Mon mari me trompait avec ma sœur dans notre propre lit. Ils ne l’oublieront pas de sitôt.

Mon mari me trompait avec ma sœur dans notre propre lit. Un lit quils noublieront pas de sitôt.
Javais oublié mes clés dans la voiture. En revenant les chercher, jentendis des rires venant de la chambre. Un rire féminin. Trop familier. Les montres pour hommes. Les cadeaux pour ma sœur.
Je montai lescalier sans bruit, marrêtant net devant la porte.
Théo, et si elle rentrait ?
Non, elle a une réunion jusquà ce soir.
Et si elle revenait plus tôt ?
Elle ne reviendra pas. Je connais Léa elle ne quitte jamais son travail avant lheure.
Léa Cétait moi. Les accessoires féminins.
Et cette voix Cétait Camille. Ma sœur cadette.
Mon cœur battait si fort que je craignais quils lentendent. Mais ils étaient occupés. Très occupés.
Je fis demi-tour, redescendis et me jetai dans la voiture, démarrant dun geste brusque. Après un bloc, je marrêtai, les mains tremblantes.
Théo et Camille. Dans notre lit. Les cadeaux pour ma sœur.
Depuis combien de temps cela durait-il ?
Je rentrai une heure plus tard, claquant la porte et montant bruyamment.
Léa, tu es déjà là ? sétonna mon mari depuis la cuisine.
La réunion a été annulée.
Les montres pour hommes.
Ah Je vois.
Théo semblait comme dhabitude. Les cheveux en bataille, comme toujours après une sieste.
Et Camille ? demandai-je, feignant la nonchalance.
Camille ? Pourquoi ?
Elle a appelé ce matin, elle voulait passer.
Elle ne ma pas appelé.
Il mentait. En face. Sans sourciller.
Peut-être quelle viendra ce soir.
Peut-être.
Je me dirigeai vers la chambre. Le lit était fait, mais à la hâte. Loreiller était retourné.
Et dans lair flottait ce parfum trop familier celui de Camille.
Jouvris la fenêtre pour aérer.
Léa, on dîne quoi ce soir ? cria Théo depuis la cuisine.
Commandons une pizza.
Daccord.
Nous mangeâmes, parlant banalement du travail, des projets pour le week-end. Comme si rien navait eu lieu.
Et dans ma tête tournaient les questions : depuis quand ? Combien de fois ? Dans mon lit ?
La nuit, je fixai le plafond. Théo ronflait doucement à côté de moi.
Ces mains avaient enlacé ma sœur aujourdhui. Les cadeaux pour ma sœur.
La nausée me prit.
Je me levai, allai à la salle de bains. Mon reflet dans le miroir me demanda : que faire ?
Une scène ? Divorcer ? Pardonner ?
Et si je métais trompée ? Peut-être que Camille était simplement venue discuter ?
Non. Ce rire nétait pas innocent. Et la chambre ne mentait pas.
Le lendemain, Théo partit travailler comme dhabitude. Un baiser rapide :
Bonne journée, ma chérie.
Ma chérie Hier, il en avait appelé une autre ainsi.
Je décidai de vérifier. Jappelai le bureau, prétextant une migraine.
Léa, veux-tu que jappelle un médecin ? sinquiéta la secrétaire.
Non, juste un peu de repos.
Repose-toi bien.
Si elle savait de quoi javais vraiment besoin
Je rentrai plus tôt, garai ma voiture à distance et mapprochai à pied.
Devant limmeuble, la Honda rouge de Camille.
Mon cœur se serra.
Lascenseur, les clés.
À nouveau des rires. Et des gémissements.
Cette fois, aucun doute.
Je restai près de la porte, écoutant. Camille murmurait, Théo répondait. Les mots indistincts, mais le ton clair.
Je partis.
Dans la voiture, je pleurai vingt minutes. Puis je me recomposai et me rendis chez mon amie Margaux, détective privée.
Léa ! Quelle surprise !
Je viens pour une affaire.
Laquelle ?
Je veux faire surveiller mon mari. Les montres pour hommes.
Margaux fronça les sourcils :
Tu le soupçonnes dinfidélité ?
Je nai pas de soupçons. Jen suis sûre.
Comment ?
Les services de détective.
Je les ai surpris chez moi.
Que veux-tu ?
Des preuves. Photos, vidéos. Pour le tribunal.
Léa, pourquoi un procès ? Un divorce à lamiable suffirait
Pas cette fois.
Pourquoi ?
Parce que sa maîtresse est ma sœur. Les cadeaux pour ma sœur.
Margaux siffla entre ses dents :
Sacrée histoire La cadette ou laînée ?
La cadette. Camille.
Celle qui était ta témoin de mariage ?
Elle-même.
Salope Désolée pour le terme.
Je lai pensé plus fort.
Margaux sortit un carnet :
Donne-moi les détails.
Je racontai tout.
Compris. Il me faudra une semaine ou deux.
Combien ça coûte ?
Pour toi, gratuit. Entre amies.
Je paierai.
Non. Cette histoire mintrigue.
Deux semaines denfer. Chaque soir, je respirais lair de la chambre.
Parfois, le parfum de Camille. Parfois non.
Ils se voyaient tous les deux jours.
Théo jouait lépoux parfait, tendre et attentionné.
Léa, tu es triste ces temps-ci.
Fatiguée par le travail.
Prends des vacances.
Des vacances Pour penser à leur trahison toute la journée. Les services de détective.
Camille appelait comme si de rien nétait :
Léa, comment ça va ?
Bien.
On se voit ce week-end ?
Je suis occupée.
Mais ça fait longtemps !
Longtemps ? Avant-hier, elle voyait mon mari. Les montres pour hommes.
Camille, vraiment, pas le temps.
Bon, on se rappellera.
Oui, rappelle-toi de ça.
Margaux appela deux semaines plus tard :
Léa, jai tout. Viens.
Le dossier contenait des photos : Camille entrant chez nous, en ressortant deux heures plus tard, échevelée.
Théo laccompagnant à sa voiture, un baiser volé.
Ce nest pas tout, dit Margaux.
Les suivantes montraient notre chambre, prises de limmeuble den face.
Théo et Camille sur notre lit.
Assez ?
Plus quassez.
Et ces enregistrements.
Comment ?
Un micro sous le lit.
Jécoutai la bande. La voix de Camille :
Théo, on ne dira rien à Léa ?
À quoi bon ? Ça lui ferait mal.
Mais ma conscience
Quelle conscience ? On saime.
Et elle, alors ?
On verra.
On verra Je lécoutai jusquau bout.
Margaux, tu es géniale.
Cest mon métier. Et maintenant ?
Je ne sais pas encore.
Mais je savais.
Ce soir-là, Théo rentra comme dhabitude. Dîner, télévision.
Léa, on va voir tes parents ce week-end ?
Mes parents ?
Oui, ça fait longtemps.
Tu viens ?
Non, je suis occupé.
Occupé ?
Le travail. Un projet à finir.
Un projet Celui de séduire ma sœur, sans doute.
Daccord. Jirai seule

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Mon mari me trompait avec ma sœur dans notre propre lit. Ils ne l’oublieront pas de sitôt.
Tu ne reverras plus jamais ta petite-fille” – ma belle-fille m’a lancé avant de bloquer mon numéro