Maintenant que nous nous connaissons, je me suis dit que je passerais vous dire bonjour, lance Alexandre, un peu embarrassé.

Elle linvite à entrer. Son étonnement persiste, mais elle laccueille pour le thé, pressentant que sa visite nest pas fortuite.

Alors, tout est acheté? demande Clémence.

Oui, tout est dans la voiture. Et pour vous, Alexandre sort du sac un petit bouquet de tulipes et le tend à Clémence.

Elle prend le bouquet, les yeux silluminent. Elles sinstallent à la cuisine, discutent du temps et des prix du marché. Quand le thé se termine, Alexandre remercie et se prépare à partir. Dans le hall, il revêt lentement sa veste, enfile ses chaussures. Puis, presque à la porte, il se retourne vers elle et dit :

Si je men vais maintenant sans vous dire quoi que ce soit, je ne me pardonnerai pas. Clémence, jai pensé à vous toute la semaine. Promesse dhonnêteté. Jai attendu les weekends pour venir. Jai récupéré votre adresse chez Sébastien

Clémence rougit, baisse les yeux.

Nous nous connaissons à peine répondelle.

Ce nest rien, lessentiel, je ne vous dérange pas? On se tutoyer? Je sais que je ne suis pas un prince. Jai une petite fille de huit ans, elle est chez sa grandmère.

Alexandre tremble légèrement, les mains un peu moites.

Une fille, cest une bénédiction, sexclame Clémence, rêveuse. Jai toujours voulu une fille.

Encouragé, Alexandre saisit les mains de Clémence, la tire contre lui et lembrasse.

Après le baiser, il la regarde. Des larmes brillent dans ses yeux.

Je te dérange? demandetil, lair inquiet.

Non, au contraire. Je nimaginais pas Cest doux, cest calme. Je ne vole rien à personne

Depuis ce jour, ils se retrouvent chaque weekend. Deux mois plus tard, ils se marient et sinstallent au village. Clémence trouve un emploi à la crèche. Un an après, elle donne naissance à une petite fille. Elles élèvent deux filles, toutes les deux chéries et entourées damour. Leur bonheur grandit comme un bon vin qui se bonifie avec le temps.

Sébastien, lors des repas, lance souvent à Clémence :

Alors, ma chère, quel mari je tai présenté? Tu ne cesses de tépanouir. Je te conseille de suivre mon avis, frère!

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Galia, l’Amante au Destin Éprouvé : Un Mariage Malheureux en Perspective
Katya se réveilla en sursaut au cri de sa petite Sofia. Encore une nuit blanche pour son bébé qui fait ses dents… et ces cauchemars qui n’en finissent pas. Voilà déjà huit mois qu’André n’est plus là, mais il lui revient toujours en rêve. — Courage, mon trésor, murmura-t-elle, serrant sa fille contre elle. On va s’en sortir, toi et moi. Il fallait bien se débrouiller seule : son beau-père avait sombré dans l’alcool après la mort de son fils, sa mère vivait loin à la campagne, malade… Quant aux amies, elles s’étaient peu à peu écartées, happées par leur propre vie. Ce matin-là, Katya osa pour la première fois emmener sa fille profiter des bords de la Seine. C’était un doux mois de novembre, sans gel, le soleil perçait entre les branches nues. — Regarde, ma petite Sonia, comme les moineaux volent ! montra-t-elle à la fillette. C’est alors qu’elle le vit : un gros chien roux, hirsute, qui les fixait à distance du chemin, sans animosité, comme s’il guettait quelque chose. — Il est perdu, on dirait, marmonna Katya en serrant la poussette contre elle. Mais le chien ne bougea pas. Il ne faisait que les observer de ses grands yeux d’ambre. Le lendemain, il réapparut. Et le surlendemain aussi. Désormais, il les suivait partout, s’arrêtant toujours à une vingtaine de mètres : ni familier, ni fuyard. — Mais qu’est-ce qu’il me veut ? soupira Katya, alors qu’elle croisait la voisine, Mamie Jeanne, près de la grille. — Katya, tu aurais adopté ce chien ? — Non voyons ! Il s’est accroché comme ça, sans prévenir. Mamie Jeanne hocha la tête : — Je trouve qu’il veille sur vous. Il surveille autour, tu as vu ? C’était vrai : le chien semblait monter la garde. Quand l’ivrogne du quartier s’approcha trop près de la poussette, il grogna. Quand des corneilles effrayèrent Sofia, il les chassa aussitôt. À force, Katya finit par s’habituer à son silencieux gardien. Elle lui attribua un nom : Rouky, pour sa couleur. — Tu veux un bout de pain ? proposa-t-elle un jour en lui offrant une croûte. Il la prit délicatement, mais n’en mangea pas ; il alla la déposer un peu plus loin. — Quelle fierté, celui-là, sourit Katya. Puis arriva l’événement qui bouleversa toute leur vie. Un jour de décembre humide, neige et pluie mêlées, Katya rentrait vite de chez le médecin : Sofia toussait, enrhumée. — On arrive, ma puce, on tient le coup… Soudain Rouky, qui trottait derrière, bondit en avant. À ce moment précis, un grincement retentit au-dessus : une barre métallique glissait du toit droit sur la poussette. Rouky eut le temps de la détourner du choc de tout son corps. La barre tomba bruyamment, effleurant le chien. — Mon Dieu ! s’affola Katya en vérifiant sa fille, épouvantée mais indemne. — Rouky, mon pauvre… Le chien boitait. Chez le vétérinaire du quartier qu’elle força à examiner le chien blessé, le vieux praticien scruta longuement l’animal. — Mais… je le reconnais ! C’est Ouragan, le chien d’un gardien de société… Son maître a disparu dans la forêt il y a un an et demi. Depuis, il ne se laissait plus approcher. Katya blêmit : — Disparu ? Il y a un an et demi ? — Oui, triste histoire… Il était jeune, sa femme était enceinte… Katya s’assit, prise de vertige. Son mari lui avait souvent parlé, au travail, d’un chien dressé spécialement… Elle ne l’avait jamais vu. Était-ce possible ? — André… murmura-t-elle. C’était mon André. Le vétérinaire passa du chien à Katya, stupéfait : — Attendez… c’est donc vous ? Alors Rouky—Ouragan—posa sa tête sur ses genoux, gémissant doucement, pour la première fois. Ils rentrèrent ensemble ce soir-là, Katya, Sofia et Ouragan. Il était désormais des leurs. — Tu nous as retrouvées, hein ? confia Katya en caressant la tête chaude, — c’est André qui t’a envoyé, pas vrai ? Le chien soupira, les yeux fixés sur le berceau de Sofia. Le temps passa : Sofia apprit à marcher, cramponnée à la fourrure rousse, puis à parler — ses premiers mots furent “maman” et “Ouyan” (le “r” lui échappait). Katya reprit le travail, rassurée de confier sa fille à un gardien aussi fidèle. Dans le quartier, on murmurait : “Avez-vous vu la chienne de Katya ? Elle veille sur la petite mieux que personne !” Mais Katya seule savait pourquoi : Ouragan obéissait à la dernière volonté de son maître — protéger la famille. À chaque messe d’anniversaire, elles allaient ensemble à l’église. Sofia allumait une bougie pour son papa. Et Katya murmurait : — Ne t’inquiète pas, mon amour. Nous sommes protégées. Par le garde le plus loyal du monde. Quelque part, là-haut, André souriait en voyant les siens : sa femme, sa fille et son fidèle compagnon, qui ne les quitterait jamais. *Une mère courage et son ange gardien à quatre pattes : l’histoire bouleversante de Katya, Sofia et Ouragan, le chien venu d’un amour perdu*