J’ai demandé à mon mari de s’occuper d’elle, mais sa réponse a été si dure que j’ai fait ma valise et je suis partie.

Le problème, cest que je me suis marié une seconde fois. Jai eu une fille avec mon premier mari, mais il na jamais participé à son éducation, ni payé de pension alimentaire.

Je ne lui en ai pas voulu, considérant quil navait tout simplement pas létoffe dun homme, et jai choisi de ne compter que sur moi-même. Mon poste était bon, mon salaire confortable, je ne manquais de rien. Je me suis donc remarié, mais ma belle-mère ne ma jamais acceptée, ni ma fille. Mon second époux, Thomas, était complètement indifférent envers elle. D’ailleurs, Thomas ne semblait pas pressé davoir des enfants ; il répétait que cétait trop tôt, quil ne voulait pas se sentir responsable tout de suite.

Je nai pas trop insisté non plus, absorbé que jétais par un projet crucial au travail. Un matin, je devais rencontrer des partenaires importants. Je ne savais pas à qui confier ma fille, mais jai pensé que je pourrais demander à Thomas de sen occuper.

Je me suis donc levé aux aurores pour répéter mon discours dintroduction. Javais prévu de déposer Léontine à la maternelle, puis de la récupérer après le travail, mais elle avait de la fièvre. Jai demandé à Thomas de garder ma fille, puisque je ne pouvais vraiment pas manquer cette réunion. Il ma répondu froidement que Léontine était « ma fille » et que je devais me débrouiller seul pour la soigner et men occuper.

Désemparé, jai appelé ma belle-mère, Madame Dubois, pour savoir si elle était chez elle. Jai donc emmené Léontine jusquà elle. Malheureusement, elle ma affirmé demblée quelle refusait de la garder, prétextant que « ce nétait pas sa petite-fille ». Jen avais les larmes aux yeux. Je lai remerciée quand même, lui expliquant que, dans ce cas, je prendrai ma fille avec moi au bureau. Cela a semblé lémouvoir un instant, elle a finalement accepté de la garder un moment.

Au travail, tout sest déroulé parfaitement. Après la réunion, je suis allé chercher Léontine, mais Madame Dubois na pas manqué de se plaindre : selon elle, Léontine était insupportable, ne lécoutait pas, etc. Je lui ai dit que je ne lembêterai plus avec cela.

Rentré chez moi, jai fait mes valises et celles de ma fille, et jai pris la décision de partir vivre chez ma mère. Je ne pouvais plus imaginer ma vie avec un homme qui nacceptait pas ma fille, ni une famille indifférente à ses besoins. Aujourdhui, je comprends quil vaut mieux être seul que mal accompagné, et que la sérénité de mon enfant passe avant tout.

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J’ai demandé à mon mari de s’occuper d’elle, mais sa réponse a été si dure que j’ai fait ma valise et je suis partie.
Fermement décidée, elle sera heureuse quoi qu’il arrive