Le frère de mon père est venu nous rendre visite et a affirmé qu’il avait également droit à l’héritage.

Il y a environ six mois, un grand malheur sest abattu sur notre famille : mon père nous a quittés. Et puis, six mois plus tard, le frère de mon père, loncle Étienne, est venu nous rendre visite. Il passait rarement, très rarement même, chez nous. Il avait peu de contacts avec mon père également. Ils ne se disputaient pas, mais ils nont jamais vraiment été proches. Leurs relations étaient toujours teintées de froideur, chacun menait sa vie de son côté.

Alors, comment sest passé le voyage ? ai-je demandé.
Et pourquoi tu mappelles vous ? Parce que je suis ton oncle préféré ! répondit loncle Étienne, en souriant gentiment, comme sil était vraiment mon oncle favori.

Loncle ne nous avait pas avertis de son arrivée et nous navions rien préparé pour lui. Dailleurs, depuis les obsèques de mon père, aucun échange navait eu lieu. Il navait même pas pris la peine dappeler. Et voilà quil débarquait soudainement.

Lorsque nous nous sommes installés autour dune tasse de thé, mon oncle demanda :
Comment allons-nous partager lhéritage ? Nous trois ? Il ny aura personne dautre ?
Quel héritage ? sétonna maman, qui reprenait ses esprits.

Il y avait effectivement un héritage. Nous étions propriétaires dun bel appartement, dune grande maison de campagne élégante et de deux automobiles. Maman voulait me persuader de vendre la maison pour macheter un appartement à Lyon, là où jétudiais. Mais nous avions décidé de ne pas nous précipiter : il valait mieux attendre.

Quel héritage ? Eh bien, les biens que mon frère a laissés ! répondit loncle Étienne. Tu sais bien que sil ny avait ni Solène ni moi, tu aurais reçu tout lhéritage. Mais à présent, tu nas droit à rien !
Mais je suis le frère ! Jai droit à une part !
Non, cest faux ! La loi est de notre côté !
Et si on en appelait à la bonne conscience ?

Loncle Étienne est un homme rusé : il savait parfaitement quil navait droit à rien, mais il tentait de jouer sur la morale. Nous, pourtant, ne trouvions aucune logique à son attitude. Mon père et lui navaient jamais été proches ; il navait donc rien à voir avec les biens de mon père.

Quand mon père commença à tomber malade, il nous dit explicitement que tout ce que nous possédions devait revenir à maman et à moi, à personne dautre. Il na jamais voulu partager avec quiconque.

Même selon la conscience, Étienne, ce nest pas pour toi ! Et tu le sais très bien ! Vous navez jamais été proches !
Voilà où nous en sommes ! Cest comme dans un mauvais film : un homme se marie et sa femme récupère tout, les parents, les frères, les sœurs, les neveux ne reçoivent rien !

Loncle Étienne insista lourdement, essayant de nous faire céder et de partager les biens entre nous trois.
Cest fini, nous ne discuterons pas de cela avec toi ! dit maman.

Lorsque loncle Étienne partit, maman et moi avons fermé la maison et rejoint notre appartement en ville. Nous connaissions bien le frère de papa, nous savions quil ne lâcherait pas si facilement et que nous devrions passer devant les tribunaux. Il y avait beaucoup dargent en jeu : un tiers dun manoir luxueux, un tiers dun bel appartement au centre de Bordeaux, un tiers de deux voitures. Cela représentait une somme plus que correcte en euros.

Notre oncle pensait la même chose : il a effectivement intenté une action en justice contre nous. Il espère gagner. Mais la loi est de notre côté. À quoi bon espère-t-il, vraiment ?

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Le frère de mon père est venu nous rendre visite et a affirmé qu’il avait également droit à l’héritage.
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