La femme sassit sur le siège du fond et réalisa que son petit garçon ne tiendrait plus dessus.
Nous, Pierre, Claire, nos deux fils Lucas et Théo, étions en vacances à Marrakech. Un jour, un événement inattendu vint troubler notre rêve.
Nous avions réservé une excursion qui promettait de nous emmener vers des lieux insolites, inaccessibles à pied. Nous décidâmes de consacrer une journée entière à cette aventure.
Nous achetâmes quatre billets, chacun garantissant un siège réservé. Peu après, une femme corpulente, portant un bébé, monta à bord de lautocar. Elle se faufilait dans lallée, pressée comme une sardine. La mère sinstalla sur le siège arrière et constata que son fils ne pouvait plus sy glisser. Elle se leva alors, cherchant désespérément un autre emplacement libre pour son enfant.
Elle parcourut nos rangées, fixa nos fils élancés et décida de placer son petit à côté deux.
Pierre sinterposa, rappelant que nous avions payé ces places et quil nétait pas question de pousser les enfants. La femme ne céda pas ; elle se lança même dans une dispute avec le guide touristique.
Elle tenta de nous convaincre que nous devions « nous mêler aux gens » et même proposa dinterrompre la visite, de rendre nos billets et de repartir. Dautres touristes, comme sortis dun tableau surréaliste, se joignirent à elle, nous appelant « les selfieurs » en riant.
Nos enfants, fatigués par létrange scène, finirent par se lever pour que la balade reprenne, tandis que le conducteur attendait que la querelle se calme. Latmosphère était, quoi quil en soit, complètement gâchée.
Je me suis demandé : étaiton dans notre droit ? Pourquoi nos enfants devraient-ils voyager dans un espace si exigu alors que nous avions acheté les billets ? Quen pensezvous ?





