« J’ai une montagne de cahiers ! » – Ainsi s’est déroulé l’accompagnement de l’institutrice de notre fils à l’école.

Il y a quelques années, nous avons emménagé dans un nouveau quartier à Lyon. Avant, mon fils fréquentait une école un peu excentrée, ce qui lui demandait chaque jour un long trajet. Cela devenait vraiment gênant, alors nous avons pensé quil serait préférable den trouver une plus proche de chez nous.

Finalement, nous avons repéré une école à seulement un kilomètre et demi. Comme je travaille à distance, jai la chance de déposer et récupérer mon fils, Lucas, à lécole en voiture. Ce nouvel établissement est très moderne, il sy passe constamment des activités innovantes et les enseignants sont vraiment sympathiques. Lors des réunions, jai pu rencontrer tout le corps enseignant, et celle qui ma le plus marqué, cest Chantal, la professeure de lettres, qui enseigne également dans la classe de mon fils.

À ma surprise, Chantal habite tout près de chez nous. Quand Lucas a changé décole, il nous arrivait de la croiser au parc, sur la place ou à la boulangerie. Un matin, alors que je sortais de chez moi pour conduire Lucas, jai vu Chantal venir droit vers la voiture. Puisquil était tôt, je me doutais quelle allait à lécole. Dans ce contexte, je nai pas pu faire autrement que de lui proposer de la déposer.

Chantal, installez-vous Lucas et moi partons à lécole, on y va ensemble.

Elle a accepté avec le sourire, cela ne me posait aucun souci. Après le trajet, elle ma remercié chaleureusement et est partie à ses occupations. Lucas, lui, semblait un peu gêné de voir son père transporter une professeure à lécole. Est-ce si embarrassant davoir des connaissances parmi les enseignants ?

À force de hasard, jai déposé Chantal à lécole plusieurs fois. Ce nest que plus tard que jai compris quune forme de routine sétait instaurée.

Après deux ou trois autres courses involontaires, en avril, jai reçu un texto :

Bonjour, est-ce que tu vas à lécole ce matin ?

Cétait un message de Chantal. Jai répondu que oui. En regardant par la fenêtre, je lai vue déjà prête à monter dans la voiture. Lucas nétait pas préparé à cette surprise, et moi non plus, je dois le reconnaître. Nous sommes sortis et allés jusquau parking.

Je suis ravie que tu puisses memmener. Jai pris tous les dossiers ils sont lourds, impossible à porter à pied.

Non, vraiment, je nai pas réussi à refuser. Mais je me suis dit quil fallait mettre un terme à ce système. Après tout, la professeure commençait à en profiter. Jai donc tenté une proposition :

Chantal, si tu veux, retrouvons-nous demain à la même heure il ny aura aucune attente, et je pourrai te déposer.

Jespérais quelle déclinerait poliment.

Oh, génial ! Je vais pouvoir dormir vingt minutes de plus chaque matin ! Parfait, je serai chez toi à 8h00 chaque jour !

Quelle affaire Lucas ma lancé un regard noir, il était loin dêtre ravi. Maintenant, je cherche une solution. Peut-être quil est temps de retourner travailler dans les bureaux du centre, pour avoir une vraie excuse de refuser ce petit service quotidien à Chantal. Ce que jai compris, cest quil faut parfois savoir dire non, même à ceux quon apprécie, pour éviter de se retrouver dans des situations inconfortables.

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