«Il mange à s’en faire éclater le ventre, ne pense qu’à lui… J’ai troqué mon réfrigérateur contre un mari à la maison»

Oh là là, écoute cette histoire… Il bouffe pour trois, mais ne pense quà sa gueule Moi qui croyais avoir épousé un homme, pas un frigo sur pattes !

Tu sais, jai toujours trouvé les cadenas sur les frigos un peu exagérés, une blague de mauvais goût quon voit sur les réseaux. Et puis un jour, en passant à la quincaillerie, je lai vu : un cadenas en métal avec sa petite clé. Je me suis arrêtée net, et pour la première fois, je me suis dit sérieusement : « Et si ? » Pas pour protéger la bouffe des gosses ou des voleurs, non. De mon propre mari.

Je mappelle Amandine, trente ans, je vis à Bordeaux avec mon mari, Hugo, et notre petite Louna. Je me démène comme un poulet sans tête, tu vois le genre ? Mais ce qui me crevé le plus, cest pas le boulot ni ma fille Cest lui. Mon cher et tendre pense quà son estomac. Il mange. Sans arrêt. Sans réfléchir, sans gêne, sans un merci.

Je rentre crevée, sachant quil reste un peu de rab pour le dînerun bout de rôti, du chèvre, un yaourt pour Louna. Sauf quen ouvrant le frigo plus rien. Pas juste grignoté vidé. Silencieusement, comme un fantôme, il a tout bouffé pendant la nuit. Saucisson, fromage, même les fraises que javais achetées pour Lounatout a disparu, comme dans un trou noir.

Lautre jour, jai pris des cerises pour ma puce. Tu sais combien ça coûte, hors saison ? Mais elle en a vu à la marché et ma fait les yeux doux. Alors bon Je lui en ai gardé pour le lendemain, bien rangées au frigo. Au réveil ? Plus rien. Hugo avait tout englouti. Jusquà la dernière. Et il a osé rigoler : « Bah, rachètes-en, on a les moyens, non ? »

Le problème, Hugo, cest que tu ne penses JAMAIS ! Ni à ta fille, ni à moi ! Tas pas demandé, tas pas réfléchi, tas juste bouffé comme si cétait normal. Et moi, je suis sa boniche à temps plein. Tas fini le dernier morceau de pâté ? Et alors ? Aucun remords, aucun effort pour rattraper le coup.

Il a été élevé par une mère qui le gavait sans limite depuis petit. Des portions énormes, des desserts à gogo. Lui, il est grand, il faisait du foot avant, mais les vieilles habitudes sont tenaces. Moi ? Jai toujours préféré la modération. Jessaye délever Louna comme çasans abuser, mais en profitant. Sauf quavec son père, elle apprend linverse : tout avaler, tout de suite.

Cest pas une question de thune. On est à laise : je bosse dans une boîte de com, lui dans la logistique. Cest une question de respect. De penser aux autres avant soi. Tu vois un truc dans le frigo ? Demande-toi à qui cest. Ta fille en voulait ? Ta femme lavait mis de côté ? Cest si compliqué ?

Me revoilà devant le frigo. Vide, encore. Et cette colère qui monte, lente et brûlante. Jen ai marre. Je me suis pas mariée pour être sa nounou. Je voulais être une femme aimée, une mère, une partenaire Pas un Uber Eats en pyjama.

Je lui ai balancé : tes pas en famille, tes comme un ado en coloc, sauf que tas les clés de notre frigo. Et lui, il hausse les épaules : « Une bonne maîtresse de maison sait toujours gérer les stocks. » Ah oui ? Et pourquoi pas acheter un lave-vaisselle pour remplacer la femme tant quon y est ?

De plus en plus, je me dis : peut-être que jai pas besoin dun cadenas pour le frigo Mais dune clé pour ma propre vie. Une vie où je serais pas juste une servante. Une vie où ce que je veux compterait pour quelquun. Une vie où je serais pas que sa femme mais moi.

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«Il mange à s’en faire éclater le ventre, ne pense qu’à lui… J’ai troqué mon réfrigérateur contre un mari à la maison»
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