Ferme ta bouche et pas un mot de plus sur les vacances, ma sœur arrive demain avec sa famille,” murmura le mari avec colère.

« Ferme-la et plus un mot sur les vacances, ma sœur débarque demain avec sa tribu », grogna le mari entre ses dents.
« Lâche-moi avec ta mer ! » jeta Mathieu en balançant la télécommande sur le canapé. « Élodie arrive demain avec sa smala, et on ne bouge pas dici ! »

Ces mots tombèrent dans le salon comme une douche glacée. Claire resta plantée au milieu de la pièce, une brochure de voyage aux photos de mer turquoise tremblant entre ses doigts.

*Bothering you, moi ?*

Elle posa lentement le dépliant sur la table basse. Mathieu sétait affalé dans le canapé, zappant dune chaîne à lautre, la lumière de lécran creusant son visage déjà distant.

« Pardon ? » Sa voix était calme, mais quelque chose de dangereux y frémissait.

« Jai dit ce que jai dit. » Il ne la quittait pas des yeux. « Élodie, Antoine et les monstres débarquent pour un mois. Alors oublie ta plage et arrête de membêter. »

*Un mois.* Le mot resta en suspens, lourd comme une brique. Claire sentit un nœud se former dans sa gorge.

« Mathieu, on planifie cette virée depuis janvier. Jai réservé. Payé. » Elle parlait lentement, comme à un enfant buté. « Jai attendu un an »

« Et jai dit : case départ ! » Il frappa la table du plat de la main. « La famille passe avant tes caprices ! »

*Caprices ?* Claire sentit ses joues senflammer. Ces nuits à compter chaque centime sur la calculatrice ? Ce manteau quelle sétait refusé pour économiser ? Lodeur de liode quelle imaginait chaque matin dans le métro ?

« Quels caprices, Mathieu ? » Elle savança vers lui, une étrange détermination dans le pas. « Je trime. Au boulot, à la maison. Quand me suis-je reposée, dis ? »

« Épargne-moi ton numéro. » Il monta le volume. « Élodie, cest ma sœur. Elle vient rarement. Point. »

*Rarement ?* Claire ricana. Élodie sincrustait chaque été comme une grippe carabinée. Avec ses trois enfants, son Antoine capable de vider un frigo en dix minutes et elle, Claire, transformée en bonniche.

« Mathieu, écoute-moi. » Elle sassit en face de lui. « Je comprends la famille. Mais je suis un être humain, moi aussi. Jai des envies, des désirs »

« Quels désirs ? » Il la dévisagea, narquois. « Bronzer ? Barboter ? Tes une poulette, maintenant ? »

*Une poulette ?* Claire observa son mari cet homme partageant son lit depuis quinze ans. Quand ses yeux étaient-ils devenus si froids ?

« Oui, je veux voir la mer. » Elle se leva. « Me réveiller avec les vagues. Marcher pieds nus. Être juste Claire, pas la boniche des gosses des autres. »

*Des autres ?* Mathieu bondit du canapé. « Cest ma famille ! »

« Qui saccagera la maison dès le premier jour ! » Claire ne se retint plus. « Qui criera, cassera, exigera ! Pendant quÉlodie geind

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