Les habitudes de la famille de mon mari me rendent malade, je ne peux pas aller chez eux.

Les habitudes de la famille de mon mari me rendent malade, je ne peux plus aller chez eux.

Je ne supporte pas de rendre visite aux parents de mon mari, certaines de leurs habitudes me donnent littéralement la nausée. Jessaie mais cest plus fort que moi : partager leur table mest tout simplement impossible. Je peux discuter avec eux, aucun souci, mais masseoir à leur repas me répugne. Mon mari ne comprend pas du tout, et ma belle-mère pense que je suis une petite précieuse, incapable de madapter.

Heureusement, mon mari et moi avons notre propre appartement Dieu merci. Malheureusement, nous habitons toujours à Lyon, pas assez loin de ses parents à Villefranche-sur-Saône pour éviter leurs invitations régulières. À chaque fois, jangoisse et cherche un prétexte pour refuser. Pourtant, de lextérieur, rien danormal chez eux : une famille classique, mère fonctionnaire, père ingénieur, tous deux diplômés, leur appartement impeccable, toujours bien rangé. Mais dès quon se met à table, lexpérience devient cauchemardesque. Je suis quelquun dassez difficile, il faut lavouer : je ne touche jamais à la cuillère de mon mari si lui la déjà portée à la bouche. Cest physique, je ny arrive pas.

Avec le temps, mon mari fait des efforts et nos habitudes salignent, mais avec ses parents, je ny parviens pas. Chez eux, certains gestes me dépassent. Par exemple, lautre jour, ma belle-mère mélange une salade dans un saladier commun, y goûte avec la même cuillère, la lèche, puis la replonge dans la salade. Franchement, cest insupportable.

Autre exemple : ils consomment de leau-de-vie, alors que je préfère acheter du vin. Ma belle-mère nhésite pas à prendre mon verre pour le goûter directement, sans rien demander. Pourquoi fait-elle ça ? Ce nest pas hygiénique ! On nest pas intimes non plus. Jessaie discrètement déchanger mon verre après, mais ce nest pas toujours possible. Quant à mon beau-père, il passe parfois la soirée à me taquiner, et ce nest pas toujours bienveillant. Mon mari tente dintervenir, mais rien ne change vraiment.

Le pire, cest la gestion des restes. Ma belle-mère réchauffe une soupe, nen finit pas, reverse ce qui reste dans la casserole et la remet au frigo. Pire encore, elle fait ça avec toutes les préparations : les restes de salades dans lassiette des invités après une fête retournent dans le plat principal. Résultat : je ne mange jamais chez eux, sauf si le plat vient dêtre cuisiné sous mes yeux. Sinon, il y a trop de chances que ce soit un mélange de restes.

Et cette manie secrète, mais bien française à elle selon ses dires: pour tester la température dune poêle, elle y crache légèrement avant de faire cuire quoi que ce soit. Soi-disant quavec la chaleur, il ny a plus aucun risque. Il existe pourtant des moyens plus modernes pour vérifier si la poêle est chaude ! Mais rien à faire, elle refuse de changer, prétendant que la température tue tout. Depuis que jai vu ça, je ne peux plus me lenlever de la tête.

La dernière fois, la goutte deau a été atteinte lorsquils ont laissé leur chien, Gaston, lécher les restes dun plat de gratin. Le bol a ensuite été placé directement dans lévier avec les autres, comme si de rien nétait. Là, jai craqué. Jai fait remarquer que manger dans la même assiette quun chien, cétait trop pour moi. Ils mont regardée comme si jétais folle, mexpliquant quils lavaient tout à la perfection, donc aucun souci. Mais un chien na pas sa place à manger dans la vaisselle des humains ! Jai suggéré quà ce compte-là, on pourrait très bien partager la gamelle du chien, puisquelle est propre, ce qui a vexé ma belle-mère au plus haut point. Pour elle, aucun problème, alors que moi, je trouve ça inimaginable. Mon mari ma reproché davoir exagéré, mais je reste persuadée davoir raison.

Franchement, je ne veux plus aller chez eux. Ou alors, je pourrai insister pour venir avec ma propre vaisselle, mais ce serait la catastrophe, ils se sentiraient profondément blessés lors du dîner et la fête serait gâchée. Je ne sais plus quoi faire. Pas question de forcer mon mari à choisir, mais je nai tout simplement aucune envie de retourner dans cette ambiance.

Jen viens à rêver de déménager à Bordeaux, rien que pour ne plus avoir à vivre ce calvaire de la visite. Je peux appeler ma belle-mère, prendre de ses nouvelles, mais la voir chez elle, autour dun repas, ce nest plus possible pour moi.

Parfois, vivre en société, cest accepter que nos propres seuils de tolérance sont différents de ceux des autres. Cela ne fait pas de nous de mauvaises personnes, mais nous révèle simplement les limites de notre adaptation. Il faut savoir sécouter, tout en respectant lautre, et comprendre que vouloir imposer nos règles à tout prix peut créer des blessures inutiles. En amour et en famille, savoir dire non, calmement, cest parfois la meilleure façon de préserver la paix.

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Les habitudes de la famille de mon mari me rendent malade, je ne peux pas aller chez eux.
Mon mari m’a comparée à son ex, alors je lui ai proposé de retourner avec elle.