Mon beau-père croyait quon allait continuer à le prendre en charge
Mon mari a grandi dans une famille heureuse, très soudée. Mais quand son père a eu 57 ans, hélas, il a perdu sa femme. Bien sûr, la douleur a été difficile à surmonter pour mon beau-père. Alors, solution à la française : on a vendu son appartement parisien, partagé les euros, et on la installé chez nous, à Lyon, le temps quil fasse son deuil. Rien dimpossible, pensais-je.
Je croyais naïvement quil resterait six mois, le temps de se remettre, puis quil achèterait un petit studio quelque part. Mais non ! Monsieur aimait visiblement notre compagnie (ou mon confit de canard ? mystère). Il ne payait rien pour lélectricité ou les pêches de vigne du marché. Je cuisinais, je lavais, je faisais le ménage dans sa chambre. Son planning ? Boulot-café-télé. Il menait la belle vie, façon vacances à la française.
Onze ans ont passé comme ça. Puis, cerise sur le macaron, il a commencé à nous faire la morale sur tout, à instaurer ses propres règles à la maison. On en avait plein les espadrilles ! Alors, on a décidé de lui acheter une jolie maison à la campagne, pas trop loin de la ville. Après tout, il est en pleine forme, pas centenaire il peut très bien vivre tout seul.
On a tout préparé pour quil puisse sinstaller confortablement. Et là, surprise ! Il a commencé à inventer toutes sortes de bobos, de douleurs imaginaires le cœur, la tête… tout y passait. Tout ça, évidemment, juste pour rester avec nous. Eh bien moi, je nen peux plus. Je veux enfin souffler et profiter de ma famille proche. Je suis fatiguée, épuisée même. Mais alors que faire ?





