Ma famille se moquait parce que je m’occupais de ma tante ‘misérable’… Leurs visages sont tombés quand le notaire a révélé qu’elle me léguait toute sa fortune et ses trois maisons.

**Journal dun Homme Une Leçon de Vie**

Ma famille riait de moi parce que je moccupais de la «vieille tante misérable». Leurs visages se sont décomposés à lannonce du testament où jhéritais de toute sa fortune et de trois maisons.

Tu retournes voir ta riche tante ?

La voix de ma cousine Élodie dégoulinait de méchanceté tandis que jenfilais mon manteau dans le couloir. Je nai rien répondu. À quoi bon ? Cétait leur rituel matinal.

Laisse-la, Élo, a grogné tante Aurélie depuis la cuisine. Elle a une occupation charitable. Elle fait laumône.

Leurs rires étaient unis, presque harmonieux.

Jai promis à tante Élisabeth de laider à préparer ses fenêtres pour lhiver.

Ces fenêtres, elle les a collées en quarante-sept, a ricané Élodie en me suivant. Gâcher ta jeunesse pour une vieille dont tu ne récupéreras même pas une paire de collants troués. Il faut vraiment du talent.

Elle ma toisée, jugeant mon manteau simple et mes chaussures sans prétention.

Tout le monde ne cherche pas un héritage, Élo.

Ah bon ? Et quel est ton but alors ? Tenrichir spirituellement en lavant les sols dun HLM ?

Jai pris mon sac, rempli de courses pour Élisabeth et du nouveau livre quelle mavait demandé.

Mon but, cest daider quelquun qui compte pour moi.

Qui compte ? sest exclamée tante Aurélie en surgissant. Son visage était tordu par une rancune ancienne. Cette «chère» tante a vendu la maison de campagne de notre grand-père, notre nid familial, pour sacheter un trou à Paris ! Elle na pensé quà elle toute sa vie, sans jamais donner un sou à personne !

Là était la racine de leur haine. La maison dans les pins, construite par notre grand-père pour toute la famille, quÉlisabeth, laînée, avait vendue après sa mort. Pour eux, cétait une trahison.

Je les ai regardés, leurs visages déformés par la convoitise. Ils navaient jamais cherché à la comprendre. Ils ignoraient le lien qui munissait à elle, ses récits, son esprit vif, son ironie mordante.

Ils ne voyaient quune vieille femme en robe de chambre usée.

Moi, je voyais celle qui mavait appris à lire, à reconnaître les constellations et les chants doiseaux.

Tu verras, a sifflé Élodie dans mon dos. Elle léguera son appartement à une secte. Et tu resteras les mains vides, avec ta sainteté pour tout héritage.

La porte a claqué derrière moi.

Lappartement dÉlisabeth sentait les herbes séchées et les vieux livres. Tout était simple, dune propreté impeccable.

Assise à la table, elle étudiait une carte du littoral breton, entourée de dossiers et de son tablette remplie de graphiques.

Ah, Théo, te voilà, a-t-elle dit, les yeux brillants. Je travaille, tu vois.

Quest-ce que cest ? ai

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