Ma belle-mère avait invité lex-petite amie de mon mari à son anniversaire : jai dû remettre cette effrontée à sa place.
Elle organisait son jubilé comme si cétait un couronnement. Mais pour moi, cette journée a viré au cauchemar quand elle a lancé, sans sourciller :
Jai invité lancienne copine de ton mari.
Jai failli métouffer. Il lavait quittée des années plus tôt après avoir découvert ses infidélités.
Tu es sérieuse ? ai-je demandé, retenant mon indignation.
Quel est le problème ? a-t-elle répondu, haussant les épaules. Je lai toujours appréciée, nous sommes proches. Je dois cesser de la voir à cause de toi ?
Jai envisagé de ne pas y aller, mais jai finalement accepté par respect pour mon mari.
Le jour J. Restaurant, bougies, champagne et elle. Lex de mon mari est entrée comme sur un podium, robe chic, coiffure impeccable. Ma belle-mère la serrée comme sa propre fille. Elles ont bavardé sans arrêt, ri, échangé des regards complices.
Je souriais poliment, mais je bouillais intérieurement. Surtout quand ma belle-mère a admiré son cadeau :
Figurez-vous, elle ma offert le pendentif dont je rêvais depuis des années ! Cest rare que quelquun se souvienne de mes envies.
Puis, la phrase qui a tout gâché :
Pas comme certains qui se contentent dun chèque enveloppé.
La colère a monté. Mais le point de non-retour fut quand lex a murmuré, coquette :
Je serai toujours là pour toi et pour ton fils.
Mon sang na fait quun tour. Je me suis levée, ai attrapé le gâteau et lai envoyé en plein visage. Crème sur les cils, bougies éteintes, salle en émoi.
Tiens-toi à lécart de ma famille, ai-je murmuré, assez fort pour quon mentende. Et toi, ai-je ajouté en me tournant vers ma belle-mère, sache que cette “meilleure amie” a trompé ton fils. Assez dadmirer les traîtres.
Silence glacial. Lex sest essuyée, paniquée. Ma belle-mère, livide, a balbutié :
Je ne savais pas.
Je suis partie, la tête haute. Aucun regret.




